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La photographie en temps de guerre

En temps do guerre, les photographies du sol obtenues par des officiers montés sur des aéroplanes ou des ballons dirigeables servent principalement à repérer les ouvrages et batteries ennemies. Les clichés de format 13 x 18 sont pris avec des appareils fixés sur l'aéroplane verticalement, l'objectif du côté de la terre.

Les clichés une fois développés sont minutieusement étudiés à la loupe et comparés à d'autres clichés antérieurs. Toute modification dans l'aspect du sol dénote un travail récent et probablement l'existence d'une batterie nouvellement installée et dissimulée le mieux possible.

L'emploi des plaques orthochromatiques s'impose; elles sont malheureusement peu sensibles, relativement aux plaques ordinaires.

La principale difficulté est la petitesse des images, les aéroplanes devant se maintenir de 1.500 à 2.000 mètres de hauteur pour ne pas

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lire Irop exposés. Si grossissant (pie soit l'appareil, la réduction est oonsi(i(Mal)le. Rien n'enipéche, il est vrai, d'utiliserdes tëléobjoctifs ; mais alors on bute sur la dilficultë inverse de rendre nécessaires un 1,'rand nombre de clichés pour reproduire une étendue suffisante de terrain.

L'utilité de la photographie pour re[)érer les batteries et les tranchées ne contredit pas ce que nous disons au S 32 sur l'emploi de la méthode pour des levers réguliers. En temps de guerre la question de |)rix n'intervient pas. Il serait intéressant de savoir, puisque l'expérience est mallieureusement faite en grand, ce qu'on peut tirer de la juxtaposition de tous ces clichés.

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