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III. — Le bassin de la Sevei'n

Si nous n’avons rien à dire du grand port de commerce qu’est Bristol où se pressent près de 2Ü0.000 habitants, il est cependant plus d’une ville de cette région

LE BASSlJi DE LA SEVEILV

qui nous intéresse. D’abord dans le comté de Worcesler on trouve, sur les pentes du Alalvern-IIills, les stations de bains de Malvern (Great-Malvern à environ 160 m. d altitude, AYest-Malvern et Link-Malvern) dont les sources sont surtout employées pour fabriquer les eaux de table gazeuses. Leur action salutaire semble surtout due à leur pureté et à l’air excellent que l’on respire dans la région.

Dans le comté de Warwich, à trois kilomètres de W arwich, Leamington, ville de bains et de plaisir possède des eaux sulfatées chlorurées qui contiennent une petite quantité de carbonate de fer. Employées en boisson et en bains, elles semblent rendre des services dans les dyspepsies ; mais, si elles conviennent à ceux qui ont fait des ex ces de table et de boisson, elles sont encoreplus fréquentées par les madades atteints de troubles hépatiques, après un long séjour dans les climats chauds.

Lu peu au nord de Gloucester, dans le comté du même nom, une population élégante se presse dans les rues et les jardins de la somptueuse Cheltenham qu’entourent de gracieux vallons bien abrités contre les vents d est. De toutes les grandes villes d’Angleterre, Cheltenham est celle où la mortalité est la moins forte. C'est peut-être autant et plus à la salubrité de son climat qu’à la vertu de ses eaux sulfatées chlorurées et de ses eaux fer ru gin t uses qu elle doit sa richesse et le nombre de ses visiteurs. Pourtant on les recommande aux goutteux et aux malades éprouvés par un long séjour dans les pays chauds.

e<1UX dans le comté de Somerset, à

kilomètres de Bristol, sont réellement les seules eaux chaudes naturelles de la Grande-Bretagne (32° à 4!)«). Ces eaux légèrement sulfatées calciques pourraient être

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classées comme indifférentes. On les conseille contre certains états névropathiques, mais surtout contre la chlorose. La situation de la ville est très belle, située qu elle est sur les pentes douces d’une colline exposée au midi et contournée par un méandre de l’Avon. Le climat est doux, égal, en sorte que l’on peut faire usage des eaux pendant toute I année. Le printemps et l’automne sont cependant les meilleures saisons pour une cure. Mais I antique « Aquœ sulis », Bath, déchue de son ancienne gloire, voit bien plus de voyageurs de plaisir que de malades.

En (in, la ville de Weslon-Supermare, station de bains de mer préférée des habitants de Bristol, est l’une des mieux situées des côtes anglaises : les escarpements boisés de Worle-Hill la protègent au nord contre les vents froids ; une plage de deux kilomètres de largeur qui s’étend au-devant de la ville est recouverte par les Ilots a chaque marée ; au loin, vers l’occident, se montrent deux îles, Steep-Holm, Flal-Iiolm, et les côtes de Galles, tandis qu’à l’est les campagnes, admirables de verdure et de fécondité, s’élèvent doucement vers la base des collines. » (E. Reclus).

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