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IV. Le Frioul autrichien : comtés de Gradiska et de Goritxa

V. Le Littoral : le territoire (TAquilie, dont le patriarche, souverain temporel , avait été remplacé par deux archevêques, -l'un pour Venise, l'autre pour l'Autriche, le territoire de Fruste, la seigneurie de Buccari, séparée par la Culpa de la Carniole,le territoire de Sengs et de Carlopago, dans la Dalmatie.

Dans la Haute Autriche ;

Le comté du TtrOL, partagé en sept quartiers; de la basée et de la haute vallée de Vlnn (dans la basse, Ihspruck) ; le VifUtgem, les districts à'Adige (Méran), d'jffyso*, la vallée de Puter et les confins de l'Italie,

Dans Y Au triche antérieure ;

I. Les quatre seigneuries de Voralberg (Feldkircb), Brtgentt Bludenx et Sonneberg.

IL La sooabb autrichienne , à l'O., comprenant divers couvents, villes ou districts, particulièrement Constance, soumise à la maison d'Autriche en 15£9, à la faveur de troubles religieux; le comté de Hohenberg, la préfecture de Souabe ou préfecture impériale à'Altdorff et de Ravensbourg ; le landgraviat de Nellemèourg, acheté en 1465; le marquisat de Burgau, le Brisgau autrichien (partie de la Forèt-Noire) : Fribourg , Brisach ; et le haut quartier du Rhin renfermant les quatre villes forestières Laufenbourg, Rheinfeld, Sechingen et WaldshuL

Dans le cercle de Bourgogne, les Pays-Bas autrichiens (alors en insurrection) comprenant le Brabant autrichien (quartiers de Louvain, de Bruxelles, d'Anvers); la seigneurie de Matinée ; une partie du Limbourg,da Luxembourg, de la Gueldre (Ruremonde); la Flandre autrichienne (quartiers de Gand, d'Alost, pays de Tournai, de Waes; quartiers de Bruges, d'Ypres, terre franche

siens. Ils comprenaient, nous l'avons va, la Prusse orientale ( l'ancien duché), la Prusse royale on polonaise, dès lors Prusse occidentale (le palatinat de Marienbourg, le palatinat de Culm, rêvèchédeWarmie), et la Pomérétfe (la Pologne retenait seulement' TAorn et Dantzick au milieu de ces possessions) . ~ Dans la Poméranie, à TO. de la Pomérélie : toute l'ultérieure, qui allait jusqu'à l'Oder, et la partie de la Poméranie antérieure, comprise entre l'Oder et laPeene, où com-

(Ostende); le Hainaut autrichien (Mons) et le comté de Namur.

Enfin , en Italie , le duché de Milan : le Milanais proprement dit, une partie du comté de Patois et d'Anghiera, en deçà du Pô et du Tessîn ; les territoires de Corne, de Lodi, de Crémone ; la seigneurie de Caitiglione et Solferino (1692), et le duché de Mon* lotte (1707-1708).

L'Autriche, dépouillée de ses possessions d'Italie et même de plusieurs de ses provinces allemandes par les guerres et les traités de la révolution [Campo-Formio (1 797), Lunéville (1801), Prethwrg (1805), Schœnbrun (1809) a recouvré presque tous les pays perdus alors et elle a gagné même, au congrès de Vienne, une domination plus étendue en Italie : avec ses anciens États du Milanait etdujfaftfouan,tous ceux àeVenite et la r«/*e/t"ne, c'est- à-dire le royaume Lombardo- Vénitien embrassant toute l'Italie du nord entre les Alpes, le Tessin et le Pô et même un peu au delà du Pô par les dépendances de Mantoue, du côté de Mode ne ; en outre »es anciennes possessions d'illyrie qui, avec celles d Venise, forment les royaumes d'IiLYRiE, de Dalmatie , y compris Raguse y et le capitanat de Tribste. Mais le congrès de Vienne lui a confirmé son titre d'empire particulier sans lui rendre l'Empire germanique, abolipar Napoléon en 1806. Voyez le deuxième canier <fc la Géographie potitique de la France^ période contemporaine.

meoçait la Pomérauie suédoise. — Au S.-E,, la Silésie (1).

Au milieu de ces acquisitions plus récentes, se trou-

(1) La Prusse orientale ( dans les premiers temps Saosuand, Nattangie et Oberland) était partagée en deux départements: Allemand ou de Kœnigsberg (cercles de Schaaken, de Tapiau, de Brandebourg, de Rastenhourg, de Neidenbourg, etc.), et département lithuanien (Memel, Tilsit).

La Prusse occrDENTALE formait, comme autrefois, quatre parties: Culnt) Marientourg, Pomirilie, Ermelsmd ou évècbé de Warrnie.

La Poméranie comprenait, dans V ultérieure, les cercles de Greffenhagen, de Pyrite, etc.; dans l'antérieure, cinq cercles: • de Rartdau (Stettin), dWociam ,,de Dejounin, d'Usedom et de Wollin.

La Sil&sib prussiekhb comprenait :

I. Dans laBasse-Silésie sept principautés immédiates : les principautés de Breelem ( quatre cercles ), de Brieg (six cercles), de SehweidnHz cinq cercles), de Ieuer (quaira cercles), de I*p*Ms . (quatre, cercles), de Wolau (six cercles), de Glogem (six cercles), et six principautés médiates: de Heiete (deux cercles), d'OEh (quatre cercles), de Sagan (trois cercles), de MwuUrberg (deux ' cercles) de Traehenberg et de Carolaih. On y trouvait en outre quelques baronnies et seigneuries appartenant à plusieurs maisons. IL Dans la Haute-Silésie, les principautés dOppeln (douze cerclés), de Ratibor, et la portion des principautés de Tvofpeu . et àt'Iatgemdorff, située en deçà de l'Oppa, avec le district de ' Uatscher (cercle de Leobschii(z), détaché de la Moravie : — le .prince de Liqbtbksteiv, possesseur de ces principautés, se trouvait relever à la fois de la Prusse et de l'Autriche ; — de même que dans la Basse-Silésie, quelques baronnieset seigneuries particulières (de la Pless, Beuthen, etc).

