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ASIE MINEURE

Les bords marécageux des lacs qui se dessèchent partiellement en été sont tout particulièrement insalubres. Le Dr A\ est, qui a séjourné neuf ans à Sivas et Césarée, les a observées aussi bien sur les bords de la mer Noire que dans les régions montueuses de l’intérieur jusqu’à l’altitude de douze à quatorze cents mètres, mais elle sont plus graves et plus répandues dans les profondes vallées où la chaleur est plus intense.

Les maladies bilieuses et la dysenterie sont également très répandues en Asie mineure ainsi que la lèpre et l’éléphanliasis.

Jetons maintenant un coup d’œil sur les villes principales de cette région.

D'abord sur le haut Kizil-Irmak, à 1250 mètres d’altitude, Sivas l’ancienne Sibasle où s’entrechoquèrent Bayezid et Timour Lenk. Au point de rencontre des routes de caravanes, cest une ville assez importante et fréquentée. La malaria n’y est pas inconnue en été. Tokat, une des villes les plus commerçantes de l’Asie mineure, partage les memes avantages elles mèmesinconvénients que Sivas. Amasia ou Amasieh, la patrie de Strabon, est également une ville commerçante.

G e>l la 1 ancienne Gappadoce. Entrons maintenant en Ditln nie dont la capitale actuelle est Kastamouni, industrieusecité de 40.000 habitants. Boli, sur un affluent du l' J lias, a des sources minérales fréquentées. Puis ce sont des villes qui ne sont plus pour ainsi dire que des souvenirs : Ereldi, l’ancienne Héraclée ; Ouskoub,

1 ancienne Prusa ; Sinope ou Sinoub qui compte encore près de 0.000 habitants et occupe, au bord de la mer Noire, une situation ravissante.

Dans l ancienne Troade, Ismidest une ville pittoresque qui occupe l’emplacement de l’ancienne Nieomédie. ocutan qui compte plus de cent mille âmes n’est qu’un

ASIE OTTOMANE

faubourg de Constantinople. Sise sur le Bosphore oriental,, au pied du mont Boulgourlou. c’est la nécropole de Stamboul dont elle a le climat avec un peu plus de saleté.

La Troade est riche en eaux thermales. Ilomère cite des sources qui se trouvaient dans le voisinage de Troie. On a cru les retrouver près du village de Buunarbaschi.

La Galalie compte deux villes importantes : Angora et Kaisariéh. Angora c’est l’ancienne Ancyre. Dans son voisinage, dans le massif du mont Argéo, les sources thermales sont nombreuses. A Ipsili coule un petit ruisseau alimenté par mille jets bouillonnants.» Un jour viendra, dit P. de Tchihatcheff, où les sources d’Ipsili seront réunies dans des bassins de marbre, et entourées d’édifices comme nos célèbres eaux thermales d'Europe, et alors, à l’aspect de cette mer qui reflète le beau ciel de l’Ionie eL les contours des îles enchanteresses de l’archipel grec, on trouvera bien pâles, bien stériles tous ces sites si riants de Bade, Kissingen, Gastcin, Bagnères et tant d’autres localités justement célèbres».

Kaisariéh, l’antique Gésarée, compte encore plus de 50.000 habitants dans ses murs : c’est un des marchés les plus fréquentés de l’Asie mineure. L’hiver y est très froid, le printemps pluvieux, l’été très chaud et sec, l'automne très sec.

Après Afioum-Kara-IIissar, étape de la route de Constantinople à Alep, Brousse, l’ancienne Prusium, est la ville la plus importante de la Phrygie. C’en est aussi la plus belle. « Nulle part, écrit P. Gebhart, la végétation et la lumière, l’harmonie des eaux courantes et des collines ombreuses ne donnent au regard humain une pareille fêle. Au printemps, les bosquets d’arbres de Judée abaissent leurs touffes de fleurs empourprées sur le Bosphore qui roule comme un fleuve immense; les cvprès mêlent leur verdure sombre et veloutée aux

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