‹ Géographie militaire (volume 2)Chapitre 261 sur 288 · CHAPITRE III. — L'ALGÉRIE. — GONQDËTE, POPULATION. GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — L'ALGÉRIE. — GONQDËTE, POPULATION. GOUVERNEMENT

Le maréchal Btigeaud avait encouragé la création de camps agricoles peuplés d'anciens militaires mariés auxquels on donnait des terres, ce système ne réussit pas. Plus tard, sous la Bêpublique^ on voulut créer des colonies agricoles, formées d'ouvriers sans travail transportés des grandes villes de France; ces hommes apportèrent dans la colonie les habitudes de nos villes; la plupart étaient paresseux et manquaient de ressources; après un court séjour sur le sol d'Algérie, ils revinrent presque tous en France.

Jusqu'en 1863, le régime des concessions^ qui était en vigueur sembla devoir donner de bons résultats ; il avait été complété en 1856 et en 1860 par des décrets régissant la vente des terres domaniales. En 1863, un sénatus-consulte supprima le cantonnement des tribus et reconnut à ces dernières la possession collective de leurs terres- Cette mesure fut très-nuisible à la colonisation et la retarda beaucoup. Depuis 1871, grAce au séquestre des terres des Arabes et des Kabyles révoltés, mesure qui rendit ces terrains à la colonisation, le mouvement a repris; on a créé 126 nouveaux centres dont plusieurs sont habités par les Alsaciens-Lorrains et on en fonde chaque année de nouveaux.

Les terres appartenant aux colons, concédées par TEtat ou achetées aux indigènes, ont déjà une superficie de plus de un million d'hectares. De 1871 à 1876 inclusivement, c'est-à-dire dans une période de 6 ans, 288,831 hectares de terre ont été livrés à la colonisation; TEtat en possède encore 554,000 hectares.

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