raient les anciens domaines de la maison, dans le cerîle de Haute-Saxe, les marches de Brandebourg : 1° la Mille marche , appelée autrefois pays au delà de 'Elbe (rive gauche), (cercles de Stendal, de Salzweiel, etc.) ; 2° la Marche ie Pregnitz, sur la rive droite ie l'Elbe (Cercles de Perleberg, de Kyritz, de Havelberg, etc.) ; 3° la Moyenne marche (cercles de Havelland où se trouvaient Brandebourg, Postdam, cercles ileRuppen, de haut et bas Barnim, Berlin, etc.) ; 4° la Marche Ukraine, en deçà de l'Oder (cercles del'Ukermark, de Stolpe); 5° les seigneuries de Bteskow el de Storkoto, (entre la Sprôe et la.Dahrae); 6 9 la nouvelle marche au .delà de l'Oder (Castrai, etc.) et le duché de Cro&sm, cédé, par la Bohème (1482, 1538). Ajoutez, dans la Haute-Saxe encore, les seigneuries de Lora et de Klettenberg , une partie du comté de M<mfe14, QuQdlinbourg.— Dans la Basse-Saxe; le duché de Muydehaurg (1) et la principauté A'Balberslait au S. de Bf agdebowg:~Dans le cercle de Westphalie, YOstfrise (1744), le coratë de Teckenbourg avec le comté de Lingen ( 1707), à l'O., et la principauté ieMinden à TE- d'Osnabrûck; les duchés de Clives (2) et de La Mdrk{3>) ; le comté de Ravensberg, ^paré du comté de La Mark par l'évêché de Munster ;

(1) Il comprenait les cercles 3e Holzkreis, entre FElbe, la Saale et la Bode , de Jéricho, à TE. de l'Elbe, de la Saale et de Lvtonfoalde.

(2) Clèves, Wesel et Emmerick.

(3) Hamra, Hœrde, Àltena, Wetter avec la moitié de Lippstadt.

et la principauté de Meurs (entre Cologne et Clèves) dont le roi de Prusse se saisit comme duc de GièTCj après la mort de Guillaume III, roi d'Angleterre. Uni partie de la Gueldre dans le voisinage de Meurs, sa les deux rives de la Meuse, avail été aussi cédée aon de Prusse par le traité d'Utrecht {Gueldre, Kessel, etc.] le même traité, nous l'avons vu, lui avait confirmé) possession de Neufchatel et de Vcdengin, aux confie de la Suisse.

La maison d' Autriche avait ses principaux doraat

nés allemands dans les cercles d'Autriche et de Bout

gogne; la Monarchie prussienne (1), dans les cercle

Autres] de Haute-Saxe et de trestphalie.— Dans le cercle i

É mcU U Haute-Saxe, la plus puissante après elle était la maisoi

de Haute- d e Saxe.

Saxe.

(1) La Prusse, qui avait cédé à la Frahcb par le traité A Bêle (1 795) ses possessions sur la rive gauche du Rhin et en arai reçu, en 1 805, le Hanovre , perdit a la paix de Tilsitt (1807) se possessions entre \tRhin et YElbe au profit, tant de TEmpieb nu* çais que du nouveau royaume de Westphalie, et une partie di la Pologne prussienne réunie soit au DUCHÉ de Varsovie, soit i « Russie.— Elle n'a point recouvré ce qui a été donné à la RussWi mais elle a reçu au congrès de Vienne (1815) une ample com' peqsation d'un autre côté : dans la Haute-Saxe où elle s'arroni! aux dépens du royaume saxon, et en Westphalie où ses ancieni nés possessions rendues compactes et étendues jusqu'au deladij Rhin, lui formèrent le grand-duché du Bat-Rhin. Voyett P oU ^ les changements de domination opérés dans ces contrées et pou les causes qui les ^menèrent, le deuxième cahier de la Géogr*?»* politique de la France , période contemporaine.

La maison de Saxe, an S. de Brunswick, se par ta- F*]* 011 ••*••* j i- r de Saie,

geait toujours en ses deux lignes :

1° La ligne Albertine ou électorale possédait les cercles de Vogtland au S., le nord de la Thuringe à l'O., la Lusace, la Misnie, Mersebourg (1), etc., au N. E. — Une partie des terres de la maison de Man$feld (2) à rO., lui était aussi demeurée à son extinction (1780) (3).

(1) L'évéché deMersebourg et la Basse-Lusaee avaient été incorporés à Pélectorat à l'extinction de la famille apanagée de Mertebourg*

(2) Eisleben, Arnsteitf, Artern, etc.

(3) Tous ces États formaient sept cercles : le cercle Electoral (les bailliages de Wittemberg, de Grafcnhaynichen, comté de Barbi, etc. ) ; le cercle de Thuringe (bailliages de Weissenfels, de Freiburg ; la principauté de Querfurth et la partie saxonne du comté de Mansfeld). La Misnie à elle seule formait trois cercles: le cercle de Misnie (bailliages de Meissen, de Dresde, etc.), le cercle de Leipzig (Leipzig, Wunen, ville immédiate dont l'électeur avait l'administration) et le cercle de VErsgebirge, contre la Bohême ; puis le cercle de Vogtland (Voglsberg, Plauen, etc.), et le cercle de Neustadi. — Les évéchcs de Mersebourg, de ftaumbourg-Zêïlx y et les Lusaees haute et basse, ne faisaient point partie des cercles. Les deux parties de cette province cédées à rélecteur par la paix de Prague, comprenaient : la première, les cercles de Bautxen, de Gœrlitz ; la seconde, au N. de la pre- : roière, cinq cercles : de Luchau, de Guben, de Lubben^ de Kalau «t de Speinberg.

L'électeur de Saxe, créé roi par Napoléon en 1806 et investie du grand duché de Varsovie, a retenu son titre au congrès de nennt, mais en perdant le grand-duché de Varsovie annexé Géog* Pol. 15

2° La ligneJERNESTiNE ou Saxe-Ducale, au S.-O. de la ligne électorale , comptait toujours dans la branche de Weimar la maison de ce nom, encore subsistante aujourd'hui (l).Dans la branche de Gotha, des sept maisons que nous avons vues , quatre duraient encore : Gotha, Meiningen ou Cobourg-Meiningen, depuis l'extinction de la maison de Gobourg ; Hilbourghausen et Cobourg -Saalfeld qui résidait à Gobourg (2).

