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PERSE OD ÉRAN

BRAHOUISTAN. — AFGHANISTAN. — HÉRAT

Plateand'Éran.gprandsdéserls salés on sablonnenx. l^'Elboors. — Le plateau d'Iran ou d'Éran s'étend de la Caspienne à la mer des Indes, de la crête des monts qui s'abaissent vers le Tigre à Ja tranche de ceux qui dominent la vallée de Tlndus. Dans ces limites, et sans y faire entrer les bassins de l'Amou et de la Sir, qui furent aussi terres éraniennes, l'Éran couvrirait environ cinq fois la France ; il a 250 à 275 millions d'hectares dont la Perse moderne prend plus de la moitié, 150 à 175 millions : celle-ci occupe l'occident de l'ancien Éran; l'orient, démembré, a formé trois États indépendants, le Brahouistan, l'Afgha* nistan, l'Hérat.

Cerné de montagnes qui aiTêtent les vents de la mer, rÉran, dans l'ensemble, est un plateau sec ; il n'y pleut presque jamais, ni de la mer Caspieime, ni de l'océan Indien ; l'horizon y est limpide, les cieux sereins. Des vents fougueux tombent souvent des hautes cimes, mais au lieu de nues bienfaisantes, ils amènent en hiver un air glacé, quelquefois des tourmentes de neige, et en été des tourbillons de poussière. Au pied des Alpes du Kourdistan à l'ouest, à la base des monts Elbours au nord, l'eau des sources entretient, sur la haute plaine, des jardins, des champs de riz, des sillons à céréales, des prairies ; dès qu'on avance vers le centre du pays, le désert

envahit de plus en plus le plateau avec sa netteté d'horizon, mais aussi avec la tristesse de ses solitudes, le poudroiement de ses arènes, l'éclat pénible de ses lacs salins, bus fors le sel par l'astre de l'été. Des cyprès, des peupliers, des chinar ou platanes annoncent de loin le basfond, le canal, rarement la fontaine vive où boit un village fait de boue, visité tous les ans par la fièvre qui sort des eaux croupissantes. Parfois s'élèvent des nuées de poussière, il en sort des escadrons de cavaliers turcomans qui brûlent les villages et entraînent à coups de sabre les villageois vers les marchés d'esclaves du Turkestan, si toutefois, depuis les dernières victoires des Russes dans l'Asie centrale, ces marchés de chair humaine sont encore ouverts aux assassins du Steppe. Souvent des ruines massives, des murs de palais, des restes de jardins superbes, de vastes décombres ramènent le souvenir des grandes villes qui brillaient dans l'Éran, quand son peuple n'avait pas perdu de son industrie par le mélange avec les Arabes et les Turcs, quand ses plaines étaient mieux arrosées, tant du fait de la nature que du fait de l'homme, quand ses vallées étaient plus habitées, ses collines plus vertes avec plus de bois.

L'un des plateaux les plus laids, les plus stériles de la Perse, est le Decht-i-Kouvir ou Grand Désert Salé, au sudest de Téhéran, au nord-est d'ispahan. De cette morne solitude, les Guébres ou adorateurs du feu, les misérables descendants des Perses de Cyrus et de Ghosroès, espèrent voir sortir un jour, en vengeur, en conquérant, en pontife, leur dernier roi Yezdegerd, détrôné par les envahisseurs mahométans. Le triste mot de dechty qui signifie en même temps plaine et désert, n'est pas rare dans l'Orient éranien : on y trouve, par exemple, le Decht-i-Lout ou Désert du Sel, et le Decht-i-Naoummed ou Désert du Désespoir. D'autres solitudes haïssables s'appellent du nom de daria, qui veut dire mer : tel est le Daria Kabir ou Grande Mer de Sable.

