II. Dans les provinces du S. : Surrey, Kent et Susse
III. Dans les provinces de 1 V E. : MiddUtex (Lohdres), Bëêexj Bertfert, Cambridge, Suffofk et Norfolk.
IV. Dans les provinces du milieu : Buckingham, Oxford, Giocetter, au N. de la Tamise et du canal qui Punit à la Sève m; Bôdford, Huntington, Rutland, Lincoln, à PE. ; Warwick, Nor~ thampton, Leiceeter, Stafford, Derby et Nottingham, au centre; et à l'O., Chetter, sur laDee.SArop, Worcetter, Bereford et Monmouth) sur la Severn. [Dans la carte de Sanson (1 665), Monmouth est rattaché au pays de Galles.]
V. Dans les provinces du N. : York, Lancaetre, WeslmoreUmd, Durham, Cumberland et Northumberland.
VI. Dans le pays de Galles, six pour chaque région : GUanof gan % Brecknok, Radnor, Coermarthen, Pembrock et Cardigan au S. (South-Walles); Monlgotnery, Merioneth, Denbigh, Fiint, Caernor- «m et Pile VAngleeey, au N. (Nord. Walles).
cosse méridionale et l'Ecosse septentrionale (1) L'Iblande comprenait quatre contrées : Munster au S. , Leinster à l'E.. Vlster au N. et Connaught à l'O. (2). A ces trois parties principales, ajoutez les Hébrides ï l'O. de l'Ecosse, les Orcades auN. et les ÏÏesShetland, au N.-E. des Orcades ; les îles de Guernesey, de Jersey et d'Aurigny , sur les côtes de Normandie. L'Angleterre avait perdu Minorque, mais elle gardait
(1) En Ecosse, les trente-trois comtés suivants :
Au midi : Berwick, Eait-Lothian (Dunbar), Mid-Lothian (Édim- WURg), West-Lotkian ou Linlilhgoic,Tweedale (vallée de la Tweed) m comté de Peeble, Selkirk, Tiviotdale ou comté de Roxburghy taut/Wes, Kirkudbrighty Ayr y Lanerk, Renfrew y Bule y DumbarUm m comté de Lennox, Stirling, Clackmann y K\nron % Fife.
Au N. : Inverary ou Argyle, Perth, Àngut ou Forfar, Kincardin, iberdeen, Bamff, Elgin ou Murray, Nairn, Invemeu, Cromaty, Rosi, lutherlandj Caithnea, et le stewartry des îles Oreaàe$ et Shetland. La carte de Sanson (1665), en suivant cette même division de Ecosse en deux régions, a quelque différence dans les noms des rovinces. Il en est de même de l'abrégé de géographie (1 71 6). ]
(2) L'Irlande comprenait dans ces quatre divisions les trenteleux comtés suivants :
I. Dans le Munster, six comtés : Clore, Kerry> Cork % Waterford, Àmmerick) Tipperary.
II. Dans le Leinster, douze comtés : Wexford, Kilhenny, Carto, WieUowj Dublin, Kildare, Queen'i-County, King's-County, hutmeath, Eitmeath, Longford Louth.
III. Dans PUlster, neuf comtés : Cavan, Monagham, Armagh, few*, Antrtm> Londonderry, Tyrone, Tyrconnel ou Donegal et Fernanagh.
IV. Dans le Connaugh, six comtés : Leitrim, Sligo, Mayo, Rotwmmon y Galway.
toujours la clef de la Méditerranée dans Gibraltar e elle avait aipulè encore à ses vastes possessions 4m les antres parties du monde.
Les nombreuses colonies des Anglais se classent de la manière suivante :
En Amérique , la Nouvelle-Bretagne, les vastes contrée! du nord qui confinent à l'Océan glacial et à la mer d'Hodson , le Canada (Québec), le Nouveau Brunswick, aux frontières des États-Unis ; la Nouvelle Ecosse ou Âcadie (Halifax] Vue Saint -Jean, Vile Royale ou Cap-6refon(Louisbourg),el la grande île de Terre-Neuve à Ventrée du golfe Saint-Laurent. — Plus au sud les Bermudes et parmi les lies nombre» ses accumulées entre les deux Amériques, les îles Bahamt ovl Lucayes, la ptapart des îles Vierges, plusieurs des petite Antilles, Barboude, SanU~Chrislophe, Ântigoa, Moniserrat Nevis, la Dominique, la Barbade, Samt-Vineeni, les Grenadiïks et Grenade; et l'une des grandes Antilles* la Jamaïque — De plus»uit établissement à l'E. du Yucatan [Balise, sm la rivière de. ce nom) et une portion de la Guyane, sur l< rivage septentrional de l'Amérique du sud, séparée des Hollandais, à l'E», par la rivière Coreotin.