Au nord des États de la Saxe, les quatre branches de la maison d'ÀNHALT : Dessau à TE., Bernbourg à l'O., Coethen au S. et Zerbst au N. (3).

comme royaume à la Russie et même une grande partie de ses acquisitions et de ses domaines (population de 850,000 habitants) dont s'agrandit la Prusse.

(1) Elle avait réuni une partie du duché tfléna (1690) et la principauté (ÏEùenach.

(2) La branche de Gotha s'éteignit en 1825, et depuis 1826 les trois autres ont changé de nom et en partie d États. La branche de Cobourg-Saalfeld reçut presque entièrement le duché de Gotha dont elle prit le nom en cédant Saalfeld ; la branche de Hilbourghausen reçut le duché et porte depuis lors le nom d' Axtekbourg ; et la branche de Meiningen reçut, entre autres, les duchés qui formaient auparavant le principal apanage des deux autres, Hilbonrghanéen et Saalfeld : elle ajoute à son nom celui de Hilbourghausbh. Toutes quatre avaient prévenu, pour l'avenir, un partage nouveau de leurs domaines par l'introduction du droit de primogéniture : Gotha en 1683, Meiningen en 1801 , Hilbourghauien sous le duc Ernest, qui mourut en 1715, Saalfeld en 1733.

(3) Dessau possédait les bailliages de De*$au } de Wcerlitx, etc.;

Au S., les maisons de Recss, de Schwartzbobrg, etc:, etc. (1).

Dans le cercle de Basse-Saxe, à l'O. de la Poméra- cercle nie, était le Mëcklbutbodrg, que le roi de Prusse es- Ba88e i î SaX( pérait encore réunir au même litre que la Poméraoie. Mais la ligne de Gustrow, en s'éteignant (1695), avait laissé son héritage aux deux branches de la ligne de Schwerin : Schwerin et SfreZtte (1658) qui se partagent encore le duché (2).

Berhbourg, ceux de Bernbowrg, de Plét$kau> de Ballentlœdt; Coethen, les bailliages de Coethen, de Nienbourg et de Wartnt» dorfl"; Zerbst, ceux dé Zerbst, de Lindau. La maison , qui n'avait aux dictes qu'une voix commune, en acquit une seconde au titre de l'abbaye dé Gernrode. — La branche de Zerbst • s'éteignit en 1793. Les autres régnent encore. La branche de De$$au qui, en 1793', eut la ville de Zerbst pour sa part de 1 héritage de cette branche, avait prévenu des subdivisions nouvelles en établissant le droit de primogéniiure dans sa succession (1727); celle de Coethen demeura subdivisée dépuis 1755 jusqu'en 1818.

(1) La maison de Reuss "partagée en ses deux branches : dans la branche aînée, Reus$-Greitz, dans la branche cadette- Rè«s$>- SchUilXy Reuss-Lobenstein et Reu$-Eber$dàrff'; cette dernière éteinte en 1824. La maison de ScHWARTraotJRG partagée depuis 1 552 en deux branches : Sondershauten et Rudohtadt. — Ces maisons ont retenu ces divisions jusqu'à nos jours et sont restées immédiates.

(2) D'après le partage réglé en 1701, à l'occasion de la succession de Gustrow, la branche de Schweriw eut l'ancien duché de Mecklenbourg, l'ancien comté de StAteerfe, l'ancienne principauté dés Ténèdei (Gustrow, etc.), la seigneurie de Rostock, et la principauté (avant 1648, é\êché) de SthwerHi. La branche tic

Au S. 0. du Mecklenbourg, à l'O. du Brandebourg, les Etats de Brunswick, partagés entre les deux lignes : Tune qui avait les domaines de Brunswick et de Wolfenbuttel auS.(l); l'autre, ceux de Lunebourget Zell, et de Hanovre, au N.-O. L'électorat de Hanovre appartenait à la branche qui régnait en Angleterre (2). —

Strelitz eut en pleine souveraineté la principauté de Ratxbourg, la seigneurie de Storgard y et les ci-devant commanderies de Mirow et Nemerow. (Voyex dans Schœll l'énumération plus complète des villes qui les composaient, L XLIL p. 374 et 388.)

(1)Le duché de BruhswiCK-Wolfbhbuttel était divisé en deux parties par la principauté de Halberstadt (Prusse) et l'évêché de Ililde'sheim; il comprenait quatre districts: 1° district de Wol fenbut tel [Bruusyr'ick, Wolfenbuttel) ; fc> district de Sehening (Heroelstaedt) ; 3» district de Har% (dt la Leine à l'Ecker : Gaudersheim) ; fo district de We$er (du Weser à la Leine). Cette branche possédait encore une partie du bailliage de Thedingkauten dans le comté de Hoya (Westphalie), et la principauté de Blankenbourg.

(2j L'électorat de Hasovrb, comprenait le duché de Brème, séparé par l'Elbe du Holstein (Stade, etc.); la principauté de £«nebourg ou de Zell, au S.-E. de Brème, au N. de Brunswick; la principauté de Grubenhagen, au S. du cercle de Basse-Saxe (Einbeck , etc. ; le Har% , grande chaîne de montagnes , la traversait); la principauté de Calenberg, au N. deGrubenhagen: elle comprenait 1 o le quartier de Hanovre ; 2° le quartier de Hameln et de Lauenau ; 3° le quartier de Gœttingen. Le duché de Saxe-Lauenbourgy jusque, vers Lubeck, appartenait aussi à l'électorat, ainsi que la principauté de Verden, les comtés de Hoya et de Diephol», au N.-E. du cercle de Westphalie.

