‹ Géographie politique des temps modernesChapitre 19 sur 26 · GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE DE LASIE AUX TEMPS MODERNES · texte numérisé non relu

GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE DE LASIE AUX TEMPS MODERNES

L'Asie, la plus grande des. trois parties de l'ancien monde, est comprise entre 23°,4(y et 187°,35' long. , E., et entre 2° g t 76*,15' de lat. N. Rattachée à l'Afrique par l'isthme de Suez, séparée de l'Europe par la Limites, chaîne du Caucase, la Caspienne, le fleuve el les monts e" Ties! Ourals, elle est sur tous les autres points environnée par 1' Océan.— Au nord, son rivage s'étend du détroit de Waigatz au détroit de Behring le long de cette puer de glaces où Ton trouve encore les îles désolées ie la Nouvelle-Zemble et de la Nouvelle-Sibérie.— A l'est, il descend du détroit de Behring, au détroit de Ualacca, profondément découpé par de grands golfes et bordé d'îles qui font de ces golfes comme autaut de petites méditerranées ouvertes : les Kourilles pour les mers d Okhotsk et d'Yfisso ; les grandes îles japonaises [Yesso, Niphon), pour la mer du Japon; d'autres relevant, soit du Japon [Kiousiou), soit de la Chine

(1) Nous nous bornerons, dans ce chapitre et dans le suivant, lux détails les plus élémentaires. Si, dans de pareilles limites, il îous est impossible d'aborder sérieusement aucun point de cet tnportant sujet , nous voudrions au moins par là inviter les lèves à des études qui leur offriraient d'autant plus d'intérêt (u'elles seraient plus approfondies*

{Lieou-Kkieou, Formosé), poor la merde Gobée ; elles groupes divers de la Malaisie pour la mer de la Chine.- Au sud le continent forme trois grandes presqu'îles, la presqu'île au delà dc Gange qui se termine au cap Romania vers l'Equateur, la presqu'île en deçà dc Gange qui finit au cap Comorin.elV Arabie dont la base méridionale s'étend, d'E. en S.-O- , du cap RasatgaU à TE- jusqu'au détroit de Babel-Mandeb. La presqa'lk intermédiaire de l'Indoustan forme avec les deux antres deux grandes mers ouvertes : la iqpr du Bengale, où se trouvent les îles Nicobar elAndamanh TE. et ttW de Ceylan à l'O., vers .le cap Comorin ; et la mer d'Oman, l'ancienne mer Erythrée, où aboutissent deui grands golfes formés par l'Arabie avec les deux continents voisina, le golfe Persique à l'E. et le golfe Arabique ou mer Rouge à l'O. — Le rivage occidental, ' resserré entre le 31° et le 4-2° de latitude N-, est plus qttf doublé dans son développement par la forme péninsulaire de r Asie-Mineure, baignée par la Méditerranée au S., la mer de Y Archipel à l'O, YHellespont, la petite mer de Marmara, le Bosphore et la mer Noire au N. On remarque au S. l'île de Chypre et à l'O. les îles de Rhodes, de Samos, de Chio, de Mëtelin (Lesbos), qui touchent aux îles de l'Archipel.

Montagnes. ^a ^ ase ^° ' a constitution physique de l'Asie, c'est le grand plateau qui en occupe le centre. Il a pour bornes' à l'O. les mords Belour, au N. la chaîne dont la partie principale s'appelle Grand-Altaï, et qui, sous le nom de Stanovoï ou monts de Daourie, se prolonge jusqu'à la mer orientale ; au S. les monts Mous-Tagh et leur

