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Route. Loch

i". — La roule du navire à chaque instant est définie par l'angle ({u'elle fait avec le méridien. On l'énonce par un symbole tel que i=:N45°0; il signifie que l'angle est compté à partir de la portion nord du méridien, vers g,

l'ouest, et qu'il vaut 45". v "^ ^

On utilise parfois les . __5^ ^ *"

rumbs ou ait es- de l'enls.

La circonférence est divisée en 32 parties {qiinrls ou rumbs), valant chacune 11° 15' (fig. 68;.

On a d'abord les quatre points cardinaux N, S, E, O; puis les points bissecteurs NE, NO. SE, 50.

On divise les angles de 45° en deux parties :

NNE, ENE, ce qui donne 16 directions à 22° 30' les unes des autres.

Il ne reste plus qu'à bissecter encore. Par exemple pour un des quarts de la circonférence, les huit quarts ont pour noms :

N, N.^NE, N.NE, NEyN, NE, NE^E, E.NE, E.JnE, E. 4 4 4 4

Pour le quart symétrique par rapport au méridien, on remplacera E par O.

Pour les deux autres quarts, on remplacera N par S.

L'angle ; de la route avec le méridien est donné par la boussole, à la condition de connaître la déclinaison ^angle du méridien magnétique avec le méridien géographique), et la déi'ia/ion de l'aiguille aimantée, déviation due au fer que contient le navire (voir mon Cours de Magnétisme, II.

GEOGRAPHIE MA TIIEMA TIQVE

'?". — Variation des cooudonnkes géogu.vpiiiqi'ks i>.\h détlacement a la surface de la terre.

Pour relier les déplacements du navire aux variations des coordonnées géographiques, nous devons faire une hj'pothèse sur la l'orme et la grandeur de la Terre.

Nous admettrons d'abord que c'est une sphère.

Nous pouvons laisser dans l'indétermination la valeur de son rayon, à la condition d'énoncer les arcs en mêmes unités que les longitudes et latitudes.

On a les formules diflerentielles évidentes (fig. G9)":

(Is. COS 1 = — (II, (Is. sin ^ = cos l.(/L.

Nous comptons les longitudes positivement vers l'ouest.

Suivant les pays et les temps la convention varie; mais il est facile d'en changer.

Pendant longtemps les distances parcourues sur mer furent énoncées en degrés de latitude, le rayon terrestre étant alors fort mal connu (voir la préface).

Pour relier les distances itinéraires aux variations des coordonnées, nous admettrons que les méridiennes terrestres sont longues de 40.000 kilomètres, ce qui donne :

pour le degré de latitude, 111.111 kilomètres, pour la minute 1.852 mètres.

3°. — Loch a bateau.

Pour mesurer la vitesse d'un navire, on se sert de lochs. Le plus ancien loch ou loch à bateau est une planche reliée au navire par une cordelette {ligne) de 300 mètres environ. Son côté courbe est lesté de manière qu'elle se tienne verticalement et présente alors une résistance considérable au déplacement; elle sert de point fixe.

La ligne est enroulée sur un B petit treuil très mobile. La mesure de la vitesse consiste à déterminer la longueur de

corde filée dans l'intervalle de 30 secondes donné par un sablier; on mesure ainsi la longueur dont le navire s'éloigne du bateau de loch considéré comme lixe.

Pour assurer l'exactitude, il faut que la longueur de corde déjà (liée (distance initiale du loch) soit suffisante pour que la corde soit

i'oi.\Ts i:r iiorrrcs 123

à peu près liori/.oiilalo et poiii- que le locli soit soustrait aux roiuous du sillajjje.

Les longueurs équidislantes de la corde sont indiquées par des noruils; la distance des nnuids est telle que le nombre d'intervalles lUés en .'50' donne la vitesse à l'iieure en milles marins. Trente secondes sont le l/120d'une heure; le mille marin vaut 1.852 mètres. On a 1.852 : 120= 15"',43; les nœuds, plus exactement les groupes de nœuds, seraient donc à 15'", 43 les uns des autres. Mais, pour tenir compte lie l'entraînement inévitable du loch, on les rapproche un peu; on a pris l'i"',()2. Dieu seul sait pourquoi, puisque cet entraînement est certainement variable avec les conditions de la mesure (mobilité ilu treuil, vitesse,...).

On a pris l'habitude d'énoncer la vitesse en nœuds : faire l:i nœuds, c'est parcourir 13 milles, soit 24 kilomètres environ à l'heure. C'est la vitesse commerciale riioi/ennc en 1915, celle par exemple que la poste impose à nos longs courriers d'Extrême Orient.

'1°. LoCU KliMOUQUK.

Le locliMossey est une tige à ailettes courbes, sorte d'hélice allongée en bronze, que le navire remorque. Elle est rattachée au navire par une longue ligne fixée à la tige, dont elle forme le prolongement. En raison du mouvement relalil', l'hélice tend à se visser dans l'eau, par conséquent à tordre la cordelette qui l'amarre. Sur le navire l'extrémité lie la cordelette est fixée à un compteur de tours qui enregistre les tours de l'hélice ; la cordelette joue le rôle d'arbre de transmission souple.

ô". — Estime de l\ vitesse p\n le nomdre de tours de l'hélice.

Si l'hélice d'un navire se vissait dans l'eau comme une vis dans du bois, il suffirait de connaître son pas et le nombre de tours de l'arbre pour avoir le chemin parcouru. Il n'en est pas ainsi : suivant la vitesse du navire, l'état de la mer et du vent, l'état de propreté de la carène..., l'hélice fait un nombre pins ou moins grand de tours pour une même distance parcourue.

Mais le loch à bateau ne donnant rien de bon à partir de 12 nœuds, le loch remorqué étant soumis aux mêmes inconvénients que l'hélice du navire, on est heureux d'utiliser la mesure de la vitesse par le nombre de tours de l'hélice, quitte à corriger le résultat par estime suivant les circonstances. Évidemment lorsque, en raison du tangage, l'hélice est moitié du temps hors de l'eau, le chemin parcouru est plus petit que le nombre de tours ne l'indique.

Le nombre de tours est donné par un compteur à rochet lié à une partie oscillante de la machine.

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