‹ Géographie médicaleChapitre 629 sur 663 · VENEZUELA · texte numérisé non relu

VENEZUELA

I>liins qui se jouent sur la barre, lançant des jets de va- ! peur par leurs naseaux ». (E. Reclus).

H. — Les villes.

Jetons maintenant un rapide coup d’œil sur les principales villes du Venezuela.

Curnuna qu’ont si souvent secouée les tremblements j de terre, est bien moins fréquentée (pie La Guaira qui est le grand port de la république. Située à la base de hauts rochers qui reçoivent les rayons solaires pendant le jour et les réfléchissent encore pendant la nuit, La Guaira, sans être absolument insalubre, est une des , villes où l’on soulîre le plus de la chaleur, celle chaleur humide qui énerve et abat. La moyenne de la température y est de 28° environ.

Caracas, la capitale du Venezuela, est une ville charmante, bâtie à 900 mètres d’altitude ; elle jouit d’un climat délicieux, jamais froid, jamais trop chaud; la température moyenne est d’environ 22° ; le mois le plus j frais est janvier avec une moyenne de 20°, le plus chaud mai avec une moyenne de 33°, 8.

La vallée d’Aragua est une des plus heureuses de la contrée, grâce à l’abondance de ses eaux et à l’égalité de sa température. On y trouve des sources thermales appréciées à Onolo et à Mariera, près de Maracai et Cura.

D’autres sources thermales existent à Las Trincheras, j à mi-chemin entre Valencia et Puerlo-Cabello. Ce sont ^ les sources les plus chaudes que l'on connaisse, leur j thermalité dépassant 90°.

Duerto-Cabello, entourée de hayons, de marécages, j d’eaux basses, est fort insalubre : les fièvres sont surtout

LES VILLES

à redouter après la saison des pluies, quand la rivièie San-Esteban mêle ses eaux douces aux eaux salues des lagunes. Les requins y sont extrêmement dangereux.

Trujillo est bâtie à SIS mètres d altitude, a 1 issue d’une haute vallée de la Sierra Nevada. Merida est a 1.660 mètres, en zone tempérée, avec une moyenne thermométrique annuelle de 16 a 17 degrés. Mucuchies, à 3.030 mètres d’altitude, est le centre urbain le plus élevé de la république vénézolane.

La Grita est un lieu charmant, aussi célébré par la beauté de ses femmes que par ses caférleries.

Maracaibo allonge ses rues poudreuses, à l’ombre des cocotiers, à quelque distance de la plage. Cest une des villes les plus chaudes de la côte vénézolane: la moyenne annuelle de la température y est de 29IJ ; la moyenne de janvier, le mois le plus frais, est de 27°, 3 et celle d’août, le mois le plus chaud, de 30", 3.

San-Cristobal, à 450 mètres seulement au-dessus des mers, est bâtie dans une campagne délicieuse et salubre. Yarinas, mal aérée, infestée de moustiques, est moins saine. Calabozo qui n’est qu’à 150 mètres d’altitude, est assainie par le souffle des alizés ; grâce à la nature de sou sol, l’eau n’y séjourne point en marécages; de plus elle est abondamment pourvue d’eau pure. Enfin Ciudad Bolivar ou simplement Bolivar s’élève, au bord de t’Orénoque, sur une colline schisteuse d’où l’on domine un vaste horizon : on y observe assez souvent des épidémies d'une affection vésiculeuse et contagieuse de la peau que le peuple appelle « brasa » ou « braise » et qui n’est qu’une forme de pemphigus épidémique.

Page 1