continuation mal connue à travers le Tibet, jusqu'aux monts In-Chan ou Siolki qui le terminent à TE.;— et à l'entour,de nouvelles chaînes soutiennent et dominent les hautes terrasses adossées au plateau central : au N., l' Ulug-Tagh , le Petit- Allai, les monts Say miens; au S M Ylndou-Kosch et les sommetk neigeux de Y Himalaya. Le prolongement ou les ramifications de ces montagnes déterminent la configuration du reste de l'Asie : au N.-E. les diverses branches des monts Stanovoï dessinent les contours de la mer d'Okhotsk ; au S. les ramifications de M Himalaya prolongent le conliuent en deux vastes péAhsules (au delà et en deçà du Gange), qui touchent presque à l'équ^teur. Vers l'O. du plateau, deux chaînes se prolongeant, l'une au N.-O. pais au N., l'autre au S., forment comme un grand mur de séparation entre l'Asie orientale et l'Asie occidentale, dont l'Europe, nous l'avons vu, n'est qu'un appendice : ce sont au N. les monts Algydim Schame qui rattachent à la chaîne du nord les monts Ourals, limites de l'Asie et de l'Europe, et au S. les monts Brahouisk ou Ghisneh, qui séparent le bassin de lindus des déserts de la Perse. — Enfin, de nombreuses montagnes, dont la direction générale est de l'E. à l'O., ' unissent au plateau central cette portion occidentale de l'Asie ; elles forment et séparent les plateaux de la Perse, remontent en deux principales chaînes (monts Elbours le long de la Caspienne, monts Elwend le long du Tygre) vers l'Arménie, où elles se groupent pour rayonner encore : au N. , vers le Caucase, au S.» à travers la Syrie sous le nom de Liban et d'Antili-

ban, à FO., vers l'Asie-Mineure soos le nom de Taurus, nom appliqué par l'antiquité à la principale des chaînes qui aboutissent à l'Inde.

C'est aussi du plateau central ou des principales montagnes groupées à l'entour que descendent les grands fleuves de l'Asie.

Au N. Y Irtych et Y Obi, et plus à l'E. Ylenise* , la Lena et leurs affluents. — AVE., le Saghalien ou Amour, qui tourne la chaîne des monts Siolki ; et les grands fleuves de la Chine, le Hoang-Ho (fleuve Jaune) et le Yang-t$é-Kiang (fleuve Bleu), qui, du fond du Tibet, trouvent passage à travers le prolongement de h chaîne orientale.— Au S., les grands fleuves de l'Indo- Chine viennent des mêmes régions avec les mêmes circonstances, mais dans une autre direction : le Mayftang ou Camboge, le Mtônam ou rivière de Siam, le Thalëayn, Vlraouadâyou Am; et ceux de l'autre presqu'île: le Brahmapoutre* et le Gange, séparés à leur source par la chaîne de l'Himalaya , rapprochés et presque confondus à leur embouchure, au fond do golfe du Bengale ; le Sind (Indus), qui fait sa route à travers l'Indou-Kosch. — Enfin à l'O. , le Syr*-Deria ou Sihoun (l'Iaxarte) et l'Amou-Deria ou Dgihoun (TOxus), qui se perdent dans le lac Aral.

Au système isolé des montagnes de l'O. correspond un autre système de fleuves; ce sont, pour nous borner aussi aux principaux : YEuphrale et le Tygre, qui ont leur source en Arménie et leur embouchure au golfe Persîque où ils se jettent réunis sous le nom de Chatel-Arab ; le Kovr, qui porte h la mer Caspienne le»

eaux du Caucase; le Jourdain, qui de Y Anti-Liban va se perdre dans la mer Sorte, et le Kizil-Ermak, (Halys), dont le cours divise toute l'Àsie-Mineure, du Taurus à la mer Noire.

Les montagnes dont nous avons retracé les principales directions, partagent l'Asie en cinq grandes ré- Iè° ns gions principales : rAsle#

1° Celle du centre, ou le grand plateau dont nous avons décrit les limites avec les premières terrasses qui s'y appuient, du 30 e au 50 e degré de latitude N. environ;

2° Celle du N., bornée à l'O. par les monts Ourals, au S. par les monts Algydim, et la grande chaîne septentrionale qui aboutit au cap Golowatchef près l'île de Saghalien, à l'E. par la mer d'Okhotsk et la mer de Behring, au N. par la mçr Glaciale.

3° La région de l'est, entre l'extrémité de la chaîne septentrionale, la chaîne orientale qui traverse les contrées à peine connues de l'O. de la Chine, et les premières ramifications qui descendent au midi vers le golfe d« Ton-Kin.

h° La région du sud, depuis cette dernière limite, à TE. jusqu'aux montagnes qui se lient au Bdour-Tagh et forment le bord occidental du bassin de l'Iàdus. Appuyée au N. à la chaîne de Y Himalaya, elle se prolonge vers le S. par ces deux grandes péninsules que sépare le Gange;

5° La région de l'ouest, depuis cette longue continuation de montagnes qui du N. au S. partage l'Asie entière, jusqu'aux limites occidentales du continent.

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