Le plateau d'Éran est partagé en deux par la chaîne très-longue et très-élevée où règne le Koh-i-Hazan

(4 552 mètres), chaîne qui sépare Ispahan de Yezd, et qui commence dans le pays de Bampour, non loin du golfe Pereique, pour s'achever dans les environs de Koum, non loin de Téhéran. L'altitude de ses plaines vMÎe entre 650 et 2950 mètres, avec une moyenne de 1 200 mètres. L'hiver y est aussi dur que dans les départements les plus froids de la France, sous une latitude éçale à celle de l'Algérie et du Sahara septentrional, tandis que les étés y suffoquent par la chaleur du crel, le calme de Tair et la réverbération des rayons sur les dunes, les collines de pierre et les terres salées sans ombre et sans ruisseaux.

Les montagnes fermant au plateau persan l'accès de la Caspienne se lient au massif arménien, là où l'Ararat (5171 mètres) darde sa pyramide sur la triple frontière des Russes, des Turcs et des Perses. Le Savalan, dans la province d'Azerbaïdjan, entre la mer Caspienne, le lac Ouroumia et le cours de l'Araxe, dépasse de trois mètres la hauteur du Mont-Blanc, s'il est bien vrai qu'il atteint 4 815 mètres. Juste au nord de la capitale du royaume, dans la chaîne de l'Elbours, entassée entre le plateau de la Perse et le lac Caspien, le Démavend (5 628 mètres), volcan neigeux qui a fermé ses fournaises, domine avec grandeur l'horizon de Téhéran. Cette magnifique montagne n'a que 52 mètres de moins que le pic suprême du Caucase.

L'Elbours, Olympe éranien plus vjeux que l'Olympe des Hellènes, est l'Albordji du livre sacré des anciens Perses, la mère de tous les fleuves terrestres, nés de l'inépuisable source d'Ardouissoura : cette fontaine, issue du trône divin, était plus puissante que la fontaine de Jouvence cherchée par les conquérants espagnols de l'Amérique; elle ne rendait pas seulement la jeunesse, les morts revenaient à la vie en buvant son eau bienheureuse; elle baignait le Paradis persan, entre des tapis de fleurs et des arbres merveilleux. Aujourd'hui l'Elbours, loin de faire descendre dans la plaine des eaux éternellement vivi-

fiantes, prive TËran des pluies du Nord et lui enlève ainsi des milliers de ruisseaux. 11 est des savants qui disent que l'Albordji sacré, le « nombril de la Terre, w n'est pas TElbours, mais le Pamir : alors le large fleuve que cette légende y fait naître, TArvand, serait la Sir ou TAmou.

Entre TElbours, aux flancs forestiers, et la plage Caspienne, s'arrondit en arc de cercle une bande peu large de terres fécondes, bien arrosées par les torrents, souvent mouillées par les pluies et entrecoupées de forêts à tigres ; une végétation puissante y fleurit, le palmier y croît, mais la fièvre paludéenne y sévit et des tremblements de terre y secouent parfois rudement les villes.

Au nord-ouest, à l'ouest, les monts du Kourdistan et du Louristan sont égayés par les ébats de charmants ruisseaux; ils fournissent des eaux intarissables, d'un côté au Tigre et au Chat-el-Arab, de l'autre au plateau d'Ëran avec lequel ils contrastent par la grandeur de leurs gorges, la grâce de leurs vallons et la fraîcheur de leurs sommets : là se lève TElvend, haut de 3563 mètres. Au midi, dominant les « jardins de roses » de Ghiraz, des chaînes sèches, prodigieusement stériles, hormis dans de rares oasis, barrent aux habitants du plateau le chemin du golfe Persique; au pied de leur versant méridional, tellement roide que les sentiers s'y nomment des échelles, s'étend, jusqu'au golfe Persique, un mince littoral grillé par des soleils excessifs, des sables volants, des vents torrides : pays fiévreux que les Persans appellent Guermesir.