En Afrique, plusieurs forts ou comptoirs sur la Gambie, au S. des établissements plus considérables de la France; plus au S. encore la colonie de Sierra-Leone et le Cap Corn (sur la Côte-d'Or).— L'île de Sainte-Hélène, grande station sur la route des Indes.
C'est en Asie , dans les Indes, qu'étaient déjà leun principaux établissements. La compagnie des Indes-Orien* taies occupait les points les plus importants de la presqu'île: à l'ouest, dans le Guzerate, .Cambaie et Surate; la ville de Boabaie; Coulan, sur la côte de Malabar , etc.;— à Test, Madras dans le Garnatic, plusieurs villes de la côte de Goromaodel [Negapatam,etc) presque toute lacôte d'Orixa (Masulipatam, etc.) et de plus le Bengale qui lui fut abandonné en tonte
iouveraineté par le Grand-Mongol Shah-Allum, en 1765. La nine de cette grande domination laissait l'influence anglaise emonter bien plus haut dans la vallée du Gangfe, sous le nom l'un empereur qui en relevait. Hayder-Âly, roi de Maïssour, Wes Mahrattes luttaient encore à l'intérieur de la presqu'île :ontre cet envahissement. Mais en 1789, le fils de Hayder- Uy, Tippào-Saëb,&e voyait abandonné seul par la révolution rançaise dans une guerre qui devait amener la chute de on royaume à dix ans de là ; et les divisions des Mahrattes es ont soumis eux-mêmes à la suprématie étrangère.
Un cinquième monde s'ouvrait au génie curieux et avide des anglais, grâce aux hardies explorations des Wallis et des Cook [ansl'OcÊAN pacifique. Indépendammentdeleuranciencompoir à Bencoolen (île de Sumatra), ils avaient établi à Botany- Jay, dans la Nouvelle-Galles du S., à TE. de la Nouvelle-Holande, un lieu de déportation. Sydney fut fondé en 1788 un peu >lus au N., au port Jackson; mais la prospérité des colonies e l'Angleterre dans ces parages ne date que de nos jours.
Par celte grande supériorité maritime que lui assumaient des établissements si considérables , elle avait bruiné dans le système européen pendant tout le dixluitième siècle ; puis sa domination excitant de justes nquiétudes , on avait vu s'élever contre elle , et les itats du Nord, par la neutralité armée, et ceux du tfidi, l'Espagne et la France, par la défense et le mainien solennel de la révolution d'Amérique (1783). Mais a révolution française bouleversa ces rapports nouveaux du système d'équilibre, et rendit à l'Angleterre, lans l'ordre de la résistance européenne , ce premier ang qu'elle allait perdre comme Etat dominant (1).
(1) Cette période, qui a épuise ses trésors, a vu s'accroître ncore ses possessions étrangères. En Europe, les îles Ionienne*
Comme nous l'avons indiqué plus haut, et comme onvienl de le voir par rénumération précédente, l'Angleterre avait perdu dans l'Amérique du Nord ses plus importantes colonies, soulevées contre le métropole et devenues indépendantes avec l'aide et sous la sanction de la France : les États Unis. Quoique ne se rattachant plus à aucun état européei ils manqueraient au tableau du système colonial de l'Europe si nous ne rappelions ici les traits principaux de leur consti tution nouvelle, leur réunion en confédération générale e leurs divisions en États particuliers. Les États particulier
placées sous le protectorat de l'Angleterre, c'est-à-dire réelle ment sous sa dépendance ; Pile de Malte, qui protège sa marin dans la Méditerranée; Helgoland, qui tient en observation les bou ches de l'Elbe et du Wescr. — En Amérique , Pile de la Trinti cédée par l'Espagne en 1802, les îles de Tabago elSainte-Lwit abandonnées par la France en 1814. — En Afrique, des établis sementsplus étendus sur les côtes de Guinée t où elle veut acheté encore de l'Espagne les des à Annobon et de Fernanâo-Po au bouches du Niger; l'importante colonie du Cap-de-Bonne-Etpè ronce, cédée par les Hollandais, et dans POcéan Indien l'di Maurice (île de France), cédée par la France en 18M, arec le Séchellts. — En Asie, le poste (TAden sur le golfe arabique ré cernaient occupé, Pile de Ceylan enlevé pendant la révolutioc aux Hollandais; et cette grande domination étendue par la compagnie des Indes sur tout le territoire de l'Inde, par dessus toit les petits princes tributaires ou dépendants, jusqu'à Uraouadd] à PE., PHimalaya au N., et, à PO., jusqu'aux bouches de Mndus et au plus oriental de ses afiluents , jusqu'aux limites du paj 1 de Laliorre, où des troubles intérieurs doivent incessamment introduire son influence. —Dans POcéanie, la Nouvelle-Zélande,** cupée par des colons français et rangée sans réclamations dam le domaine de la Grande-Bretagne; et tant de groupes où le* missions anglaises préviennent ou remplacent le gouvernemen' anglais.
