‹ Géographie militaire (volume 2)Chapitre 116 sur 288 · CHAPITRE VI. - LA SAVOIE ET LA VALLÉE DE LA DURANCE. 21:i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. - LA SAVOIE ET LA VALLÉE DE LA DURANCE. 21:i

quand un armistice lui permit de se replier en arrière des limites fixées par le traité de Paris.

La ligne de défense^ occupée par les troupes francaiscSy Hait alors formée par la crite du mont de l'Epine et celle du mont du Ch-at^ par le Rhône depuis Culoz jusqu'à Bellegarde, puis par la crête du Jura depuis le fort de l'Écluse jusqu'aux Rousses. Cette ligne de défense, bien qu'abordable sur un très-petit nombre de points, fut forcée et bientôt débordée. La position des Rousses fut enlevée ainsi que le défilé de la

Grotte et des Echelles, ce qui ouvrait à Tennemi deux routes vers Lyon. Une colonne piémontaise se porta sur Grenoble par Voreppe et força cette place, qui n'avait qu'une garnison dérisoire, à capituler.

Les troupes eurent Tordre de se replier sur Lyon pour couvrir cette grande ville; mais le maréchal Suchet, jugeant sans doute inutile de prolonger la résistance, signa une capitulation qui livra cette place à l'ennemi.

Dans cette circonstance, la ligne occupée par le maréchal de Berwick fut entièrement délaissée; nous avons vu pourquoi. On a toutefois reproché au mai'échal Suchet de n'avoir pas occupé les Bauges, de n'avoir pas mis Genève en état de défense et de n'avoir pas profité de la belle position de Valoire pour arrêter l'ennemi en Maurienne; il se serait ainsi ménagé une première ligne de défense en avant du Rhâne; il est vrai qu'il a une excuse dans l'énorme infériorité de ses forces.

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