Les PersaDS, lear passé, lenr présent* Ijenr langue. Les «nébres. — L'Éran est une contrée historique. Sa nation naquit du même sang que les Blancs d'Europe et tint longtemps la première place en Orient par ses victoires, sa puissance et son luxe. A les voir aujourd'hui si oubliés, si indolents, si misérables, sous leur climat dur, sur leur terre avare et sèche, qui dirait que les Persans, ces fiancés de la famine , ces hommes foulés chez eux et méprisés au dehors, descendent d'un peuple qui do-

mina l'Asie il y a vingt-quatre siècles ? A peu près i^icon-

Types persans.

nus jusqu'alors, les Perses, sous Cyrus, éclatèrent tout à

coup dans le monde; ils domptèrent la reine des cités, la fière Babylone, régnèrent de Tlndeà THellespont et voulurent asservir les îles et presqu'îles de FEurope qui faisaient face, à travers mers et détroits, à leurs satrapats de l'Asie. Leur empire dura deux siècles, jusqu'aux victoires du Macédonien. Il n'était psfe fait pour vivre plus longtemps : la brutalité des armes l'avait composé de cent peuples ennemis séparés par des monts, des déserts, des climats opposés. Et sans compter le susien, larménien et les idiomes de beaucoup de petites nations , il avait trois langues reconnues officielles, qu'on retrouve, chacune traduisant les deux autres, sur les rochers ou les tables de pierre de ces inscriptions cunéiformes dont les lettres en fer de lance racontent les vains triomphes de tel ou tel des « grands rois » qui s'assirent sur le trône de Cyrus. La première est le persan; la seconde est le mède, idiome turc; la troisième est l'assyrien, verbe sémitique.

Les Persans, qui s'appellent eux-mêmes Tadjiks, mot qui signifie les invaincus ou les invincibles, se mêlèrent à l'histoire de la Grèce, qui les humilia ; à celle de Rome, dont ils arrêtèrent la marche vers les Indes ; à celle des Arabes, qui leur portèrent une religion nouvelle, et plus tard à celle des Hindous, des Mongols et des Turcs.

Si, quand il en était temps encore, un audacieux capitaine, de la race de ceux qui dictent l'avenir, avait porté la capitale des Persans sur la route des hauts plateaux éraniens aux champs bas arrosés par l'Oxus, vers Hérat par exemple, il aurait peut-être indissolublement uni les Tadjiks de la Sir et de l'Amou à ceux de l'immense tertre qui va des cols d'où les vieux héros de la nation tombèrent sur Babylone aux passages d'où les Pei^sans modernes sont descendus sur l'Inde. Ces frères maintenant perdus auraient repris l'ascendant sur les Turcs qui les houspillaient, et la Perse comprendrait aujourd'hui Éran« Touran et Pamir, le plateau salé des Tadjiks, les deux fleuves araliens et leur part de la Coupole du Monde.

PERSE. m

Un proverbe turc dit: «Il n*yarien au-dessus du jeune homme persan et du cheval moldave. » Et, en effet, les Persans sont d'une grande beauté. Ils ont reçu, de gré, de force, beaucoup d'éléments arabes ou turcs, et ce peuple brillant d'esprit, cette race lettrée et polie semble avoir perdu par ces^ alliances. Les Persans d'aujourd'hui sont en décadence comme tant d'autres nations orientales (et môme occidentales); ils s'en vont de maladies difficiles à guérir : l'indolence, l'intolérance, la bassesse envers les grands, le respect de la force, l'hypocrisie, l'amour de paraître.

Les Persans ne peuplent pas seulement la Perse : ils forment la majorité dans les khanats du bas Turkestan, la moitié de la population de l'Afghanistan et du pays d'Hérat; on en trouve aussi beaucoup dans l'Asie Mineure; enfin les Afghans et les Béloutchis parlent des idiomes parents de la langue pereane.