qui entraient dans ce système fédératif étaient , en 1789 comme au jour de l'insurrection, en 1774 :
Du N. au S., généralement : New-Hàmpshire (Concord), Massachusetts (Boston) ; Rhod-Island (Providence et Newport); Connecticut (Hartford etNew-Haven),groupésàl'E.des monts Âlleganyssnr un étroit rivage, dans la vallée du Connec ticut; New-York (Albany sur l'Hudson, dans l'intérieur de la province qui s'étend à J'O. jusqu'au fleuveSt. -Laurent et aux grands lacs d'où il sort) ; New -Jersey (Trenton) sur la côte, de l'Hudson à la Delaware ; Pensylvanie (Harrisburg), à l'O. de New -Jersey, dans l'intérieur jusqu'au lac Êrié; Delaware (Dover) et Maryland (Annapolis), de la baie Delaware à la baie Chesapeak; Virginie (Richmond), depuis la baie de Chesapeak jusqu'aux rives de YOhio, au-delà des Alleganys qui divisent le pays en deux régions ; Caroline du N. (Ralcigh) et Caroline du S. (Columbia), depuis la mer jusqu'à la même chaîne de montagnes, plus éloignée ici du. rivage; Géorgie (Milledgeville), dans la même situation au S., entre la Savannah, qui la sépare de la Caroline méridionale, et la Floride.
On sait avec quelle rapidité l'Union, depuis 1789, s'accrut d'États nouveaux, soit par la décomposition de,s anciens États devenus plus considérables, soit par des agrandissements aux dépens des colonies étrangères ou des indigènes :
Au N., Vermont (Montpellier), détaché de New-York en 1791, et Maine (Portland), séparé plus récemment (1819) de Massachusetts sur les frontières du Canada, dont la délimitation, longtemps litigieuse entre l'Angleterre et les États- Unis, vient d'être fixée à l'avantage de ces derniers.
Au S., la Louisiane (Nouvelle-Orléans), vendue par la France aux États-Unis en 1803, et les Florides : la partie orientale avait été cédée aux États-Unis par le traité de Versailles (territoire de Floride, c. St.-Augustin) ; la partie occidentale rendue à l'Espagne par le traité de Versailles fut envahie en 1814 par le général Jakson et définitivement cédée en 1819; elle ajouta aux États-Unis les deux nouveaux États Gêog. Pol. 16
du Mississipi (Jackson), et (TAlabama (Cahawba). Unr nouvel État va continuer la domination de l'Union sur le golfe da M exique , à l'O , j osqu'au Rio grande del Norto : le Texas (S . Felipe de Àus! in), séparé du Mexique (1826) et qui vientde voter son adjonction à la grande famille Anglo-Américaine (1845).
A l'intérieur, Kbwtuckt (Frankfort) , à l'O. delà Virginie, dans la vallée del'Obio, érigé en 1792, et Tennessee (Nahs-, ville), en 1796, au S. du précédent, sur la rivière du même ! nom, depuis les monts Alleghanys jusqu'au Mississipi.
