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AUSTRALIE MÉRIDIONALE

A l'ouest de Victoria, sur le mOmc rivage, l'Australie Méridionale contient, dans ses limites primitives, à peu près cent millions d'hectares. Les explorateurs qui ont fouillé le centre du continent, souvent au prix de leur vie. et reconnu les

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premiers la zone littorale du nord étant dos Australiens da Sud, la colonie s'est annexé le TERRITOIRE DU NORD, sur lequel se tente en ce moment mOine la colonisation. L'adjonction de ce territoire, vaste de 253 millions d'hectares, rend absurde le nom d'Australie Méridionale, puisque la plus grande masse des terres de la province appartient maintenant au nord du continent. Le nom d'Australie Centrale vaudrait mieux, car le centre de la partie du monde est en môme temps le centre de gravité de IT^lat, mais si l'essai d'établissement réussit dans le nord, le Territoire ne tardera pas à s'ériger en pays indépendant.

Avec le Territoire du Nord la surface de la colonie monte à 351 millions d'hectares, presque la moitié de l'AusIralii' et prc's de sept fjis la l'rance. Le dixième seulement de celte immensité peut supporter le laboureur et le berger; il n'y a de bons districts que sur la côte; tout l'intérieur, mOme fort prés du rivage, ne comporte guère que des déserts mouchetés de pAtures en temps pluvieux et grillés en temps sec; les lames d'eau pompeusement appelées lacs, le lac Torrens, le lac (iardner, le lac l'^yre, ne sont que des marais, les uns en plaine, les autres dominés par des coteaux.

La colonisation de l'Australie Méridionale a commencé en 1836. Elle s'est rapidement propagée, malgré la rareté des sols excellents, parce que l'espace s'ouvre à l'infini devant le colon et que l'air est d'une très-grande siccité et d'une salubrité parlaile. Toutes les plantes de l'Kurope tempérée cl de l'Lurope méridionale réussissent dans l'Australie du Sud ; le blé, nos fruits, nos légumes, la vigne, l'olivier, l'oranger y prospèrent sous la main de paysans presque tous anglais ou irlandais, A l'exception d'une dizaine de milliers d'Allemands. Les montagnes regorg(Mit de métaux, particulièrement de cuivre.

La population, (le langue anglaise, généralemeni de religion protestante, monte plus lenlenient qu'il Victoria, mais sûrement, car la principale cause d'accroissement réside, ainsi que dans les autres colonies anglo-australes, dans la [prépondérance considérable des naissances (iO à \:\ pour 1,000) sur les décès (15 à 18 pour 1,000). L'immigration du Iloyaume-L'ni ondes autres provinces australiennes est combattue par la conlrû

émigration. Le nombre des habitants ne dépassait guère 20,000 en i845 il approche maintenant de 200,000.

La capitale, Adélaïde (28,000 hab.), à 12 kilomètres de Port-Adélaïde, sa place marine, s'étend sur le bord du petit fleuve Torrens, près de la base des monts Lafli (800 met.).

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