‹ Géographie (volume 2)Chapitre 53 sur 104 · ÉTAT LIBRE D'ORANGE · texte numérisé non relu

ÉTAT LIBRE D'ORANGE

L'Ktat-Libre fut peuplé d'abord de Roèrs fuyant Natal où les Anglais venaient d'arborer leur drapeau délesté ; il s'accroît par l'accession continuelle de colons hollandais du Cap. Les Anglais n'y sont pas très-nombreux, mais ils y ont beaucoup d'influence, et leur langue partage l'empire avec le hollandais dans les villes de la république.

Sur des plateaux élevés, où il fait légèrement froid le malin dans la saison qui répond à notre hiver, l'État-Libre lutte contre un soleil dévorant, et surtout contre le manque de pluies : la dessiccation qui empièle dans l'Afrique du sud y sévit au détriment des affluents de l'Orange. La fortune du paya repose sur les bôles à laine, et il y a près de trois millions de moutons dans la République. Sur cent mille habitants au plus, policés ou nomades, les Blancs, de religion réformée, comptaient pour un quarl .'n int la découverte des mines d'or et de diamants qui transforme en ce moment le pays. Les indigènes sont »Mi majorité des Haslards parlant le hollandais. On estime X 3j,000 le nombre des habitants sédentaires.

Blœmfontein (Fontaine des Fleurs), capitale, i\ 1,100 kilom. du Cap, n'est qu'un bourg de 1,200 habitants. Sa source au

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