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CHAPITRE IL — LA SUISSE

Les communications entre la conque de Coire et TEngadine se font communicapar trois routes et par un bon sentier muletier qui traversent TAlbulaj coTre^et

ce sont : l'Engadine.

à) — La route du Julier (2,287"), de Tiefenkasten à Silvaplana; ce passage était suivi anciennement par une voie romaine, il était très fréquenté au moyen âge et la route subsista jusqu'au milieu du siècle dernier ; c'était alors la seule communication carrossable à travers les Alpes; c'est encore aujourd'hui le passage des Alpes le plus tôt débarrassé des neiges et le moins exposé aux avalanches ; la route actuelle a été achevée en 1840.

b)— La route de TAlbula (2,313"), de Tiefenkasten à Ponte; on y a aussi trouvé des ruines d'une voie romaine ; l'un des points les plus remarquables du passage est la Bergûner Stein, gorge étroite aux parois à pic, dans laquelle on a pratiqué en 1696 une route large de 1",75. Les Français et les Autrichiens firent passer leur artillerie par ce mauvais chemin en 1799 et en 1800.

c) — Le sentier du Scaletta (2,619"), de havos-am-Platz à Svlsanna.

d) — La route de Fluêla (2,392"), de la haute vallée de Davos à Sûss. La vallée de Davos, le Landwasser et lejs gorges de l'Albula sont

séparés de Coire par un massif élevé (2,900"), qui est contourné par une bonne route, celle qui remonte le PrsBttigau, franchit le col de Laret (1,627"), suit le Landwasser, le col de Schyn et descend la vallée du Rhin. Le massif n'est franchi que par la route de la Lenzer Heide (1,551"), de Coire à Tiefenkasten, et par le sentier muletier du Schanfiggthal et du col de Strela (2,377"), de Coire à Davos-am-Platz.

Entre l'Engadine et l'Italie ou le Tyrol existent quatre grandes routes communicaet plusieurs sentiers : Ved^^I

a) — La route de la Maloja (1,811"), qui fait communiquer la haute En- ^^y^^l^J^^ gadine avec Chiavenna par la vallée de la Maïra ou Val Bregaglia ; les lacs vintacbgau. et les villages de la haute Engadine sont à une altitude de 1 ,800 mètres, en sorte que le col forme une espèce de falaise, et que la route, sans avoir gravi de pente raide, descend par de nombreux lacets vers le Val Bregaglia ; ce passage a toujours été très fréquenté et la route a toujours été entretenue depuis l'époque romaine.

6) — La route de la Bernina (2,333"), de Samaden, dans l'Engadine, à Tirano, dans la Valteline, par Pontrésina et Poschiavo; elle n'a que 4 mètres de largem* comme plusieurs routes des Alpes.

c) — La route de TOfen-Pass ou du col de Buffalora (2,148"), ouverte seulement depuis 1872, de Zernetz, dans VEngadine, à Glûms et à Mais dans le Vintschgau (haute Adige) , sur laquelle viennent s'embrancher plusieurs sentiers : l'un au sud, celui du Wormser Joch ou de VUmbrail--

Pass, part de la quatrième cantonade de la i*oute du Stelvio et aboutit à Sancla-Maria dans la vallée de Munster, où il rejoint la route de TOfen- Pase; d'autres au nord établissent des communications faciles entre la haute vallée de Munster et le Val de Scarl; ils aboutissent à Schuls dans la basse Engadine. L'Ofen-Pass peut être tourné au sud par un sentier qui s'embranche sur la route à Buffalora, un peu avant la montée du col, et qui conduit à Sancta-Maria par un col élevé de 2,354 mètres et le Val da Fraele.

d) — Le sentier du col de Sur-Sass (2,357°"), de Sur-En, dans la basse Engadine, à Mais sur TAdige ; il permet d'éviter les défilés de Martiusbriick et de Nauders, que franchit à sa sortie du territoire suisse la roule du col de Reschen, mais il est assez difficile.

e) — La route du col de Reschen (1,493*"), de Martinsbruch ^^lt Nauders à Mais et à Glûrns dans le Vintschgau.

La route de l'Ofen-Pass marque la ligne la plus directe poiu» se rendre du plateau suisse dans la vallée de l'Adige par Zurich, le lac de Wallenstadt, le seuil de Sargans, la vallée de la Landquart, le col de ^luëla et celui de Buffalora ; elle suit ensuite l'Adige et descend à Trente et à Vérone.

Au nord de la basse Engadine et du Prœttigau, s'élèvent plusieurs massifs presque entièrement formés, dans leur partie la plus élevée, de granit et de gneiss, qu'on peut, à cause de leur hauteur et de la nature de leurs roches, rattacher aux Alpes principales ; ils s'étendent jusqu'à la route de VArlberg qui va de Feldkirch à Landeck. Ce sont : siivretia. T Lemasslf du Silvretta, qui fait suite à la chaîne de TAlbula, depuis le col de Fluëla jusqu'au coude que forme l'Inn à Landeck ; il renferme de grands glaciers et n'est traversé que par de rares sentiers, à peine praticables aux fantassins, qui mettent VUnter-Engadine et VOber-Innthal en communication avec le Patznauner Thaï ; ses principaux sommets sont le Piz Linard (3,416'»), le Flucht-Uorn (3,396"), le fiur/ce/- Aop/* (3,030'"), le Gribelle-Kopf.

Riiœiicon. 2^'Le contrefort du Rhœticon ; il s'étend du Silvretta-Pass à la vallée du Rhin qu'il resserre au défilé de Trubbach; il sépare les Grisons du Vorarlberg, c'est-à-dire la Suisse de l'Autriche ; son massif le plus élevé est celui de la Scesaplana, dont l'altitude est de 2,970 mètres. Aucune route ne traverse cette chaîne, mais de nombreux sentiers font conununiquer le Prxttigau (vallée de la Landquart) avec la vallée de Montafon (111) ; ils furent suivis en 1799 et 1800 par les troupes autrichiennes et françaises.

3*^ Le massif de gneiss qui est compris entre la vallée de Montafon, le

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