CLI M ATOI.OG I K G É.\ K RALE
fréquents incendies qui naissent parmi les herbes et les bambous froissés : ce sont les mois brûlants de mai et de juin. L’air est calme, mais déjà se préparent les orages, les nuées s’amassent et la foudre éclate annonçant la mousson, qui commence avec la varcha, la saison des pluies : les Meuves arrosent les campagnes; la nature se renouvelle, la semence germe dans les champs labourés. A ces deux mois, juillet et août, succède la quatrième saison, le charad, l’automne de septembre et d'octobre qui mûrit les fruits sous sa chaleur encore moite des pluies de la période précédente. L’himanta ou l’hiver, qui répond aux derniers mois de l'année européenne, a des nuits et des matinées fraîches, mais des journées éclatantes, pendant lesquelles le cultivateur moissonne les champs, bat et recueille son grain. Puis vient le sasi ou sisira, la dernière saison, la période des rosées et des brouillards, qui finit avec le mois de février des occidentaux. Ensuite le cycle de l’année recommence » (E. Reclus).
En réalité, il n'y a aux Indes que trois saisons, celles de la chaleur, de la pluie et du froid- L’arrivée de la mousson pluvieuse, le grand drame de la nature que racontent les poèmes hindous, est la saison par excellence.
« Les grandes chaleurs qui accompagnent la marche du soleil, dardant verticalement ses rayons au-dessus de I Hindoustan, dilatent l'atmosphère de la contrée et la font monter en colonnes dans les régions supérieures ;
I Inde entière se change en fournaise d’appel ; les masses aériennes qui reposent sur l’océan, saturées de vapeurs, s ébranlent et se portent sur la péninsule » (E. Reclus).
1 endant les mois d’avril et de mai la chaleur est accablanteet les indigènes eux- mêmes en souffrent. « Pendant