L'électorat de Hanovre, accru en 1802 de lévéché d'OfuobrUek, fut donne, comme nous venons de le voir, par Napoléon

Les trois villes hanséaliques, Lubeck, sur la Trave, Hambourg, sur l'Elbe, et Brème, sur le Weser, conservaient toujours leur liberté (1). — Le duché de Holstein, à l'ouest du Mecklenbourg, appartenait sans partage à la maison royale de Danemark (2). Nous avons dit qu'elle s'en éiait fait définitivement assurer la possession par la maison de Gottorp, en échange des comtés d'Oldenbourg et de Delmenhorst (1773, 1 er juin) (3).

a Cere le

Les comtes ^Oldenbourg et de Delmenhorst qui . be

faisaient partie du cercle de Wetsphalie (à l'ouest du esp " r r Oldeoboarg

i la Prusse en 1805, repris quand la Prusse se joignit à la coalition et rattaché partie au nouveau royaume de Wbstphalib (1807), partie à FEmpirb frahçais qui en fit plusieurs déparlements (1 84 0). Évacué en 1813J il devint royaume de Hanovre en 1814 et s'accrut considérablement en 1815 et en 1 84 8 (Frtte,etc.), s

par des traités particuliers. — Fief masculin, il a cessé d'être l'annexe de Y Angleterre et a passé au prince Ernest, duc de Cnmberland, frère de Guillaume IV, quand la mort de ce prince laissa le trône à la reine Victoria (1837).

(1 ) Chefs-lieux de préfecture ou de sous-préfecture de l'Empire français de 1810 à 1813 (Brème, chef-lieu des Bouches-du- Wbser, Hambourg, des Bouches-db-l'Elbe, dont Lubeck était un arrondissement), ces trois villes ont repris en 18K leur ancienne liberté.

(2) Voyex ci-dessus, p. 298.

(3) Martens. I, p. 315.— Le HoUtein y séparé de l'Allemagne par Tabolition de l'Empire en 1806, a été rattaché à la Confédéral Tiox gbrmahiqub, en 1815. Le duché de Saxe-Lauenbourg, cédé alors au Daeemarx, est dans les mêmes conditions.

Weser) , avaient élé , à cette époque , érigés en duchés et cédés par le grand-duc de Russie , chef de la maison de Gotlorp, au prince-évêque de Lubeek, de la troisième branche, malgré l'opposition du roi de Suède (deuxième branche) (1). Un prince de la quatrième eut alors l'évêché de Lubeck (domaines extérieurs) et Eutin (dans le Holstein) (2).

Domaines £ a p russe dominait dans ce cercle comme dans la

de Prusse, etc. Haute Saxe, bien que ses possessions (Oslfrise, évé-

ché de Mnden, duchés de Clèves, de La Mark, comté

de Ravensberg, partie de la Gveldre, etc.f ne fissent

point alors une masse compacte comme aujourd'hui.

On comptait encore, au milieu de ces domaines, la

maison dé là Lippe, dont la branche atnée possédait

Detmold et Lippstadt ( cette dernière en commun

avec le roi de Prusse) , et une autre branche ou

Schauenbourg-Lippe, le bailliage de Bromberg (S);—

. (4) U juillet 1773, Martens, III p. S53.

(2) La branche aînée de Gottorp continue de régner en Russie (depuis Pierre III); la seconde a été dépossédée de la couronne de Suède par Bernadotte (4809), mais conserve un rejeton j le prince de Wasa, fils du dernier roi ; la troisième a fini en 1823 dans le grand duché d'Oldenbourg, où elle a été remplacée par la branche de Lubeek ou d'Eutin. Déjà en 1609 les domaines de Lubeek avaient été donnes au duché d Oldenbourg à titre de principauté. — Tous ces pays, convertis en départements français en 1810, furent rendus à la -maison d'ÛLDENBOURG par le congrès de Vienne qui y ajouta la principauté de Birkenfeld.

(3) Les deux branches de la maison de la Lippe sont restées immédiates.

lesévêchésde Munster, au centre, de Paderborn au S.-E.,erdeLiÉGEauS.-0.(l);— les villes libres impériales de Cologne, d'Aix la-Chapelle, deDoRTMUND (2).

. Dans le cercle du Haut-Rhin, au centre, se trouvait Cercle toujours au premier rang, la maison de Hesse : la lï- uaut-Rhi* gne de Gassel au N. comprenant avec la branche land- Hesse> etc# graviale de Cassel, les branches dépendantes de Philippsthal et de Rathenbourg ou Reinfelds (celle-ci, catholique); la ligne de Darmstadt, auS M comprenant, avec la branche de Darmstadt , la branche dépendante de Hombourg (3).

(1) L'évêché de Liège, borné par le Brabant et le Hainaut à i'O. , le Luxembourg au S., le Limbourg et le duché de Juliers à TE., et les Provinces-Unies au N., comprenait le comté de Hasbain, le comté de Looz, le comté de Hoorn sur la Meuse (contesté), le marquisat de Franchimont (Verviers, Spa), le pays de Condrot (Hui 9 Dînant, Chiny), et le pays entre Sandre et Meute (Thuin). — Liège, après avoir été chef-lieu du département fran- çais de POurthe, suivit le sort de la Belgique : elle a puissamment contribué, en 4830, à conquérir sa nationalité. N

(2) Muntter y Paderborn, Cologne, Âix-la-Chapelle, Dortmundy réunis un moment à l'Empire français (Voyez la Géographie politique de la France, période contemporaine), font aujourd'hui partie du grand-duché du Bat-Rhin f province de la Prusse.

