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CHAPITKE VI. — DÉFENSE DE L^EMPIRE D^ALLEMAGNE

prussienne où il y eût une profondeur suffisante et où les établissements pussent être bien abrités. En perçant la langue de terre qui sépare le Tromper- Wick du golfe de Jasmund, on eût créé de bons débouchés dans diverses directions à la magnifique rade formée par ce dernier. Quand les Prussiens em-ent la baie de Kiel, ils renoncèrent à ce projet parce qu'ils trouvèrent un emplacement tout préparé, ayant avec Tintérieur du pays des communications bien plus faciles. Toutefois, Tîle de Rùgen, par suite de sa position et de la saillie qu'elle fait sur les côtes, a une grande importance; des navires mouillés dans ses baies sont à même de surveiller tout ce qui se passe dans la Baltique au débouché du Sund. La baie de Tromp ou Tromper- Wick offre à une flotte un magnifique mouillage qu'on utiliserait en temps de guerre. En 1870, des barrages avaient été établis à l'entrée des baies de Rùgen, de manière à donner un refuge assuré aux canonnières qui y stationnaient. L'île servit jadis de base d'opérations à Charles XII; on pourrait encore aujourd'hui y effectuer un débarquement et l'utiliser de même.

Rùgen est séparée du continent par le Sund de Stréla; vers le milieu straisund. du détroit, se trouve Straisund \ qui fut longtemps la tête de pont des Suédois sur le continent. L'ancienne enceinte de la ville est en grande partie démolie. h*Ue de Dànholm, en face de la ville, est entièrement réservée aux services militaires et fortifiée. Sur le continent et au sud de la ville, on a conservé deiix lunettes de chaque côté du chemin de fer; de plus, un retranchement en bon état, sur le bord de la mer, forme la tête de pont des ouvrages de Dànholm. Comme nouvelles défenses, on "a construit au nord de la ville une batterie dite de Pomèranie, armée de 5 pièces sur les faces qui voient la mer ; dans l'île de Rùgen, le fort de Grahlhof, pour 14 pièces, bat la route de Bergen et domine tout le terrain; enfin, la batterie de Drigge, pour 4 pièces, domine une pointe de Rùgen au sud de Dànholm. Un million devait être consacré à cette transformation de Straisund, il est probable qu'on a dépensé davantage.

Bouches de TOder. — S^wlnemûnde. — Stettin *. — Trois Embouchure passages mettent en communication rembouchure de TOderavec la mer; ce sont : celui de la Peene, à l'ouest, entre la terre ferme et l'île d'Usçdom; celui de la Swine, entre les îles d'Usedom et de Wollin; celui de Dievenow, à Test, entre Tîle de Wollin et le continent.

Le principal, le seul navigable, est celui du centre; sa profondeur est de 7 à 8 mètres et sa largeur de 450 mètres ; le chenal est protégé contre les ensablements par deux jetées de 800 à l,000mètres. Vers l'entrée de la passe, Swinemûnde, port très important, possède de grands chantiers swinemûnde«

l. Consulter la carte 30. | 2. Consulter la carte 26.

de construction et eet aujourd'hui relié à Stralsund et à Stettin par deux voies ferrées. Ces dernières sont tracées à travers les îles d'Usedom et de Wollin et franchissent, Tune la Peene, l'autre, encore inachevée, la Dievenow.

C'est dans la Swine que la flotte prussienne vint chercher un abri pendant la guerre de 1864 avec le Danemark ; la passe était déjà fortifiée à cette époque ; les ouvrages qui la défendent viennent d'être complètement remaniés et transformés, ce qui a exigé une dépense de 5,347 fiOO francs. Il n'y existe ni coupole, ni batterie cuirassée.

Swinemûnde est le point de la côte le plus rapproché de Berlin, il était donc important de le bien protéger et d'empêcher un débarquement dans le voisinage. Toutefois, u^e attaque de ce côté aurait peu de chance de réussite ; la flotte, pour arriver jusqu'à Stettin, aurait à franchir des passes difficiles; ensuite, en admettant que le débarquement ait pu s'opérer, l'armée aurait à traverser des pays pauvres et peu peuplés, stettin. stettin est un grand port de commerce à l'embouchure de l'Oder; la

ville renferme les chantiers de construction de la Société de Yulcain, d'où sortent des frégates cuirassées.

Côte de Poméranie. — La côte orientale de la baie de Poméranie est droite, basse et sans abri. Les seuls ports qu'on y trouve sont ceux Koiberg. de Kolberg à l'embouchure de la Persan te, Rûgenwalde avec Rûgenwaldermûnde à l'embouchure de la Wipper, Stolpmûnde à l'embouchm-e du Stolpe. Kolbergermûnde * est seul défendu par trois ouvrages qui ont été conservés et améliorés, ce qui a exigé une dépense d'un mJWùm; deux * se trouvent sur la rive gauche de la Persante et un sur la rive droite.

L'enceinte de Kolberg qui résista si longtemps aux efforts des Russes pendant la guerre de Sept ans, a été déclassée ; la ville n'est plus défendue du côté de terre.

Baie de Dansdg*. — Au fond de la baie de Danzig qui s'ouvre entre les caps Rixhôft et Brûster-Ort, vient déboucher la Vislule dont le bras principal aboutissait, jusqu'en 1840, près de Weichselmûnde ; aujourd'hui l'embouchure est plus à l'est ; quelques dérivations et la Mottiau qui traverse Danzig, suivent seules l'ancien chenal; le débouché de ce dernier dans la mer s'est même reporté à l'ouest. Danzig. Danzig est un grand port de commerce et une ville d'industrie qui

compte 100,000 habitants, c'est aussi le plus ancien port militaire de la Prusse et le berceau de la marine allemande; il renferme encore des chantiers de construction qui prirent un grand développement de 1850 à 1. Consulter la carte 30. I 2. Consulter les cartes 28 et 29.

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