‹ Géographie (volume 2)Chapitre 65 sur 104 · AMÉRIQUE. — COLOMBIE ANGLAISE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE. — COLOMBIE ANGLAISE

Vis-à-vis de l'embouchure du Frazer, Noulka, nommée autrefois île de Quadra et Vancouver, s'appelle aujourd'hui simplement Vancouver. Avec ses 432 kilomètres de longueur,, ses 60 à 80 kilomètres de largeur moyenne, elle enserre environ quatre millions d'hectare?, mais la population ne dépasse pas d 5,000 individus, les Indiens compris. Là aussi le progrès est très-lent, presque insensible. Dans Vancouver et la Colombie réunies il n'y a pas plus de dix mille Blancs.

Par sa côte, Vancouver ressemble à la Colombie anglaise. De très-nombreux inleis s'y enfoncent profondément dans les terres, mais ils ne se terminent jamais par des glaciers, ainsi qu'il arrive souvent aux fiords du continent qui fait face et qui poite des monts autrement élevés que ceux de l'île. Des richesses métalliques énormes, bien qu'on soit loin d'avoir reconnu tous les gîtes, d'abondantes mines de houille, de beaux bois de construction, des forêts de sapins et de chênes, les pêcheries du rivage, un climat charmant en été, doux, humide et presque sans neige en hiver, assurent à Vancouver un avenir que l'agriculture seule ne lui vaudrait pas, car des chaînes très-pauvres en terres cultivables occupent la plus grande partie de l'île. A part cela, le sol et le climat s'y prêtent à tous les produits de la zone tempérée.

Dix mille Indiens au plus, fractionnés en tribus nombreuses, et parlant trois langues, sans compter les dialectes, se tiennent sur le rivage et dans quelques vallées de l'intérieur. Ils diminuent avec une rapidité sinistre.

Victoria, la capitale de l'île, et en môme temps de la Colombie britannique, — car les doux colonies ne font qu'une seule province depuis 1866, — s'allonge au bord d'une crique inaccessible aux grands bâtiments. On eût dû mettre le siège du gouvernement à Esquimault, port superbe, à 6 kilomèlrea de Victoria

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