‹ Géographie (volume 2)Chapitre 12 sur 104 · BAS-TURKESTAN ET TOURAN · texte numérisé non relu

BAS-TURKESTAN ET TOURAN

Dans son acception la plus large, le Turkestan comprendrait toutes les contrées qu'occupent dans l'Asie Centrale les tribus de race turque, environ oOO millions d'hectares, avec iO millions d'iiabitants. Le Turkestan Oriental a été soumis à la Chine et vient de se libérer ; le khanat de Kouftdouz obéit aux Afghans; les Kirghises et autres peuplades ont accepté la suzeraineté russe, qui s'estaussi récemment imposée au khanat de Taclikcnd et à Samarcande. Le pays restreint appelé Turkestan porte aussi le nom de Tarlarie Libre ou Grande Boukharie.

Le Turkestan, Bactriane et Sogdianc des Crées, a pour limites Il mer Caspienne, les monts que les anciens nommaient Paropamisus, la paroi grandiose du Grand Plateau d'Asie et une ligne fictive irrégulière du côté des nouvelles acquisitions russes. Depuis la perte des klianats de Koundouz et de Tachkend, et d'une partie de la vallée de Samarcande, sa surface est descendue à 1 00 -120 raillions d'hectares, deux fois la France. IMiysiquement, il se partage en deux régions : la montagne et la plaine ou Touran, celle-ci deux fois plus vaste que celle-là, l'une et l'autre reliées par le cours de deux grands fleuves, le Sir et l'Amou.

Les monts où se forment le Sir et l'Amou paraissent avoir été l'une des premières étapes de la race supérieure qui conquit l'Lurope, abrorbant ou détruisant des aulochthones moins beaux, moins forts, moins intelligents et plus mal armés. Dans aucun des cantons du globe où son destin l'a l'ousséo, cette race des Arya> n'a rencontré de montagnes plus austères que l'entassement d'où ruissellent les sources des deux llcuves touraniens : l'Indou Koh, le Bolor, le steppe de Pamir ou Toît du Monde, les monts Thian-Chan ou Célestes. Neiges et glaces de pics hautains montant à ii.UOO, C),00(», peut-être à 7,000 mètres et plus, ruisseaux des montagnes moyenne-, le Sir «t l'Amou reçoivent tout dans leur lit rapide. Pourtant, à la sortie de leur bassin d'oi-i^ine, ils roulent heancoup moins d'eau qu'on l'attendrait de Iclévation des chaînes nourricières; cela parce que

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