‹ Géographie médicaleChapitre 308 sur 663 · PALESTINE · texte numérisé non relu

PALESTINE

lanuitla températureserefroiditsouvenl beaucoup. L’eau de citerne qu’on y boit est bonne et nullement malsaine quand on lient les citernes propres. Voici la température moyenne de chaque mois de l’année pour Jérusalem : Janvier: 9‘, 3 ; février: 8", 5; mars:12°,8; avril: 14",5; mai: 21°; juin: 22°; juillet: 23°, fi ; août: 2'in,5 ; septembre : 22°, fi ; octobre : 20°, 8 ; novembre : 15°, 4 ; décembre : 10", 7. La température moyenne de l’année est de 17°, 2. Il neige et il gèle temps à autre; on compte 52 jours pluvieux par an.

La malaria et la lèpre sont endémiques à Jérusalem. La scrofule y est également Irès fréquente.

Quand on a franchi les sommets nus et désolés des monts de Galaad, on peut contempler la plaine où coule le Jourdain et où miroite la mer Morte. Voici le village d’Er-Riha, arrosé par le Nahr-el-Kelt, misérables buttes qui marquent l’emplacement de l’ancienne Jéricho. Là vivent une soixantaine de familles de Bédouins sédentaires minés par la fièvre et les maladies de loie.

Un peu plus au sud, le miroir des eaux lourdes de la mer Morte, le Bahr-Loth ou mer de Lolb des Arabes syricas, luit à 302 mètres au-dessous de la nappe générale des océans. Dans cette dépression la chaleur est si intense en été que les Européens ne peuvent s’y exposer sans courir les dangers les plus sérieux. Les Arabes eux-mêmes n’osent voyager sur ces rives brûlantes que pendant la nuit, en prenant les plus grandes précautions. « Le bassin forme alors une véritable chaudière, et, lorsqu’on l’observe des hauteurs de Jérusalem ou de Béthléem, on voit pendant le jour d’immenses nappes de vapeurs blanchâtres s’en dégager continuellement et se dissoudre lorsqu’elles sont arrivées dans l’atmosphère sèche des régions supérieures » (Lortet).

En parcourant celle région désolée, les vers de

ASIE OTTOMÀNB

V. Hugo me sont revenus à la mémoire et la vérité m’en a fait admirer davantage la beauté :

Aujourd'hui le palmier qui croît sur le rocher, Sent sa feuille jaunir et sa tige se sécher A cet air qui brûle et qui pèse.

Ces villes ne sont plus ; et, miroir du passé,

Sur leurs débris éternels, s'étend un lac glacé, Qui fume comme une fournaise.

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