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II. Région du Centre

La Pologne; en 1789, ne séparait plus que faible- àllbmament de la Russie la Prusse el 1' Autriche. Ces deux GNE ' puissances avaient désormais leur place assurée auiessus de tous les Etats allemands : 1' Autriche , par son ancienne grandeur et par les prérogatives de ce vieil empire romain, qui allait bientôt disparaître ; la Prusse, par ce rôle d'opposition politique et religieuse' ' dans laquelle elle avait succédé à la Saxe, et dont '

et subit un dernier démembrement (1795). La Russie prit le reste de la Lithuanie jusqu'au Niémen et aux limites des palatinats àtBrzeztx et de Novogrodek, c'est-à-dire ♦ jusqu'au Bug; au delà du Boug, une partie du pays de Khelm, en deçà, tout le reste de la Voïhynie ; la plus grande pattié de la Samogîtie, ainsi que la Cowlanâe et la Sémigalle, dont le dernier duc, Pierre de Biren, lui résigna la souveraineté en 1795. — La Prusse, une partie despalatiaatsde Maswie et de Podlaq*ie y <sur la rive droite du Bug, > et en Lkhuanie, la partie du palatiaat de Trohi et de la Sumogitie* en deçà du "Niémen. — L 1 Autriche, qui Savait point eu de pari au second démembrement, eut alors la plus grande partie du palatinat de Cracovie, les palatinats entiers de Lublin et ^e San- &>mtr, et'la partie du district de Khelm et des palatinats de Brét% % le Pùdlachie et de Èasotie y située sur la rive gauche du Bng (Gal- «cie occidentale). Voy.Kocr, Tableau derrétohtfion* de l'Buttpt}' t- II, p. 2Ù6, 891; «et les actes dans Mart&its* VI, p. 699ets»iv. — Le imché de Pos$n est resté à la Prusse elle GaUicie à 1? Autriche. La portion de la Pologne, réunie à la Russie en 1 81 5, conservait encore avec le titre de royaume une constitution particulière ; la révolution de 1830, tentée pour l'affranchir, n'a pu la protéger contre un joug plus dur encore. L'indépendance de la république de Cracovie, reconnue au congrès de Vienne, n'est guère mieux respectée des FAats qui en sont \es protecteurs.

308 % l'Europe entière semblait l'avoir investie, en lai confirmani sa nouvelle royauté.— Commençons par T Autriche.

Autriche. L a monarchie autrichienne, par la réunion des difdrcies férents territoires dont elle forma la Gailicie, avait ac-

j» a ». tri.

ehe, de' Qu* 8 au N.-E., du côté de la Pologne, les limites que Bourgo- nous avons vueg; e u e ava jt aass ; gagné du côté des

Turcs, à TE. , la Buchovine , partie de la Moldavie , qu'elle s'était fait céder par la Turquie après la paix de Kainardjt. Les montagnes de Transylvanie achevaient de l'enclore du côté de cette province ; et pour le reste de ses limites, au S. , avec l'empire Ottoman, le traité de Belgrade, et les stipulations qui s'y rattachaient, étaient toujours en vigueur; c'était, nous l'avons dit, une ligne qui, des montagnes de Transylvanie, rejoignait le Danube au-dessus A'Orzova, le Danube, la Save, YUnna, jusqu'à Novi, et, au delà de ce point, les limites du traité de Passarowitz en Croatie (1) . Puis la monarchie autrichienne atteignait la mer Adriatique en Ulyrie, et touchait aux possessions de Venise à TE. et à l'O. de Ylstrie (2), et dans les Alpes, vers la Garinthie et le Tyrol. —Au S.-O., elle était bornée par l'évéché de Trente^ les ligues Grises;— à TO., par la Bavière, qu'elle avait espéré démembrer lors de la succession de la maison palatine (1777), et dont

(1) Voyeip.63.

(2) Sur les côtes de la tforlaquie, province autrichienne, et sur ÏJsonxo,

Bile retint, par le traité de Teschen, tout le quartier de l'Irm: la rivière de ce nom et la Salza{l) lui servaient de limite de ce côté ; —au N., elle avait les limites mê-; mes de son royaume de Bohême, et, en Silësie, celles que le traité de Berlin lui avait fait accepter : la Vistule, YOppa, et une ligne qui laissait h la Prusse la plus grande partie du comté de Neisse, de Troppau , et A'Iœgerndorff, et le comté de Glatz.

La Monarchie autrichienne comprenait dans ces limites : le royaume de Gallicie et de Lodomérie, au N.-E. ; la Hongrie à l'E., avec les États accessoires de Buchovine, de Transylvanie, de Temeswar, de Croatie tli'Esclavonie ; au*N M la Moravie et la Bohême, et au centre l'archiduché d'Autriche. Avec ce dernier pays, le cercle d'Autriche comptait parmi les domaines de la maison impériale : dans l'Autriche intérieure, au S., la Slyrie, la Carinthie, la Carriole, une partie du Frioul, de Ylstrie el du littoral vénitien ; dans la haute Autriche, au S.-O., le Tyrol ; dans l'Aulricheantérieure,àrO., quatre seigneuries auS.-E. du lac de Constance, et la Souabe autrichienne avec le Brisgau, les villes forestières, etc. — Ajoutons dans le cercle de Bourgogne, les Pays-Bas autrichiens, et, en

(1) « Les bailliages de Wildshut, de Braunou, de Maurkirchtn> de Frybowrg, de Mattighoven, de Ried, de Scharding, et en général toute la Bavière entre le Danube, l'Inn et la Salie, faisant Partie de la géne'ralité de Burghausen. » Art. L de la convention de l'Empereur avec l'électeur palatin, confirmée par le traité de Teschen, art. 7, Martens II, p. 11 et 5.

