‹ Géographie (volume 2)Chapitre 93 sur 104 · SAINT-PIERRE ET MIQUELON · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE ET MIQUELON

Dans l'Amérique du Nord, nous avons perdu le Canada et la Louisiane, tout un monde, mais avons gardé Saint-Pierre et Miquolon, 21,000 hectares et 3,000 habitants.

Tout prés de l'île de Terre-Neuve et du banc de Saint- Pierre, fréquenté par les morues, non loin du grand banc de Tcrre-N'juve, à (i,(i70 kilomètres de Brest, les trois couleurs llotteulsur ce débris d'un empire vingt fois plus grand que la France. Miquelon comprend deux îles de granit recouvertes de tourbe : la Grande-Miquolon et la Petile-Miquelon ou l.aiiglade, réunies depuis 1783 par une langue de sable. Saint-Pierre, beaucoup plus petite, mais trois fois plus peuplée, est aussi un ilôt de granit.

Malgré leur exiguité, Saint-Pierre et Miquelon nous rendent de grands services par l'aide qu'elles apportent dans la saison à nos pécheurs de morue ; le mouvement des navires, la pOche, la salaison, donnent alors une prodigieuse animation à ces pauvres îles au sol indigent, au climat dur, mais trés-sain.

Saint-Pierre, chef-lieu, dans l'Ile du même nom, a pour

horizon des collines basses portant un bois do sapins miscroscopiques : la cime des géants de celte forêt du Nord arrive à peine à l'épaule d'un enfant.

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