‹ Géographie (volume 2)Chapitre 4 sur 104 · DANEMARK · texte numérisé non relu

DANEMARK

Au sud de la Sui\le et de la Norvi'gc, le Danemark, pays Scandinave comme elles, entretient un peu plusde 1,800,00 'habitants, i\ peu pri's la population de Paris, sur una surface de 3,800,000 hectares, quatorze fois moindre que la France. Il se compose d'une partie insulaire, riche et peuplée, et d'une partie continentale, moins fa\ori?ée, mais formant les deux tiers du royaume.

Avec ses dépendances, la féconde Ile de Seeland ou Zélande dépasse 700,000 hectares et contient in.i.OOO iiabitants. Le Suittly bras de mer qui n'a pas i kilom. de largeur au poiril le plus étroit, la sépare do la lotc méridionale de Suéde. Si l'eau salée baissait de 20 métrés, SceKuid de\iiMHlrail ferre suédoise. Les autres îles sont : au sud de Seeland, Laaland et Falster; au loin, dans la mer IJalliquc, entre la pointe de la

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Suùde et la Poméranie, Bornholm ; tou l près, à l'ouest, de l'autre côté du détroit du Grand-BeU^ encombré de bancs de sable, la Fionie ou Funen (340,000 hectares; 220,000 habitants). Cet archipel n'a point à s'enorgueillir de sites extraordinaires et de montagnes sublimes ; il ne porte que des collines peu élevées, mais ces collines revotent des formes gracieuses, leurs gazons sont admirablement verts, et sur leurs chaînes montent et descendent jusqu'à de jolis petits lacs, de superbes forûls de résineux, tels que le sapin, et d'arbres à feuilles caduques, surtout des hôtres. Les îles danoises semblent faites pour inspirer de charmantes idylles. Le grand reparaît^ comme toujours, sur les plages de la mer.

Le Petit-Beltj voie marine large de 1,750 mètres seulement à l'endroit le plus resserré, sépare l'île de Fionie du Jutland 2,500,000 hectares, 700,000 habitants), portion septentrionale de la presqu'île germano-danoise. La partie méridionale et la racine de cette péninsule, le SlesAvig-Holstein, pays récemment encore danois, dépend aujourd'hui de la Prusse, depuis une annexion violente, prélude de tous les dénis de justice que « l'honnête et bonne Allemagne » s'est juré d'accomplir par la ruse et la force. Le Jutland a des fiords comme la Norvège : tel le Lymfiûrd qui s'ouvre sur la mer du Nord et court si loin vers l'est à la rencontre de la mer Danoise, qu'il communique maintenant avec elle, à la suite d'une conquête faite par les flots sur le rivage oriental. Mais ces fiords ne sont pas étranglés dans les montagnes, avec des cascades prodigieuses,- et des glaciers pour arrière-fond. 11 n'y a que des collines dans le Jutland: la plus haute s'élève dans les environs d'Aarhus, à 175 mètres seulement. Toutefois, c'est le Mont- Blanc du Danemark. A l'est de la presqu'île jutlandaisc, le long du Belt et du Cattéyatj se déroulent de bonnes terres, de belles moissons, des bois. Au centre et à l'ouest jusqu'à la mer du Nord se suivent à perte de vue les landes, les sables, les dunes dépossédées de leurs vieilles forêts.

Les Danois ressemblent à leurs autres frères Scandinaves par l'énergie, par la ténacité et' au besoin l'audace, par l'amour de la famille, par beaucoup de goût pour l'étude et un grand penchant aux idées religieuses et mystiques. Descendus de

tribus aventuriùres, de souchu gothique, qui se fi.YLTcnt au Ve siècle dans les îles du Bell, et plus lard dans la péninsule jutlandaise, qui s'appelait alors ChersonèseCiinbrique, ils Irouvùrent devant eux des Celtes et des Finnois avec lesquels ils se inûlùrcnt sans doute, comme dans la suite avec des immigrants saxons, frisons, hollandais. Les Danois professent le christianisme luthérien. Leur langue, sœur du suédois, bien moins belle et sonore, est aussi l'idiome national des Norvégiens, de 13o,000 habitants du Sleswig septentrional arrachés par la Prusse à leur patrie malgré tous leurs vœux, enfin celui d'une dizaine de milliers de Blancs et de métis d'hisquiuiaux sur les côtes du (jroenlaud.

Copenhague (180,000 hab. ; 200,000 avec Frédériksborg), capitale du pays et port de l'île de Seeland, longe de ses quais un bras du Sund. Klle a perdu son importance comme cité maritime, mais elle reste le centre de la vie sociale, politique et scientilique du Danemark : à elle seule, elle renlorme le diziéme de la population du royaume ; les autres villes n'ont aucune influence sur le développement national. C'est le Paris du Danemark. Son nom danois est Kircbenhavn.

AJ500-2000 kilom. de Copenhague, une quatrième nation Scandinave \it isolée, sous un climat diflicile, dans une Ile voisine du cercle polaire, entre l'Lurope et l'Amérique, au sein d'une mer froide où se rencontrent le Ilot de l'Atlantique et celui de l'océnn Cl.u ial du ni)rd.

L'ISLANDE se trouve deux à trois fois plus près des côtes gelées du CrotMiland (Amérique), que des fiords brumeux de l'Fcospe. F-lle appartient au Danemark. Kn s'y rendant, de Copenhague, î(!s navin's touchent aux îles Fœrœer, pauvre archipel danois de 2.") îles quasi-inabord;rbles. montagneuses, presque toutes basaltiques. L'orge n'y mûrit qu'une fois sur trois, mais les lacs n'y gèlent point. La mer, quiniluence le Courant du Colfe, lénifie leur climat. LUes en ont besoin, étant sous le 62* degré boréal. La moyenne de l'hiver y approche encore de -f 4».

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