RACES. RELIGIONS, FORMATION DES NATIONS, STATISTIQUE
Sommiilre t DES RACES qui ont peuplé l'Europe. — Grandes divisions ethnographiques.
DES RELIGIONS. — Comment les populations de TEurope sont partagées entre les divers cultes.
FORMATION DES DIVERSES NATIONALITÉS. — Traités qui ont successivement modifié les divers États. — Divisions politiques actuelles. — Modes de gouvernement des divers États.
GÉOGRAPHIE ÉCONOMIQUE. — Statistique d'ensemble de la superficie, de la population, de la puissance coloniale, des revenus et des dettes, des forces de terre et de mer, de la puissance agricole, industrielle et commerciale des principaux États de TEurope. — Richesse et viabilité des grandes zones. — Intensité de la population de ces zones.
Trois grandes r<>gions stratégiques de l'Europe centrale.
Des races qui ont peuplé l'Europe. — II est très-difflcile de savoir quels sont ]es hommes primitifs qui ont peuplé l'Europe, qui ont su tirer parti des ressources de chaque contrée, et qui, à force de patience et de temps, sont arrivés à vaincre les obstacles créés par la nature. Ces premiers habitants étaient-ils les fils du soI« les autochthones , comme tendent actuellement à le prouver les débris de Tindustrie humaine, les ossements, qu'on trouve dans les grottes et dans les alluvions des anciens fleuves sur presque toute la surface de l'Europe ? Ou bien les races qui ont primitivement envahi et peuplé l'Europe, sont-elles venues de l'Asie par rOural, par le Caucase, par la Grèce, comme on l'admettait il y a encore peu d'années, et devons-nous aux peuples de l'Asie les rudiments de nos langues et de nos arts ? La science ethnologique qu'on a accusée d'avoir longtemps divisé et classé sans preuves, est loin d'avoir dit son dernier mot à ce sujet; du reste, il y a tant d'obscurité sur les temps anté-historiques, qu'il ne faut accepter qu'avec réserve les conclusions que tire l'ethnologie. Peut-être la vérité est-elle entre les deux hypothèses précédentes, c'est-à-dire que l'Europe était déjà peuplée lorsque les habitants de l'Asie sont venus faire irruption sur notre continent; mais alors, il resterait encore à savoir comment et dans quelle proportion s'est effectué le mélange.
Tout ce qu'on sait d'une manière certaine, c'est que l'Europe a été peuplée par
la race blanche ou aryeane, et que celle race domine aiijonrJ^hni par >a su|jêriorité intellectuelle le reste du monde.
Les nombreuses migrations déterminées par rinvasion des Huns el la chute de TEmpire romain ébranlèrent les populations ; elles ne furent fixées à roccideul qu'à Tépoquc de Charlemagne; à lorient. qu'ann^s les grandes invasions de Gends- Khan.
Grandes divisions ctiinosnipliiqiies. — La race blanche comprend eu Europe trois grandes familles à i^eu près égales numériquement •
1* La famille latine, comprenant tous les peu[iles qui ont élé soumis à la domination romaine : Grecs, AUanais, Roumains, iLili^us, Espagnols, Portugais, Fi-ançais, une partie des Suisses et «les Belges. Ce premier groupe occupe les trois péninsules méditerranéennes, lancienne Gaule et la plus grande i>arlie du dernier bassin du Danube; il compte 100 millions d'hommes.
2* La famille germaine, qu'on subdivise généralement eu quatre iraclions :
I. Les Trutons, répandus dans l'Europe centrale, au nord des Alp«*s. el com-
prenant la plus grande partie des Flamands.