(3) Le landgraviatde Cassel comprenait les districts de Fulde, (capitale Cassel ; THersfeld en faisait partie) de la Werra, de ZHeme/, dans la Basse-Hesse; le district de Schuoalm, le comté de ZUgenhayne et le district de la Lahn, dans la Haute-Hesse (Marbourg) ; une portion de Sehauenbowrg (Rinteln, Oldendorf, etc.); une portion du comté de Henneberg comprenant Smalkade. — La maison de Rheinfels possédait, sous la suzeraineté de Cassel ,

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ÀuN.-O., les deux princes de la maison de Waldeck ;— au S., les branches diverses de Nassau (l),le duc de Deux-Ponts (de la branche de Birkenfeld) (2),

un quart de la Basse-Hesse (Rothenbourg), et le bas-comté ôeKatxenelnbogen. — Le landgraviat de Darmstadt , comprenait la régence de Giessen (Nidda, etc., etc.) et celle de Darmstadt.— La maison de Hanau, en s' éteignant en 1736, avait laissé le Eor nau-Lichtenberg au landgrave de Darmstadt, qui en héritait da chef de sa femme, et le reste en vertu d'un pacte de succession (1&2ÎJ) au landgrave de Cassel (Hanau-Munxenberg). — Le landgrave de Hesse-CasSel prit en 1803 le titre d'électeur a la veille de la suppression des électorats et de l'Empire (1806), il ne l'a pas moins gardé depuis. Le landgrave de Hesse-Darmstadt dont le territoire fut diversement entamé, modifié (1801, 1803, 1810, 1816) retient depuis 1806 le tilre de grand-duc. Hombourg, qui était alors sous la suzeraineté de Darmstadt, forme aujourd'hui une petite souveraineté.

(1) Les maisons de Nassau et de WaldeCk sont demeurées immédiates.

(2) Ses possessions, mal unies d'ailleurs, se composaient de l'ancien comté de Deux-Ponts (Deux-Ponts, Neucastel, Clecbourg) entre V Alsace, la Lorraine, 1 électorat de Trêves et le Bas-Palatinat ; d une portion du comté de Veldenz (Lichtenberg et Meisenheim), et de la moitié du comté ultérieur de Sponkeim, qu'il régissait en commun avec le duc de Bade. Il étendait de plus sa juridiction sur les terres de plusieurs Wildgraves et AAt»graves. — Le duc de Deux-Pomts, depuis 1799, a recueilli l'héritage du Palatinat et de la Bavière déjà réunis depuis 1777. La partie principale de ses anciens États, occupée par la France (départements de la Sarre et du Moht-Tonherre), puis attribuée à l'Autriche par le congrès de Vienne, revint par un traité dVchange à la Bavière (1816)Pet forme dans ce. royaume le cercle du Bhin.

les villes libres de Worms, Spire, Francfort, etc.(i).

Dans lé cercle de Franconie à TE. du cercle du Haut- cercle Rhin, les* deux margraviats de la branche cadette de |r rfl ^ )nte Brandebourg» Anspach au S. elBAÏREura auN.-E., réunis depuis 1769 sous la maison d' Anspach, mais à la veille d'être cédés à la Prusse (2). — Les évêchés de Wurtzbourg à l'O., de Bamberg à TE. et d'AiCHStedt, au S. (3);— La principauté de Schwartzenberg,

(i) Les villes de Worms et de Spire, après avoir été réunies comme tous les pays delà rive gauche du Rhin au territoire français, ont été données, la première au grand-duché de Hbssb- DarmSTadt, la seconde à la Bavière. La ville de Frahcfort, conservée comme ville libre, enl 803, et choisie, en 1806, comme siège de la CohfédÉràtioh du Rhiic, perdit bientôt son indépendance et fit partie des États de l'électeur de Mayence, devenu Prihcb- Pruut de la Confédération. Rendue à sa liberté en 1813, elle devint, en 1815, siège de la nouvelle Cohfbdératiohgermahiqub.

(8) Le margrave d'AwSPACH, se voyant sans enfant mâle, abdiqua vers la fin de 1791 en faveur du roi de Prusse, qui accepta (janvier 1792). Les guerres de la révolution ne lui permirent pas d'en jouir longtemps. En 1806, Napoléon donna les deux principautés à la Bavière, et les traités postérieurs lui en ont confirmé la possession. — Le margraviat d'ÀirSPACH se partageait en plusieurs grands bailliages, et possédait une partie de Sayn (en Westphalie); comme arrière-fief de la Prusse, la seigneurie de limhewrg (en Franconie). Celui de Batreuth ou Culmbacb, voisin de la Bohème et du Haut-Palatinat, renfermait aussi plusieurs' bailliages et capitaineries, Culmbaeh 9 Hof, Pregnitx, etc. 11' cm était de même des grands évéchés que nous allons nommer.

(3) Ces évêchés font également partie du royaume de Bavière Ils lui furent donnés en 1803 avec ceux d\4«y»fcmr?, de Freiti*~ Géog. Fol. 15.

au N. (1), et les villes de Nurenberg, aaS.-E., deScaweinfurt, auN.-O., etc. (2).

Cercle Dans le cercle du Bas-Rhin, le long du fleuve, de Bat-Bhin Cologne à Spire , les trois électorals ecclésiastiques : l'électoral de Cologne, sur la rive gauche du Rhin (3), au milieu des duchés de Berg et Juliers, dont la succession, nous l'avons vu, était partagée enlre la maison Palatine et la maison de Brandebourg ; l'électoral de Trêves, au S. de Cologne, entre le Luxembourg à l'O., la Lorraine au S., et les Etats de la maison Palatine à TE. (fc), l'électorat de Mayence à TE. des deux

06t», une partie de Naseau, la . prévôté dzKempten, etc., €n compensation de ce qui était cédé à la Frakce, sur la rive gauche, du Rhin, et au duché de Bade, dans le Palatinat sur la rive droite.

(1) Le comté de Sehwarzenberg est aujourd'hui médiatisé sous la souveraineté de la Saxe.

(2) Ces villes sont aujourd'hui soumises à la Bavière.

(3) Il se: divisait en Haut et Bas-Électorat : dans le Haut- Électorat, les bailliages de Bonn, de Linz, iïAndernach, etc. Dans le Bas-Électorat, les bailliages de Brauiceilcr, etc. (Cologne était toujours ville libre, et faisait partie, comme nous l'avons vu, du cercle de Westphalie). L'électeur possédait encore le comté de Beehinghausen (entre Munster, Clèves et La Mark) et le duché de Westphalie, entre Paderborn et la Hesse, à TE-, Munster et le comté de la Lippe, au N., le duché îde Berg, et le comté de La Mark, à PO., et la principauté de Nassau, au S..

. (L) Use divisait aussi en Haut et Bas-Éxectoràt, faisant trenteun bailliages. Dans la première partie, Trêves, etc.; dans la deuxième, Coblmiz } .EhrcnbreiUtHn y ete-

antres avec des possessions beaucoup pluSx dispersées (1) ; enfin le Palatinat.