Le persan est le fils dégénéré du vieux perse, langage ayant la fraternité la plus intime avec celui qu'employa Zoroastre, avec le zend, qui se parlait dans l'est du plateau, tandis que la lan^e des vaincus de Marathon régnait dans l'ouest de l'Eran. Étant frère du zend, il était frère aussi du sanscrit. Il a perdu tant de nobles formes, il a bu tant d'éléments étrangers, tant d'arabe et tant de turc, il s'est souillé de tant de mots disparates, qu'on a pu l'appeler l'anglais de l'Orient ; mais il a produit, surtout en poésie, une vaste littérature qui a fait les délices des Orientaux, et par les chefs-d'œuvre d'Hafiz, de Firdousi, de Saadi, il a pénétré comme langue littéraire dans toute l'Asie avoisinante, à peu près comme le français en Europe- C'est à Chiraz qu'on le parle avec le meilleur accent.

Il n'y a pas encore deux cents ans, c'était un des langages les plus répandus du monde : on l'employait de préférence dans les splendides palais du Grand Mogol; il avait cours dans tout l'empire Hindou comme langue politique , littéraire et sociale ; les lettrés et les hommes

de haut rang le comprenaient et le parlaient dans les pays musulmans, de Gonstantinople au golfe du Bengale, du golfe Persique à la mer d'Aral et aux bastions du Bam-i-Dounya. Ces jours de gloire sont passés : dans Tlnde le persan recule très-rapidement devant Thindoustani; on Toublie de plus en plus dans toute l'Asie turque; hors de la Perse, où même le turc gagne sur lui, il ne lui reste guère aujourd'hui, sauf toujours une certaine royauté littéraire, que l'Afghanistan, où il a rang de langue policée, et le Turkestan occidental, où il est parlé par de nombreux Tadjiks, concurremment avec les dialectes turcs, et maintenant aussi avec le russe.

Les Kourdes, parents des Tadjiks, peut-être par l'origine, plus sûrement par le langage, vivent dans les Alpes du Kourdistan. De nombreuses tribus turques rôdent dans le nord-est ; de l'une d'elles sort la dynastie régnante. La côte du golfe Persique est peuplée d'Arabes.

La Perse a le dixième de son sol en culture, un autre dixième en prairies, un vingtième en forêts ; le reste, les trois quarts, n'est que désert, sables, pierres, roches, fonds de sel, eaux et marais. Elle renferme cinq millions d'habitants au plus, trente pour cent de citadins, trente pour cent de nomades, quarante pour cent de cultivateurs. Il y a peut-être trois millions de Persans, un million de Turcs et de Turcomans, 400000 Kourdes, 300 000 Arabes et autant d'Arméniens. 2 500 000 de ces hommes parlent persan, 1 500 000 usent de dialectes turcs dans l'Azerbaïdjan et le Khorassan, et en général au nord de la route de Téhéran à Hamadan ; dans la capitale même, le turc est d'un usage très-fréquent; sur le golfe persique l'arabe domine. Dans l'Arménie persane, c'est-à-dire dans les vallées tournées vers l'Araxe, l'arménien n'est pas encore oublié.

La Perse a produit une des religions de l'antiquité, celle de Zoroastre et des livres sacrés du zend, qui consiste extérieurement dans l'adoration du soleil. Seuls, les Guèbres ou Parsis, descendants les plus directs des an-

ciens Perses, ont conservé ce culte; ils ne sont pas même

8000 dans leur antique métropole, mais ils forment, hors

de rÉran, des clans commerçants d*une intelligence rare; on les trouve à Bombay et dans d'autres grandes villes de l'Inde, dans Tîle de Ceylan, sur la côte arabique de la mer Rouge, à Aden, en Turquie d'Asie, sur la côte orientale d'Afrique, à Port-Louis (dans l'île Maurice), à Londres, ailleurs encore. L'immense majorité des Persans appartient au chiisme, secte musulmane qui abhorre encore plus les sunnites que les chrétiens ou les idolâtres : les sunnites. Turcs, Égyptiens, Barbaresques, sont cependant aussi de bons mahométans, des « hommes du Livre ^ ); Mais l'humanité est ainsi faite qu'on s'y déteste plus entre voisins qu'entre étrangers.

