CHAPITRE lY. — COLONIES FRANÇAISES
autorité fut reconnue et que Tile fut pacifiée ; la reine ne rentra à Taïti gu*en 1847.
Taiti, la principale des îles de la Société, est formée de deux massifs volcaniques séparés par un isthme extrêmement étroit; le sommet le plus élevé, l'Orohena^ atteint 2,237 mètres. Cette île est renommée par la douceur de son climat, Taménitô de ses habitants et la fertilité de son sol. La capitale Papeete est située sur la côte septentrionale, c*est une petite ville de 2,000 âmes qui possède un bon port naturel abrité par des récifs madréporiques; c'est aussi le chef-lieu de nos établissements dans la Polynésie.
Un peu à Touest de Taïti, se trouve llle Houréa, beaucoup moins grande, mais tout aussi favorisée.
La population de ces îles est de 11,000 habitants dont 9.000 indigènes. Le commerce n*est guère que de 8 millions par an; on exporte de Thuile de coco, des oranges, de la nacre, etc.
Les îles de l'archipel de la Société à Touest des précédentes et désignées sous le nom i'IleS'SouS'le-'vent échappent à notre protectorat et sont indépendantes.
A Test de Taïti, sont disséminées les nombreuses lies madréporiques de Tarchipel des Touamotou ou îles Basses, ce dernier nom leur vient du peu de relief du sol qui ne dépasse que de quelques mètres le niveau de la mer. Elles renferment 8,000 habitants. Une convention signée entre la France et l'Angleterre en 1847 les a rangées dans les États du Protectorat ainsi que deux des îles Toubouai situées plus au sud. Ces dernières n ont que 500 habitants.
En 1844, les iles Gambier ou Maugarev^a s'étaient déjà placées sous notre protectorat; elles sont situées au sud des Iles Basses, elles possèdent 1,200 habitants.
Toutes ces iles ou du moins les principales sont autant de points de relâche pour notre marine sur les immenses solitudes de l'Océan.