CHAPITRE II. — COTES DE BRETAGNE. :l2r
neuf a des pi^ofondeurs suffisantes pour donner un abri momentané aux navires qui veulent entrer en Loire et leur permettre d'attendre un temps favorable.
Il nous reste à examiner comment on a protégé contre une attaque par mer l'entrée de la Loire et le grand port de Sainl-Nazairc. La c^te h l'ouest de la pointe de ChemoxUin est dangereuse et boinJée d*êcucils, elle est donc inabordable ; entre la fointe de l'Eve et celle de Saint-Xnzairr la côte est encore escarpée mais il y existe deux coupures au nord et au sud de la pointe de la Villèz-Martin où l'ennemi pourrait jeter quelques troupes si elles n'étaient surveillées; précisément en ce point le chenal se resserre beaucoup par suite de rcxhaussemcnt du banc des Marées. A l'entrée de Testuaire intérieur, la distance de la pointe de Saint-Xazaire à celle de Hindin n'est que de 2,000 mètres. Pour défendre ces passes et cette côte, on a construit trois batteries sur la côt? nord; ce sont les batteries de l'Eve, de la YiUèz-Hartin et de Saint-Nazaire ; il en existe une à la pointe de Hindin sur la côte sud et on doit en construire une seconde en aval au Pointeau.
Saint-Nazaire qu il importe spécialement de défendre et qui vu son importance toujours croissante pourrait attirer Tattcntion de Tennemi, est de plus protégé du côté de terre par les terrains marécageux et impraticables à une armée qui s'étendent au nord et qui forment l'extrémité de la Grande-Brière,