¥iiies. — Téhéran, capitale depuis 1798, sur un plateau, en vue du Démavend, à 15 kilomètres du pied de î'Elboui's, à 110 de la Caspienne, s'est établie à 1 128 mètres d'altitude, sur un sol salé. En hiver, elle contient, dit-on, 100 000 à 120000 habitants, dans des maisons de terre séparées d'une morne campagne par un mur fait de terre aussi'; mais en été, le chah et 40 000 personnes fuient la ville, ses fièvres intermittentes, ses chaleurs malsaines, ses punaises venimeuses, et vont s'installer sous la tente, à l'entrée des fi^aiches vallées de l'Elbours. A quelques kiloriiêtres de distance, à Rei, de belles ruines marquent le site de l'ancienne Rhagés.

A plus de J 400 mètres au-dessus des mers, la vieille capitale, Ispahan ou Isfahafi (60 000 hab.), eut au moins 000 000 hommes sous le grand roi Abbas. De ses splendeurs elle conserve des palais, des mosquées, des ponts, des bazars immenses, agrandis encore par leur solitude : on arrive à ces témoins de la grandeur passée par des rues d'une saleté sans nom. Ispahan borde le Zajendéroud, ou plutôt le Zajendé (car le persan roud répond au français rivière), torrent qui filtre dans le sable du plateau, puis reparaît, puis se perd encore, ce qui est le destin de

* Le Coran.

tous les roud de ce pays sec. C'est aux portes de cette ville déchue que le boiteux Timour éleva sa pyi*amide de soixante-dix milles tètes coupées. Nul conquérant connu n*a fait mieux.

ChiraZy Tun des quatre paradis des Orientaux, l'Athènes persane, « le séjour delà science, » est une ville fiévreuse de 50000 âmes, sur un sol vacillant. Elle s'élève à 1 450 mètres d'altitude, au milieu de jardins magnifiques avec des massifs de cyprès, dans le Farsistan, province montagneuse dont les durs habitants furent les fondateurs de la grandeur persane. On a toujours exalté son climat, ses vins, la senteur de ses roses, l'esprit de ses habitants, k douze lieues vers le nord-est, dans la plaine fiévreuse de Merdacht, sur un torrent que boit un lac salé, les ruines de Persépolis réveillent le souvenir des successeurs du roi des rois, qui avaient choisi ce lieu pour y dormir du dernier sommeil. Des colonnes, de grandes murailles, des inscriptions cunéiformes, des roches pointues, la plaine immense, au loin des montagnes somBres, voilà ce qu'est devenue la cité brûlée par Alexandre de Macédoine et par une Grecque joyeuse de voir flamber de si beaux palais. Non loin de ce site fameux, au nord-est encore, Pasagarde^ bâtie par Cyrus, a conservé le tombeau de ce tout-puissant monarque. EchaUine, la pompeuse capitale des Médes, n'a rien laissé de son passage dans l'histoire : elle s'élevait dans un tout autre pays que Persépolis, dans l'Éran septentrional, là où se trouve de nos jours Ramadan, cité de 50 000 à 80000 âmes, située un peu plus près de Téhéran que de Bagdad. Quant à Suse, la principale résidence des monarques persans, elle était bâtie au delà des monts bordant à l'Occident les plateaux éraniens, dans le bassin de l'Euphrate : on y parlait un idiome touranien.

Supérieure à la vieille et à la nouvelle capitale, Tauris ou Tébris (100000 hab.), tout au nord du royaume, a aussi beaucoup plus d'animation. Cette ville, dont l'altitude atteint 1500 mètres, dirige ses eaux vers rOuroumia

(440000 hectares), lac très -salé sans écoulement vi-

Kachan.

sible, encadré de monts sévères aux têtesj neigeuses.

GiOfiR. BBCLUS. — ' I. 32

Quelques voyageurs donnent 50 000 à 100 000 habitants à trois autres villes : à Kachan, entre Ispahan et Téhéran; à Balfrouch, près de la Caspienne; à Méched^ où plus de cinquante mille pèlerins viennent tous les ans prier devant le tombeau de l*iman Riza.

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