ARPENTAGE
plante d'autres jalons (intermédiaires ou situés au delà du plus éloigné) do manière qu'ils s'efracont les uns les autres. Ils se trouvent ainsi dans le même plan vertical, pour l'observateur qui place son œil en () à quehiue disUtncc du premier jalon.
Pour ellefluor l'alignement, l'o'il ne doit pas rester immobile, sinon les jalons G et H |)ourraient s'effacer simultanément sans pour cela que leurs axes soient dans le même |)lan vertical. Il faut que, l'œil partant de O" et allant vers O', tous les bords gauches s'effacent simultanément, puis tous les bords droits.
2". — Soit à jalonner une ligne joignant deux points A et B séparés par une croupe qui empêche de voir B de A ou A de B, mais qui permet de planter deux jalons intermédiaires G, D tous deux visibles de A et de B (troisième figure).
Plantant G arbitrairement, on dispose D de sorte que CDB soit une ligne droite. On se transporte en D; on vérifie que DGA est une ligne droite. Sinon on recommence l'opération avec une nouvelle position de G jusqu'à ce que les points A,C,D,B soient en ligne droite.
L'opération n'est précise que si la distance GD est suffisante devant CA ou DB.
3". — Soit à jalonner une ligne joignant deux points A et B que, par exemple, une maison sépare. L'artifice précédent n'est plus applicable. Le procédé usuel utilise une équerre d'arpenteur (voir Construction, etc., § 278).
Sur une droite AD arbitraire, mais visible d'un bout à l'autre, on plante le jalon B' tel que l'angle AB'B soit droit.
On détermine de même une seconde perpendiculaire G'E à AD.
Avec une chaîne on détermine la longueur CG' telle qu'on ait :
"CC'ÂCi
Les points A, C, 13 sont en ligne droite.
fi". — Piquets.
On nppelle piquets des bûches minces de bois dur, longues de 50 cm. environ et de 6 à 8 cm. de diamètre. On les enfonce dans le sol pour servir de repères, en ne laissant dépasser qu'une saillie de 10 cm., par exemple, marquée par une encoche. La tète d'un gros clou à tète ronde iixe le point matérialisé et sert de support aux mires (fig. 3).