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Mesure des distances avec les règles

La caractéristique des niclhodes de l'arpenteur par rapport à celles du topographe et du géodésien est dans la fréquence des mesures directes de distances. L'arpenteur utilise souvent des règles qu'il pose sur le sol et porte bout à bout, en les jjlaçant le long d'un cordeau tendu suivant la ligne à mesurer. On utilise généralement deux règles, l'une restant sur le sol tandis qu'on transporte l'autre d'arrière en avant. La seule précaution à prendre est d'éviter les chocs, et inversement les vides entre les règles. Pour cela on place la règle avant de manière que quelques centimètres de son arrière reposent sur la règle arrière, puis on la fait lentement glisser jusqu'à ce que son bout arrière tombe juste devant la règle déjà placée.

La mesure au moyen de règles sur un sol quasi horizontal est la plus précise; avec des perfectionnements de détail, c'est la méthode qu'utilisent les géodésiens pour leurs bases.

Elle n'est guère applicable, comme trop longue, pour arpenter un domaine vaste, en terrain accidenté, même quand on emploie des règles de sapin de 4 mètres. Avec de telles règles on a mesuré les bases dans les fameuses triangulations du commencement du xviii° siècle, preuve de l'excellence de la méthode sur un terrain approprié.

C'est eu raison de la difficulté des mesures directes des distances que, dans ce dernier demi-siècle, les topographes ont inventé toute une série d'appareils qui les remplacent par des mesures de grandeurs d'images (stadiasi ou des mesures d'angles (télémètres).

Dans la planimétrie, les distances mesurées sont les projections des distances vraies sur le plan horizontal. La difficulté est donc grande si le terrain est incliné. On dispose les règles horizontalement; on les raccorde l'une à l'autre avec un fil à plomb. C'est très loin d'être facile sans un matériel spécial de supports et de cales.

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