PALESTINE
200.000 habitants et où les chiens seuls sont chargés du service de la voirie.
Damas est rafTraîchie par les neiges du Liban ; pourtant les chaleurs de l’été atteignent assez rarement 37° < et môme 40°. A cette époque la ville est malsaine : la dysenterie et la malaria y font leur apparition vers la fin de 1 été et en automne, grâce sans doute aux effluves des ' trois lacs salés dont le principal est le B a ha r- e 1-M a rd j i , et 1 qui sont situés à 1 est et au sud-est de Damas. Les jardins en particulier, en raison de leur humidité, sont fiévreux et malsains, et il faut se garder d’y camper et surtout d’y dormir la nuit.
A Damas, les pluies se mettent à tomber abondamment au milieu d’octobre, et ordinairement en novembre 1 llertnon se recouvre de sa calotlede neige. En général, le ciel reste absolument bleu pendant neuf mois de l’année.
MIL — Palestine.
On a vu quelquefois la neige tomber sur le plateau de Jérusalem. Mais la chaleur est excessive dans la vallée du Jourdain et de la mer Morte. Le climat y est le môme qu’en Egypte, mais plus salubre. D’avril à novembre il ne tombe plus de pluie et la chaleur brûle tout. On y a vu aux premiers jours de mai le thermomètre monter à -t- 43° à l’ombre. Cette vallée encaissée, deserte, qu’on appelle el-Ghor, et où le Jourdain serpente entre les roseaux et les lamarisques, brave les vents, recueille les rayons du soleil, les multiplie en les * concentrant et forme, au sein de la zone tempérée, une petite zone tropicale où la moyenne annuelle de la température atteint -f- 24°, tandis que la moyenne de Jérusalem n est que de h- 17°.
ASIE OTTOMANE
La malaria est une affection assez fréquente en Palestine. Quant à la lèpre, elle y est endémique depuis les temps les plus anciens. Elle se montre, aujourd’hui comme autrefois, dans les deux léproseries de Jérusalem, et dans celles de Naplous, de Hébron et de Ramleh. Le gouvernement turc tolérait le séjour des lépreux dans de misérables buttes près de la porte de Sion, à Jérusalem ; les buttes ont été détruites et il a été interdit aux lépreux de mendier dans les rues des villes.
Haïfa au Khaïfa, dans un beau site, au pied du Carmel, est le port ou l’on débarqué pour se rendre à Nazareth ( El-Nacirab) et à la mer de Tibériade dont les rivages chauds et humides sont fiévreux et insalubres.
Comme Khaïfa est le port de la Galilée, Jalfa est le port de la Judée. C’est une ville sale et poussiéreuse où la malaria sévit avec intensité. Pourtant les orangers, les limoniers, les cédratiers, les poivriers, les palmiers, les cactus remplissent de (leurs et de fruits les jardins de la ville. Au printemps les parfums qui s’exhalent de cette immense forêt verte et blanche sont tellement forts qu’ils embaument la mer et que les navires voguant vers l’antique Joppé la sentent bien avant de la voir.
Traversons la plaine de Sarona où l’œil cherche les lis, les roses, les narcisses et les giroflées du roi prophète, et où croit maintenant la vigne. On rencontre avant Jérusalem une bourgade importante: c est Ramleh, au milieu de cactus où nichent les ramiers, avec un climat doux, plus agréable que celui de Jérusalem, plus sain que celui de Jalfa.
Bien qu’entourée d’un aride horizon, Jérusalem a un climat généralement bon. Les brises venues de la mer de Joppé y rendent la chaleur supportable môme en été ;