Dragues. Bouteilles
i°. — La sonde ramène un échantillon du fond qui est nécessairement de petit volume. Pour en avoir de plus grands on utilise des appareils divers.
La (Iroi^ue est un fileta mailles serrées dont l'orifice est maintenu ouvert par un cadre de fer muni de deux longs couteaux parallèles qui raclent le fond. La drague est attachée de manière que les lames se disposent horizontalement. Sa longueur est de l'ordre du mètre; son ouverture rectangulaire est de l'ordre de 100x10 centimètres.
La drague est reliée au bord par un câble de fil d'acier galvanisé. Un accumulateur empêche les brusques variations de tension.
Le chalut est un filet maintenu ouvert par une armature de fer et par des chapelets de balles de plomb d'un côté et de morceaux de liège de l'autre. Il a environ 5 mètres de longueur sur 3 de large. Il est formé de deux poches rentrant l'une dans l'autre et dont les mailles n'ont pas la même largeur. A son extrémité inférieure est attaché un boulet de fonte. Le chalut sert sur les bancs de sable.
La trahie à faubert s'emploie sur les fonds rocheux ou coraillers. Elle est constituée par une tige à laquelle on suspend une quinzaine de gros paquets de bouts de ficelle (fils de caret) qui servent de balais à bord des navires; ils sont appelés fciuherts. Cet appareil capture des éponges, des coraux, des matériaux divers.
2°. — Pour recueillir des échantillons d'eau, on se sert de bouteilles qu'on s'arrange pour remplir et fermer à la profondeur convenable.
Par exemple, la bouteille est composée d'un récipient ouvert aux deux bouts, qui a pour l)ouchons des cônes actionnés par des moulinets à ailettes d'axe vertical. Pendant la descente, le récipient est ouvert; les moulinets sont inactifs; mais dès que la remontée se produit, ils tournent et servent de têtes à des vis qui font avancer les cônes de fermeture.
Le lecteur imaginera sans peine de multiples dispositifs basés sur ce principe. Il est essentiel que la bouteille soit pleine de l'eau qui l'entoure au moment de la fermeture; il faut donc que pendant la descente elle soit balayée par un courant d'eau.