‹ Géographie médicaleChapitre 311 sur 663 · III. — Arabie indépendante · texte numérisé non relu

III. — Arabie indépendante

Une bonne partie de celte région est occupée par des sables stériles qui brûlent toute l’année sous des cieux d’airain. Les Arabes eux-mêmes n’osent s’y aventurer.

La partie la plus salubre et la plus peuplée de l’Arabie indépendante est leNedjed. Sans croire, comme l’affirme l’algrave, que son climat est un des plus salubres du monde, on peut dire que c’est le plus sain de toute l’Arabie. « L’atmosphère est pure, le climat sec, la température modérée. Aussi les habitants portent-ils, dans leur teint coloré et dans tout leur développement physique, la double marque de la force et de la santé » (Palgrave). La grande ville de la contrée est Riad qui « dresse ses murailles et ses tours au milieu d’un paradis de verdure ».

La plaine de l’Arabistan qui descend en pente douce du pied des montagnes jusqu'au golfe persique, est inhabitable pour les Européens pendant la saison d’été;

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Iles indigènes eux-mêmes sont obligés de se réfugier dans des caves profondes. Au mois de mai il n’est pas rare de voir le thermomèlre mouler à cinquante degrés. Les moustiques et les mouches alors pullulent, ainsi que les scorpions, les arachnides, les tarentules, les souris et les rats, et, non les moins gênants, les insectes aptères. Tel est l’Hadramaout et le territoire d’Oman avec la ville de Mascate aux maisons entassées au bord de la mer.

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