A une époque plus voisine de la nôtre, Omo (Colnmbusî (1802),IifDiANA(Indianapolis)(18i6),lLLiNoi8(Vandalia)(1818), del'E. à l'O-, au N. des précédents jusqu'aux lacs Ériéet' Michigan au N.; Missouri (Jefferson), à l'O. d'Illinois, dans a vallée du Missouri (1821); Aekansas (Little-Rock), au S. de Missouri, et Micbigan (Détroit) entre les lacs Erié, Huron et Michigan (1836).
A ces vingt-sept États il faut joindre le district fédéral de ColumHa où est la capitale de l'Union, Washington sur le Potomac, à l'O. de Maryîand; et plusieurs territoires qui ne sont point encore arrivés au rang d'États: Floride (Saint- Augustin) citée plus haut; Nord-Oue*t à l'O. du lac Michigan ; Afi£«cim,dans la vallée supérieure du fleuve ; et au-delà des montagnes Rocheuses, le territoire de YOrégon ou de Columbia, dans le bassin du fleuve de ce nom, sur les rivages de l'Océan pacifique, où se précipite aujourd'hui le flot des émigrants, pour trancher par l'occupation rèeHe la qiestkm de souveraineté pendante entre l'Angleterre et les États4Jiris. France. La Frange, dont la révolution allait remuer l'Europe entière, était bornée au N.-O. par la Manche, à l'O. par T Océan atlantique, au S. par la Bidassoa, les Pyrénées et la Méditerranée , à l'E. par les Alpes, le Rhône, le Jura et le Rhin; et les limites conventionnelles qui rattachaient ou modifiaient en divers points ces limites naturelles, comme nous Farvons'YU en 1713;
ii N.-E» elle avait-fait une acquisition importante : la jorraine, assurée à l'ancien roi de Pologne, Stanislas ,eczinski, était revenue à la France, après lui (17G6), onformémentau traité. Ce fut, du reste, tout ce qu'elle jagna en territoire après tant de guerres et de négociions, qui avaient rempli le dix-huitième siècle. La rontîère n'avait point avancé d'un pas sur ces Pays- Bas autrichiens, si souvent envahis, et qui allaientbienôt l'être encore. De ce côté, les points extrêmes étaient oujours, del'O. à TE., Dunkerque, Bergues, Bailleul, irmmtières, Cond4 y Bavay, Maubeuge; Philippe*rille (1), Charlemont, Givet, et Marienbourg, qui Cornaient une pointe dans les terres de l'évéché de Liège ï€himai, Rocroy, Charlevitle, Bouillon ; Sedan; îuis sutfa rive droite du Chiers, qui traverse Ivoi, Montmédy, Longwy, ancien démembrement de la Lorraine. De ce point, au lieu de se replier pour séparer le pays Messin de la Lorraine, la frontière de la France n'était plus que celle de ce pays même, les rives de la Sarre, que nous n'atteignons plus qu'à Sarregnemine vSarreHouis et même au delà, Dagstoul bailliage de Bouzonville); en Alsace, Landau, au nord le la Lauter, aux rives de laquelle les limites sont maintenant reportées. — Après la Lorraine, la France avait fait une autre acquisition, la Corse, que les Génois lui cédèrent en 1788 {15 mai), désespérant de la ramener ï leur loi. Les différentes parties de l'île firent successivement leur soumission aux Français.
(1) Nous écrivons en caractère ordinaire les places perdues aujourd'hui.
Toutes les provinces comprises dans ces limites (on en comptait soixante principales environ) se répartissaient, en 1789, en Irente-neuf gouvernements, dont trente-deux de provinces, à proprement parler, et sept de villes. La Corse formait le quarantième. Les gouvernements de provinces élaient :
I. Dans le bassin du nord, 1° la Flandre (Lille \ 2° l'Artois (Arras), 3° la Lorraine (Nancy), 4° VAhacè (Strasbourg). !
II. Dans le bassin de la Seine et les petits bassin* adjacents : 5° la Picardie (Amiens), 6° la Normand* (Rouen) , 7° Y Ile-de-France (Paris faisait un gouvernement à part), 8° la Champagne (Troyes).
