CHAPITRE VI. - LA SAVOIE ET LA VALLÉE DE LA DURANCE
troupes; on empêcherait ainsi Tennemi de s'établir sur des hauteurs dangereuses et on couvrirait la communication de Lyon avec Saint-Etienne par Rive-de-Gier. U n*y a rien de décidé au sujet des ouvrages à construire dans cette zone.
2° Rive gauche du Rhône. — On construit un ouvrage permanent de première importance sur le plateau de Feyzin (232 mètres) ; ce fort couvre les gares des marchandises de Lyon qui s'étendent sur les deux rives du Rhône; il sera dominé à l'ouest si les hauteurs de la rive droite ne sont pas occupées; sa gauche est couverte par une redoute en terre avec réduit, qu'on construit en avant de Vénissieux.
Le système de défense de la plaine du Dauphiné est complété par l'occupa tion de la position de Bron ; on y construit un fort de première importance qui bat les principales i-outes aboutissant à Lyon de la frontière de Test ; puis pour appuyer la ligne de défense jusqu'au Rhône, on pourra retrancher le village de Vaulxen-Velin, ou môme y élever une redoute.
3" Plateau entre Saône et Rhône. — On construit deux forts à Vancia et à Neyron, qui sont les points culminants de la ligue de faîte; ils permettront de déboucher par la route de Bourg sur le plateau des Bombes; le dernier battra en même temps la route et le chemin de fer qui longent le Rhône; plusieurs ravins au nord et au sud de Sathonay permettront d'abriter des troupes pour les sorties; les communications avec Lyon sont faciles et les forts de Montessus et de Caluire forment réduit en arrière.
Comme on le voit, on ne travaille aujourd'hui qu'à six ouvrages : les forts du Mont-Verdun, de Feyzin, de Bron, de Neyron, de Vancia et la redoute de Vénissieux; mais, pour les relier entre eux, pour fermer la ligne de défense, il faudra encore en construire plusieurs autres et compléter le tout par de nombreuses batteries élevées au moment du besoin.