Italie, le Milanais, y compris le duché de Mantoue (1).

.(4) 'Nous donnerons des détails plus circonstanciés sur la division intérieure de ces différents Étatsc

Le royaume de Gàlxicie et Lodomerie, au N.-E., formé aux dépens de la Pologne en 1772, comptait dix-huit cercles.

Le royaume de Hongrie (au S. du précédent) qui, à l'époque dé la réunion de ces provinces les avait réclamées, au titre même que Marie-Thérèse avait mis en avant pour les usurper, se divisait en deux parties, Basse-Hongrie et 'Haute-Hongrie, divisées chacune en deux cercles.

Dans là Basse-Hongrie, cercle en dêfd du Danube (du Danube aux monts Crapaks), qui comprenait quatorze comtés (Prèsbourg, etc. ), et le cercle au delà du Danube, qui en renfermait onze (Stuhlweissenbourg, etc.).

Dans la haute-Hongrie, le cercle en deçà de la Theitt comprenant treize comtés ( le comté de Zips, repris à la Pologne, y était rattaché), et le cercle au delà delà Theitt, dix comtés.

Comme dépendances du royaume de Hongrie, il faut compter : l«le bannat de Ternes war, incorporé depuis 1779; ^ le royaume de Croatie au S.-O., qui comprenait la Haute-Esclavonie : Etclavonie provinciale ( Warasdin sur la Drave, etc.), et Etclavonie militaire (Beilovar); et la Croate propre (Carlstadt) ; 3© le royaume à' Etclavonie, au N.-E. du précédent (c'était le reste de l'Esclavonie proprement dite); on y distinguait la partie provinciale (Etzek) et la partie militaire {Peterwaradin, Brod et Graditca) : &° la Transylvanie à TE., partagée en pays des Hongrois, des Sicules ou Szeklers, des Saxons et ferre du fisc ; 5° ejifin la Bue bovine, rattachée plus tard à la Gallicie.

A l'Autriche se rattachaient encore : le marquisat de Moravie, limité par 1 Autriche au S., la Hongrie à TE., la Silètie au N. et la Bohême au N.-O. Il formait les cercles d^Olmutz, de ffraditch, de BrUréi t de Znaym, d'Iglau.

Les bornes de la Silésie autrichienne au N. , celles Pr «*sc.

[ue nous ayons tracées pour la Pologne du «ôté de la Ce ™ le

Haute- Saxe, etc.

La Silésie autrichienne : une partie des principautés de VopfWM», à'lmger*dorff;.hi seigneurie de Tischen, la principauté • e BUil%\ de plus quelques petites vilâet de la Haute^SUéiie.

La Bohême au N. de J' Autriche: les cercles de Bvnêlaui, de juimeriix, de Soute, de Ptfs**, dt Prachim, de Beekm t de£«4- 7et88> de Chrudim, de Cxatlauj de Raurzim, de Kamigingrwtx, de tofenofttf*, de Iferoct»»

Dans Tarchiduché d' Autriche, on comptait :

I. Le pays au-detsous de l'Ent ou Boxee-Autriche, comprenant ujatre quartiers, 1° au-dessous de la forêt de Vienne ou W4m*~ wr»«Wj( Vienne) ; â» au-dessus de la forêt de Vienne ou TuSnet» -> teld (Tuln); 3o au-dessous du mont Saint-Ménard ou MarcAfeld; r ** au-dessus du mont Saint-Ménard ou Gôntefeld.

IL Le pays au dessus de l'Ens ou Haute- Autriche, aussi quatre quartiers : de Hausruck, de Tram , de Muhl et de MachlandL

Dans lAutriehe intérieure :

I. Le duché de Styrie au S. de l'Autriche : BatteStyrie f comprenant trois quartiers : quartier entre la Mur et la Drave . (Giuetz, quartiers de Varna, de Cilly; Hmute-Styrie, faisant les quartiers de Iudénbourg et d'Ensthal (vallée de l'Eus).

IL Le duché de Carietthie, au S» de la Styrie : Baae-Carin- \hie 1 comprenant neuf villes, parmi lesquelles CLAOBXFnaT, ville qui, selon Buschîng, avait le privilège d'exécuter un homme ivant de le. juger, sauf à lui demander excuse s'il était innocent, et à lui donner des funérailles honorables; Haute-Cari*lhie(Villach et Ponleba, ville traversée par le ruisseau qui servait de limite avec Venue).

III. Le duché de Carriole, au S. de* la Styrie et de la Carinhie : Haute-Carniole (Layjuch), Baete-Camiole (Gwrkfeld), Hoyewniie-Carniole (TVepltta). Il faut y ajouter IIstrie autri-

Prusse ( la Netze, etc. ), formaient aussi au S. et au S.-E les limites du principal groupe des États prus-

chibrkb ( comté de Mitterbourg , et seigneurie de Castua).

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