III. Dans le bassin de la Loire : 9° la Bretagn (Rennes), assez isolée d'ailleurs (les côtes du nord f rattachent au système précédent), 10° le Maine (I Mans), 11° Y Anjou (Angers), 12° le Poitou (Poitiersj 13° la Tourraine (Tours), W l'Orléanais (Orléans) (1J 15° le Berry (Bourges), 16° la Marche (Guéret), IT\ Nivernais (Nevers) , 18° le Bourbonnais (Moulins), il Y Auvergne (Clermont), 20° le Lyonnais avec le Fort et le Beaujolais : (Lyon, la capitale, et le Lyonnai proprement dit font partie du bassin du Rhône)/
IV. Dans le bassin du Rhône, ou en général de I Méditerranée : 21° la Bourgogne (Dijon) , au nœa des trois bassins de la Seine, de la Loire et defe Saône (2), 22° la Franche-Comté (Besançon) , 2Ï*
(1) La Beauce, qui en faisait partie, est dans le bassin de la Se*
(2) Trévoux avait cessé depuis 1782 de faire une petite sud* raineté à part (principauté de Dombes). ,.
touphiné (Grenoble) , 24° la Provence (Aix) , 25° le anguedoc, dont la capitale, Toulouse, se trouve rec le Haut-Languedoc, de l'autre côté des Céverines, bus le bassin de la Garonne, 26° le Roussillon (Perignan ).
Y. Dans le bassin de la Garonne ou les petits bassins îcessoires, 27° YAunis (La Rochelle), 28° la Sainmge wecl'Angoumois (Saintes), 29° le Limousin (Liloges), 30° la Guyenne (Bordeaux), 31° le Bëarn >au), 32° le comté dé Foix (Foix). Les sept villes ni faisaient le siège d'autant de gouvernements parculiers étaient : Paris, Sedan, Metz (Verdun y était itlaché), Toul, Saumur, le Havre et Boulogne (1).
(1) Non-seulement plusieurs provinces différentes étaient réues dans le même gouvernement, comme dans la. Flandre, la emdre proprement dite et le Hainaut; dans le Languedoc, le lay (le Puy) et le comté de Toulouse, etc. ; mais on en trouvait core quelques-unes qui se partageaient en plusieurs gouverments divers. De plus citait une division purement militaire. !S finances, la justice, le culte, avaient leur organisation et 1rs divisions séparées. Ainsi il y avait treize parlementé : ceux i existaient en 1713, et, de plus, le parlement de Nancy; joiez-y trois conseils souverains pour les pays plus récemment acis, VAliace, le Roussillon et V Artois, en tout seize ressorts; — en tre, trente-quatre généralités ou intendances, pour la perception
l'impôt; — pour le culte, dix-huit archevêchés ou provinces clésiastiques, entre lesquels se répartissaient cent onze évêchés.
La substitution des départements aux gouvernements, à ne endre que le point de vue géographique, ne fit donc qu'étënb le système des gouvernements dont elle multipliait les divins; et, loin de détruire l'esprit provincial, elle eût pu le faire i ai tre plus étroit et plus fort, si, en même temps qu'on pré-
A cette domination compacte et homogène sur le sol européen, la France joignait ses possessions d'outre-mer. Mais si elle avait contenu la puissance anglaise en Amérique par rétablissement des Etats-Unis, elle ne pouvait plus en arrêter l'essor du côté de l'Inde; et son infériorité maritime accrue par la désorganisation momentanée du pays, compromettait dès lors toutes nos colonie»: celles que le traité de Paris «(1763) nous avait laissées, comme celles q^e la paix de Versailles (1783) nous avait rendues*,
En Amérique, les petites îles de Saint-Pierre et de Jfiçtulon, en face de ces vastes contrées du nord, cédées à l'Angleterre par les traités à'Utrecht (1713) et de Paris (1763),- Dans les Antilles, la partie occidentale de Saint-Domingue (Haïti) que l'insurrection des noirs allait nous enlever; la Martinique y la Guadeloupe avec les -plus petites îles de Mon rie-Galante, des Saint e$, de la Désirade et de Saint-Martin (partie septentrionale) que nous gardons encore; celles de Tabago et de Sainte-Lucie, recouvrées en 1783 et perdues définitivement en 1814. — Sur le continent du sud, une par' tie de la Guyane, de l'Oyapoc au Maroni.