La maison Palatine avait vu s'éteindre la ligne électorale de Simmern, et dans la ligne de Deux- Ponts qui lui avait succédé à l'électorat, il ne restait plus que la branche de Suubach et la branche de Bitkenfeld.— Celle-ci possédait, comme nous l'avons dit, le comté de Deux-Ponts. L'autre avait réuni depuis 1777, aux domaines du Palatinat, l'héritage de la ligne aînée de la maison de Witlelspacb, les Etats de la Bavière. ■■ *

Le Palatinat du Rhin occupait à lui seul : 1° presque toute la partie orientale du cercle du Bas-Rhin , où il avait treize bailliages, de plus les villes de Manheim , Beidelberg et Frankenthal , qui ne relevaient que de la régence électorale ; 2° la partie S.-O. du cercle du haut-Rhin ; 3° les principautés de Sim-

(1) Il possédait, dans le cercle de Haute-Saxe, VEichifeld (entre la Hesse, la Thuringe, Calenberg et Grubenhagen) : villes, Ileiligenstadt, Duderstadt; la Bergstrasse y Komigstein, eu Wétéravie, dans le cercle du Haut-Rhin. - - Cologne et Trève$ appartiennent aujourd'hui à la Prusse, Mayence au grand-duché de Hesse- Darmstadt. Ces villes et les pays de l 1 Allemagne (rive gauche du Rhin) conquis par la république française en 4 795 et formellement cédés en. 4 801 , avaient formé jusqu'en 4 84 U quatre départements de la France : Sarre (Trêves), Mont-Tonhbrre (Mayence), Rhin-et-Mqselle (Coblenfc), et Roer (Aix-la-Chapelle).

mern, deLautern et une partie de la principauté de Veldenz (1) ; les trois cinquièmes du comté antérieur de Sponheim (Creutzenach et Sf>onheim).

La Bavière , qui venait d'y être unie, comprenait : 1° la Haute-Bavière , formant les régences de Munich, d'Ingolsladt, deDonawerth,elc. (2); 2° la Basse-Bavière, comprenant les régences deLandsholet de Straubing. De pins, à des titres différents, lelandgraviat de Leuchteriberg (1646) , le comté de Haag (entre la haute et la basse Bavière) (1567), les seigneuries de So/zôourg et Pyrbaum (1740), de Hohen-Waldeck, de Breiteneck.— L'électeur palatin, en succédant à la Bavière, y avait aussi réuni, dans le même cercle, les domaines du haut-Palalinat, où il possédait les pays héréditaires de Sulzbach et de Neubourg, et leurs dépendances. Il y avait apporté encore la succession de Julien et de Berg, dans le cercle de Westphalie (3).

Autres Ainsi, comme la Prusse et l' Autriche, la Bavière

duSreU occupait le premier rang dans plusieurs cercles à la ée Bavière.

(\) Le bailliage de Veldenx sur la Moselle au milieu de Tèlectorat de Trêves, et celui de Lauterech.

(2) Celle de Burghauten (au delà de l'Inn) avait été abandonnée à l'Autriche par le traité de Teschen.

(3) Juliers, conquis parla France en \ 796, fit partie du département de la Robr en 1 798. Berg forma en 1806, avec une portion de Clèvesy un grand duché donné alors à Murât, et en 1809 au fils aine de Louis Napoléon, roi de Hollande. Tous ces pays sont compris depuis 1815 dans le grand-duché du Bas-Rkm (Pbussb).

fois : dans le cercle dr son nom, il n'y avait que l'archevêché de Salzbocrg au S.-E., l'évêché de Passau, la ville libre de Ratisbonne sur le Danube, et bien peu d'autres qui fussent étrangers à la domination de la maison de Witlelspach (1).

Dans le cercle de Souabe, de pareilles successions cercle avaient accru aussi, bien qu'à un degré inférieur, les 5ou ^ maisons de Wurtemberg et de Bade.

Le duc de Wurtemberg avait recueilli la meilleure wnrtem* partie de l'héritage de Montbéliard, que lui avait si berg longtemps disputé la France (2) ; et en 1792 il allait recueillir aussi la succession de la dernière branche (la branche Julienne). Le duché de Wurtemberg, proprement dit ( Slutlgard , Tubingen) , borné au N.-O. par l'évêché de Spire et le Palatinat, à TE. par le comté d'OEttingen et la Bavière, touchait vers le S. aux domaines de l'Autriche, en Souabe, et à l'O. à l'AI- >ace et au duché de Bade. Le comté de Lœwenstein

(1) La Bavière, déjà agrandie en 1803 aux dépens des évêchés et villes libres situés dans son sein, fut érigée en royaume par Napoléon en 1806 et considérablement accrue encore aux dépens de l'Autriche (1805, 1810). Maximilien-Joseph n'en abandonna pas moins en 1813 la cause de la France. Il retint sous sa dépendance les villes ou évêchés qui lui avaient été sacrifiés, mais il perdit tout ce qu'il avait acquis aux dépens de l'Autriche.

(2) La France Pavait retenu depuis l'extinction de la branche de Montbéliard (1723) jusqu'à la paix d'Aix-la-Chapelle (1748) : elle en conservait plusieurs parties encore (Horbourg, Riqueville, Héricourt, etc.) ; mais Montbéliard demeurait au duc, qui conservait sur la partie française des droitt utile*.

(1504), et la seigneurie de Justingen s'y rattachaient encore (1), Bade. D e même, à FO da Wurtemberg, une seule branche, la branche de Dourlach avait réuni, depuis 1771, les deux margraviats de Bade : le margraviat de Bade* Dourlach ou Bas-Margraviat auN. (Carlsruhe, Dourlach, Forsheim), et le margraviat de Bade-Bade ou Haut-Margraviat au S. (Bade, Rasladt ) (2). — Mais beaucoup d'autres petites principautés se rangeaient dans ce cercle : les èvêchés d'AuGSBOURG, sur le Lech,

(1) Montbéiiard fut cédé à la France en 1796 ; maïs le Wurtemberg dut, comme la Bavière, à l'influence française au congrès de Ratiibonne (1803) , des acquisitions qui rendirent compacte son territoire, et même, à la paix de Presbourg (1805), de nouveaux

, agrandissements au dehors. Il lui dut aussi un rang plus élevé

parmi les États allemands : Télectorat en 1 803, la dignité royale en 1806; — et en 1813, sur le champ de bataille de Leipzig, les Wurtemberg eois comme les Saxons passaient à l'ennemi.

