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PERSE

que l’on y meurt de froid à une extrémité, tandis qu’on y étouffe de chaleur à l’autre ». Ce portrait convient encore aujourd’hui à la Perse. En elîet, on y ressent toute la rigueur du climat des altitudes sur les sommets et dans les hautes vallées de la grande chaîne occidentale, tandis qu’au midi la cha'eur est intense dans le voisinage des déserts, et sur les bords du golfe Persiqueetde la mer d’Oman.

Malte-Brun distingue en Perse trois climats principaux. Ces côtes de la mer Caspienne éprouvent en été des chaleurs plus fortes et plus durables que celles des Indes. L’hiver y est très doux, grâce aux vents tempérés qui viennent de la mer Caspienne., Mais l’humidité y est permanente à cause du voisinage delà mer et des nombreux marécages qui couvrent le Ma/.andéran.

Le plateau central qu’entourent de hauts sommets couronnés de neige, éprouve, de Kandahar à Ispahan, des étés brûlants et des hivers extrêmement rigoureux. De mars jusqu’en mai, les grands vents y sont fréquents; mais, depuis ce moment jusqu’en septembre, l’air est serein et rafraîchi par la brise de la nuit, a La sérénité des nuits permet de lire un livre ou une lettre à la seule clarté des étoiles» (Malle-Brun). Depuis septembre jusqu’en novembre, les vents dominent encore ; l’air est généralement d’une siccité extrême ; les montagnes du Kourdistan et de l’Adzerbaïdjan ont une température plus modérée en raison de l’humidité des épaisses forêts qui recouvrent leurs flancs.

Quand on descend du plateau central vers le golfe Persique, le climat change à nouveau. Lq simoun dessèche l’air et fait souvent périr les voyageurs comme dans le Sahara. Laehaleurest excessive.

PATHOLOGIE

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