En Afrique, plusieurs établissements sur le rivage de la régence d'Alger, à Bone, à La Cale, etc. , avec le privilège exclusif de pêcher le corail. — Des possessions plus considérables dans la Sénégambie : 1° l'arrondissement de Saint- Louis sur la rivière du Sénégal, restitué à la France par le traité de 1783 ; 2° l'arrondissement de Gorée.
tendait réunir dans ces petites circonscriptions tous les élément d'administration civile, judiciaire et même religieuse^ une forte organisation , rattachant tout au centre, n^eut prévenu? l'isolerne* — Pour les agrandissements de la France sous la république rt l'empire, voyez le cahier spécial que nous y avons consacré (flr* riode contemporaine).
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Sur la route des Indes, les îfes de Bourbon, de France (île Maurice) et les Séchelles : la France n'a retenu que la première avec ses droits sur Madagascar.
En Asie, rien que les places possédées sur les rivages de n l'Inde avant les conquêtes de Dupleix : Cliandernagor sur les rives de THougly (côte du Bengale) ; le comptoir de Yanaon sur la côte des Serkarfr septentrionaux; Karikal, Pondichéry sur la côte de Coromandel, cette dernière place, la capitale de nos établissements dans ces parages; Mahé sur la côte de Malabar, et des loges en plusieurs autres points.
La Suisse touche la-France à l'O. vers le Doubs et , suissi le Jura, la Savoie au S. vers le lac de Genève, l'Allemagne au N. sur le Rhin, et descend vers l'Italie avec les Alpes jusqu'au lac Majeur et au lac de Côme. Le mouvement de la révolution française devait bientôt pénétrer dans ses montagnes , et élever aux droits politiques plusieurs pavs dépendants de ses cantons : ils restaient jusque-là au nombre de treize. Le canton de Bale au N.-O. : le territoire de son éyôché s'étendait hors des limites de ce canton jusque sur le Doubs ; pois du N. au S. le canton de Solecre, le canton de Berne qui possédait avec une partie de YÂrgovie, Gruyères, Lausanne et le pays de Vaud ; le canton de Fribourg enclavé dans le précédent; — de l'O. à l'E M le canton de Lucerne, les petits cantons démocratiques Unterwald, Uri, Schwitz et le canton de Glaris; le canton de Zdg au nord de Schwitz; le canton de Zurich auN. du lac de ce nom ; le canton cTAppenzel iuN.-E, et le canton deScRAFFOuss au N. de la Suisse, même au nord du Rhin, limite naturelle de la Suisse ie.ee côté. (1).
(f ) Bale, Berne, Zurich, Schàffouse, Soleure, Fribourg et
À ces cantons il faut ajouter les pays de la dépendance commune: le comté de Baden, la Thurgovie au N. , le Rheintal au N.-E., le Gaster et le comté Sargans à TE.; les bailliages italiens au S.-E., et une partie des bailliages dits libres {Morat, Granson, etc.), à l'O.;— les pays alliés : te Valais etYÉvéque de Sion, au S. (1); la république de Genève au S.-O.; la principauté de Neufchâtel et de Vallengin à l'O., domaine du roi de Prusse : la république de Mulhausen au N.-O., la ville et l'abbaye de Saint-Gall au N. E. (le comté de Toggenbourg s'en était séparé dès 1705), et principalement les trois ligues Grises, à TE., intimement unies depuis le nouveau traité de 1712 : elles commandaient les passages de l'Italie, par la Valteline et les comtés de Bormio et de Chiavenna (2).
Lucerne étaient arittocratiqtiety les quatre premiers protestants, les troisautres généralement catholiques.URl, Schwitz, Unterwald, Glaris, Zug et Appenzel» démocratiques et de plus catholiques-, à F exception de Glaris et d' Appenzel, qui étaient de religion mêlée.
(1) L'évêque de Sion prenait les titres de préfet et de comte de Valait, sans cependant avoir aucun pouvoir temporel sur ce pays, qui se gouvernait par seS représentants.
(2) La Suisse, entamée en partie et remuée tout entière par les progrès de la révolution française (1798), se réorganisa, en 1803, sous la médiation de la France. Elle eut alors dix-neuf cantons, les treize anciens et de plus ceux dWRGOViE, de Thurgovie, de Saint-Gall, des Grisons, du TeSSin et de Vaud.— En 1 81 5, les pays détachés de la Suisse par la république ou l'empire lui furent généralement rendus avec quelques augmentations et le nombre des cantons se trouva porté à vingt-deux. Avec les dûneuf précédents, le Valais, Genève et Neufchâtel, ce dernier