(2) Le margraviat de Hochberg (dans le Brisgau), avec le landgraviat de Sausenberg, le bailliage de Salsbourg y les seigneuries de Rœtheln et de Badenweiler, anciens domaines de cette branche, faisaient aussi partie, nous Pavons vu, des États de Bade. La maison de Bade possédait encore le comté à' Eberstein, deux

. cinquièmes du comté antérieur de Sponheim (Kirchberg, Ifaumàourg) ; la moitié du comté ultérieur, et les seigneuries de Rodemachern et de Gesperingen, dans le Luxembourg.

Ces possessions lointaines lui ont été enlevées par les premiers mouvements de la révolution. Mais des 1803 le margrave reçut avec le titre d'électeur des compensations dans le Palatinat, et en 1806 avec de nouveaux accroissements (le Brisgau, Constance, etc.), le titre de grand-duc. Le titre et les possessions qu'il eut alors n'ont pas varié depuis.

et'de Constance, sur Je lac de ce nom ; les prieurés de KEMPTEtf et cTEllwangen, au S.-E. ; les comtés de Hohknzollern, au S. , cTOEttikgen, au N>E. ,"ée tiCHTENSTEiN, au : S.-E., etc. ; et trente villes- impéria- N les : Ulm, Eslingen, àugsbourg, etc (1).

Les Pbovinces-TJnies, qui, par la révolution • de proyin- 1747, avaient rétabli le Sladihoudérat en faveur de la cesUmes maison d'Orange, avaient en vain essayé, dès 1784, de s'affranchir du prince qui, dans la guerre de L'iridépendauce de l'Amérique, avait paru trahir les intérêts de leur marine. Un corps de 20,000 Prussiens le ramena dans Amsterdam (1787), et une triple alliance

(1) La ville et Yévèchéd^Àugibowg^ les villes <TUlm t d'EsUngen et le prieuré de Kempten appartiennent à la Bavière ; le prieuré d*Elltcangen au Wurtemberg; la ville de Constance avec leUrwgau et deux des villes forestières (Waldshut et Seehingên) f anciennes dépendances de V Autriche, au grand duché de Bade. -^ Les princes tfOEttingen sont 'devenus médiats sous la domination de la Bavière et du Wurtbmberg ; ceux de IdoHEHZOïx&x (AscÀt'A- $enet Svgmuringen) et de Lichtenstbin sont restés immédiats.

Dans cette géographie politique de l'Allemagne, nous avons dû nous attacher surtout aux États principaux, et grouper. autour d'eux les pays divers qui en dépendaient au sein des. différents cercles. Quoique nous ayons, autant que possible, combiné ce plan avec la répartition des- cercles, nous donnerons en appendice un catalogue (parfois résumé) des États dontiils se composaient èn'1 789, en ayant «oin d'y manquer et «les princesxonroquants et les puissances qui donnaient leurs voix au titre, dessanciennesprincipautésimmidiates tombées dansleurs domaines.Pki-

conclue avec la Grande-Bretagne et la Prusse, le protégeait contre de nouveaux mouvements. — Le pays, borné à TE. par l'Allemagne (cercle de Westphalie) , au N. et à l'O. par l'Océan, se mêlait au S., par diverses acquisitions, aux provinces de l'Autriche; le corps principal se composait des sept Provinces-Unies : 1° au N.-E., Groningue avec les Ommelandes ( pays d'alentour); 2" à l'O. de Groningue, la Frise (Leeuwarden) ; au S. de Groningue, le pays de Drenthe, trop peu considérable pour compter comme province séparée; 3° au S., Overyssel (Devenler , Kampen et Zwolle); 4° au S. de la précédente, la Gueldre hollandaise (Nimègue, Arnheim et Zutphen) ; 5° Utrecht, à l'O. de la Gueldre et au S. du Zuyderzée ; 6° à l'O. , la Hollande (Alkmaer, Amsterdam, etc.) ; 7* au S. de la Hollande, la Zeelande, formée de plusieurs Iles (1).

sieurs, que nous avons omises à dessein dans rémunération déjà bien longue des Etats d'Allemagne, s^y trouveront aussi replacées.

(1) 1° Grojukgub, renfermait Groningue et son territoire; les OmmeUmdeif qui en faisaient partie, se divisaient en cinq cantons; $°'La F&isb comprenait quatre quartiers : quartiers des etifes, fOoitirgo (E.), de Weêtergoo (O.) et de Zevewolden (Sept-Foréts) ; 3° dans rOvER-YsSEL: quartier àeSaikmd (Dev enter, etc.), quartier de Twenihe, quartier de Vollenhowu; L° dans la Gubld&b hollavdaisb trois quartiers : Nimègue, Zutphen, Âmheim; 5° dans la province d'UT&BCHT, cinq villes, Utrteht , Âmerêfoort , Rhe***, Wuk et Montfoorty qui avaient voix aux États; 6° En Hollabdc, Nord-Holl**d ou We$t-Fri§e (Alkmaer, Hoorn et diverses Iles) et SuêrHolUmd (Amsterdam, Harlem, Leyde, La Haye, Delft, Rotterdam, Gorcum,Dordrecht), 7* en Zbelavde, dans le quartier i

Aux Provinces-Unies, il faut joindre, comme dé- >endances des Etats-Généraux :

1° Une partie du Brabant: Bois-le-Duc (i), la baronnie de Kuik avec la ville de Grave , sur la Meuse; la seigneurie de Ravenstein.

2° À Tu., la partie septentrionale du quartier d'Anvers : la baronnie de Breda, la seigneurie de Willemstadt, le marquisat de Bcrg-op-Zoom. etc.

