TURKESTAN
nomades de Tarcomans, pasteurs grossiers qui s’adonnent au brigandege.
MonTAGNEs.—Les monts Bolor à l’%., st l’'Hindou khouch s'élève sur la frontière méridionale du Tur kestan.
Rivières Er Lacs,—Le Turkestan est tout entier sur le versant occidental de l'Asie, maïs ses eaux appartiennent à deux principales subdivisions naturelles : le bassin de la mer d’Aral et celui de la mer Caspienne. T°-rmi les tributaires de la mer d’Aral, on remarque le Djihoun (Oxus) et le Sihoun (Iaxartes). La mer L'aspienne ne reçoit, dans cette contrée, aucun cours d’eau considérable,
La mer d’Aral, qui baigne le N.de cette contrée, n’est qu’un grand lac, qui probablement communi: quait autrefois avec la mer Caspienne. Elle renferme beaucoup d’îles, surtout dans la partie méridionale.
VILLES PRINCIPALES.—Boukhara, sur le Sogd, affluent du Djihoun, ville très-commerçante, célèbre par ses nombreux colléges et peuplée de 150,000 habitants ; Samerkand, à l'E. de Boukhara : cette ville, sous Tamerlan, fut la capitale de l’un des plus vastes empires du monde, aujourd'hui elle est rem-
lie de ruines ; Balkh, au S.; Khokhan, sur le Sious ; Khiva, sitnée sur un canal dérivé dn Djihoun, C’est la résidence d’un khan qui reconnaît le protectorat de la Russie,
Crimar, Sor Er Pronucrions.--Le climat eat tempéré. Le pays se compose en grande partie de steppes ; on y trouve quelques cantons fertiles, Les habitants ne manquent pas d'industrie, mais ils sont surtout très-adonnés au commerce,
PoruLATION ET RerziGron.—La papulation du Turkestan se compose d’environ 8,000,000 d’âmes, mélange de Mongols et de Turcs ; elles sont com. prises généralement parmi les nations tatgres, cepen:
dant plusieurs sont purement turcs. Ils sont musul. mans Sunnites.
GOUvV&RNKMENT.—On y compte une foule d’états de toutes dimensions dits khanats, dont le gouverne. ment est une sorte de régime patriaroal,
GÉOGRAPHIB HISTORIQUE, ——Une partie de cette contrée, au N., remplace une certaine étendue de l’ancienne Scythie en deça de l'Imaïüs, habitée par les Massagètes, les” Issidons, les Argippéens ; le Æharism tire son nom des anciens Æhoras: miens ; la Boukharie, qui portait anciennement le nom de Transoriane et celui de Sogdiane, devint, après la conquête d'Alexandre, une province de l'empire grec de Bactriane, Ce pays et les territoires voisins devinrent, au moyen âge, le Mavarennahar, siége principal de l'empire de Tamerlan,
C’est du Turkestan que sont sortis les //uns, les Alains, les Turcs et autres peuples belliqueux qui sont allés se fixer dans quelques-unes des plus belles parties de l’Asie occidentale et de l’Europe méridionale,
L'empire de Boukhara avait malheureusement pour voisin, depuis quelques années, le Tzar, et il s’est vu réduit à la triste alternative de sc placer sous le protectorat d’Alexandre IT, ou d’éntreprendre contre lui une lutte à outrance, C'est à ce dernir parti qu'il s'est résolu, Une grando bataille a été livrée entre les Russes et les Boukhariens : ces derniers ont été battus, l’émir a péri dans la lutte, et les Russes ont pris possession de Boukhara. A la suite de cette victoire, une des plus célèbres cités de l'Asie centrale, Sa: marcande, la ville sainte par excellence, a été occupée par un corps considérable de Russes. Désormais l’on peut diro
ue l'Asie centrale ne compte plus un seul Etat réellement indépendant,