Courants
i". — Loin des côtes, l'étude des courants peut se faire en s'abandonnant à la dérive et en déterminant le point pour deux temps
Fig. 4-i.
QVESTioys Divi:iisi:s du roroGaAriiir-: 65
suffisammenl éloignés. Mais il est inutile de se transformer en épavo |)our incsiirer la vitesse et le sens d'un courant : il sui'fit de mesurer la dérive du navire par rapport à la roule qu'il croit faire.
Partant de A dans une direction et avec une vitesse connues, au ijout d'un certain temps on devrait atteindre le point 13; on se trouve en G. Conclusion : le courant a fourni la composante BCdu déplacement, à 5«y;/)05er (jiie la dcrive ne provienne pas du vent.
Par exemple, dans l'océan Atlanti([ue, sous la zone lorride, l'écart entre les roules réelles et les roules conclues de la vitesse et de la direction du navire, prouve l'exis- Icnce d'un courant équatorial, allant de l'est à l'ouest et faisant environ 20 kilomètres par jour. On l'allribue à l'impulsion de l'alise.
Tout le monde a entendu parler du Gulf Stream, le courant qui vient du golfe du Mexique, remonte le long de la Floride, passe à l'est de Terre- Neuve et cliaulTe les côtes d'Irlande et d'Ecosse. Il se distingue de la masse environnante par la température de son eau ila différence atteint 7°). Sa vitesse est de 4 kilomètres à l'heure dans la portion étroite et rapide (80 kilomètres de largeur).
Grâce au blocus des Dardanelles, tout le monde sait aujourd'hui qu'il y existe un courant perpétuel de l'est à l'ouest, provenant de la décharge des eaux que les fleuves amènent dans la mer Noire.
Dans le détroit de Gibraltar existent deux courants : l'un de l'Océan à la Méditerranée, le long des côtes d'Afrique, l'autre en sens inverse, 4e long de la côte d'Espagne.
■2°. — Près des côtes, on peut déterminer la vitesse des courants en mouillant dans le courant ou en s'attachant à une bouée. On détermine avec un loch la vitesse (§ 91), et avec un graphomètre la direction de la ligne du loch par rapport à l'azimut d'un signal terrestre.
Certains courants de marée ont des vitesses énormes de 6 milles, soit de plus de 11 kilomètres à l'heure [chenal des Fours, par exemple).
Les courants de marée peuvent donner lieu à des tourbillons. C'est ce qui arrive, par exemple, pour le célèbre Maelstroni, dans un des canaux qui séparent les îles Lofoden sur la côte de Norvège. De gouffre, il n'y a pas trace : c'est à peine si la sonde indique 30 mètres. Mais le courant de marée change de direction toutes les six heures; comme il ne se retourne pas en bloc, des courants partiels voisins et de sens contraires produisent des tourbillons. Conformément à cette théorie, les tourbillons sont particulièrement intenses au moment où les courants ont leur plus petite vitesse moyenne. Quand, au contraire, les courants sont bien établis, les
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tourbillons disparaissent presque complètement. Au reste, le Maelstrom l'ail plus de bruit que de mal.
Des phénomènes analogues se produisent daiis le détroit de Messine. On connaît la réputation très usurpée du rocher Scylla (sur la côte d'Italie au nord du détroit) et de Charybde, tout près de Messine, où l'eau bouillonne quand le vent s'oppose au courant.
COORDONNEES GEOGRAPHIQUES
ET L K l H