3° À l'E., la ville de Maastricht et le comté de Vroenhove, une partie du duché de Limbourg, ou pays au delà de la Meuse : Fauquemont, Dalem, Gulpen dans le pays deRolduc ; dans la haute Gueldre, Venloo. 4° La partie septentrionale de la Flandre voisine de la Hollande, agrandie par le traité de la Barrière : Sluis ou Y Écluse et une partie du comté de Middelbourg; Y$sendick, Biervliet; les bailliages de Hulst, d'Axel, d'Assenède, deBouchoute, le long de l'Escaut occidental.

Le traité de la Barrière avait aussi donné aux États- Généraux le droit de tenir garnison dans Namur, Tournai , Menin, Furnes, Warneton, Tpres et le fort de Knoque. Mais l'empereur Joseph H les avait forcés de les évacuer, et portait même ses prétentions sur les pays occupés par les Hollandais au milieu des provinces autrichiennes de la Belgique : ils avaient dû les rache-

l'E. de l'Escaut, les iles de Schouvcn, de Duitceland, de Tholen et de S.-Philippsland; dans le quartier de TO.: les ilesde Walcheren, de Sud-Bevelandy de Wolfendyck et de Nord-Beveland.

(I) Quartiers de Bois-le-Duc, d'Oosterwyck , de Rempenland, de Peelland et de Maasland.

ter de ses prétentions an traité de Fontainebleau (8 no- ! vembre 1785).

Quant à la Belgique, dont il avait voulu faire , non I plus seulement un Etat, mais une province de la monarchie autrichienne, elle était elle-même en 1789 en pleine insurrection (1). ,

Les Hollandais possédaient sur le rivage septentrional de YÂmêrique du sud une portion de la Guyane, appelée Surinam, entre la rivière Cor^entin et le fleuve Maroni (c. Paramaribo) ; en outre quelques petites îles, Curaçao, Âruba et

(1) Voyez p. 312 (note), la division politique de cette contrée. — La domination de l Autriche, rétablie passagèrement en 1 787 et en 1 790, fut emportée bientôt par la révolution française. Les provinces de la Belgique, conquises par la France en 1795 et formellement abandonnées par l'Autriche au traité de Cennpo- Formio (1 797), formèrent, avec le pays de Liège et les enclaves de la Hollande, neuf départements jusqu'en 181& : Lys (Bruges), Escaut (Gand), Jemmapes (Mons), Dyle (Bruxelles), Deux- Nethes (Anvers), Ourthe (Liège), Meuse-Inférieure (Maestricht), SAMBRE-ET-MEUSE(Namur), Forets (Luxembourg). La Hollande qui, dès 1795 avait dû céder toutes ses possessions dans ces contrées, devenue successivement répubtique Batave sous l'influence de la république (1795), et royaume de Hollande sous l'influence de l'Empire (1806), fut elle-même démembrée, puis réunie a l'empire par Napoléon (10 mars et 3 décembre 1 81 0), qui en fit neuf départements nouveaux (Voyex Géographie politique de la France, période contemporaine). Ces deux pays, séparés de la France par les événements de 1843 et 18U, furent réunis par le congrès de Vienne en un seul royaume, sous la maison de Nassau (Pays-Bas) jusqu'à la révolution de septembre 1830, qui en fit deux États indépendants, la Hollande ou les Pays-Bas, et la Belgique.

Buen-Ayre, dans les îles sous le- vent ; Saint-Eustache, l'ilot de Saba et une partie de Saint-Martin, dans les petites Antilles.

Leurs principales possessions étaient aux IndesOriefïtalés et sur le chemin qui y conduit.

En Afrique, plusieurs forts et comptoirs sur la Côte-d'Or (Guinée), principalement SaintrGeorges de la Mina; et à l'extrémité méridionale l'importante colonie du Cap de Bonne-Espérance.

En Asie, les Hollandais occupaient encore dans la presqu'île, en deçà du Gange, Cochin et Coulan sur là côte *de Malabar; Tulicorin sur le golfe de Manaar; Sadrat, PaUcate, sur la côte de Coromandel: (le traité de Versailles (1783) avait cédé à l'Angleterre leur établissement bien plus considérable de Négapatam sur ce même rivage). Us conservaient aussi la grande île de Ceylan dont ils n'occupaient d'ailleurs que les côtes, et Pile de Manaar au N.-O. de Ceylan, — De plus, dans la presqu'île au delà du Gange,. Malacoa, un comptoir à Ligor (Siam); et un autre à Nagasaki, dans l'île de Kiou-Siou (Japon)»— Leur domination résidait surtout dans les îles voisines de l'Océanie : les îles de la Sonde (Sumatra, Java, cap. Batavia), Célèbes (Macassar) et une partie de Timor, l'archipel entier des Moluques, médiatement ou immédiatement (Amboine Ternate, Tidor, etc.) (i).

La Grande-Bretagne comprenait les trois royaumes Grandeunis d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. B *l\t~

(1) Les événements de la révolution ont fait passer de là Hollande à l'Angleterre la colonie du Cap, Pile de Ceylan, Cochin, etc.; le reste des possessions hollandaises, dans les deux presqu'îles de l'Inde, a été cédé à l'Angleterre en échange de ce qu'elle possédait dans Vile de Sumatra, par le traité du 17 mars 1824. La Hollande conserve tous les autres établissements que nous avons énumérés.

L'Angleterre séparée de l'Irlande par la mer de ce nom, de la France, au S., par la Manche ou le Canal, et du reste du continent européen, à TE. , par lar mer du Nord, se divisait, à l'intérieur en deai parties principales : Y Angleterre propre et le pays de Galles , et chacune de ces deux parties en un grand nombre de provinces on comtés (1). L'Ecosse séparée de l'Angleterre, au S., par les rivières de Tweed , de Liddle et i'Eskei dans l'intervalle par le mont Cheviot, était elle-même divisée en deux régions par le Tay : l'E-

(1) En Angleterre, les anciennes divisions d'Alfred, quarante comtés, non compris les douze du pays de Galles :

I. Dans les provinces de l'O. : Comwail, Devon, Somn+ereet, Donet, Bamp, Wut 9 Berk; les iles Sorlinguet ou Scilly sont à l'occident du comté de Cornwall.

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