GEOGRAPHIE GÉNÉRALE DB L* AFRIQUE AUX TEMPS MODERNES
L'Afrique est située entre 37°, 5' lat. N. , et 34° , 2 V Limites lat S., et entre 19°, 51' long. 0., et 49° long. E. Trar- ^^ versée par l'équa teur, elle comprend ainsi tonte la zone torride et se prolonge d'une quantité à peu près égale au delà des deux tropiques dans chaque zone tempérée, sous la forme d'un immense triangle dont la base est au N. et. le sommet au midi»
Le riyage septentrional» s'étend depuis* El-Kalieh près de l'isthme de Suez, l'unique lien de l'Afrique avec le reste dé l'ancien monde, jusqu'au cap Spartel en face de Gibraltar. Le cap Bon le partage en deux régions : celle de TE. qui longe l'Egypte et le pays de Barcà et forme du cap Razat au cap Bon ce grand golfe où se dessinent deux autres golfes plus petits * celui de Sidre (grande Syrte) à l'E., et celui de Cabès (petite Syrte) à TO. ; Ta région de TO. est la côte de Barbarie, côte escarpée et peu sûre si Ton excepte le petit golfe qui la commence près de Tunis.
La côte occidentale s'étend du cap Spartel au cap des Aiguillée (près du cap de Bonne-Espérance). Elle.se
(1) Tous les points de la géographie de l'Afrique ont été rapidement touchés dans le. rare et intéressant petit ouvrage de M. d'AvEZAC, Esquisse générale de l'Afrique (1837).
dirige d'abord vers le S.-O. , marquée par le cap Nom, le cap Bojador, le cap Blanc et le cap Vert, célèbres dans l'histoire des découvertes géographiques. Du cap Vert elle dévie d'une quantité à peu près égale jusqu'au cap Palmas (10° long. 0.); là, elle tourne à TE. jusqu'à 7° de long. E) y et reprenant vers le S. elle forme le grand golfe de Guinée, au fond duquel le cap Formose sépare les deux golfes de Bénin à l'O. et de Biaffra à TE. Puis le rivage se continue en longues ondulations de plus en plus inclinées au S.-E. jusqu'au cap des Aiguilles,
L'extrémité méridionale de ce vaste triangle est une courbe de 9 degrés environ qui s'étend du cap des Aiguilles jusque vers la baie d'Algoa. On peut faire commencer là le rivage oriental qui se termine à l'isthme de Suez, sous la même latitude, à quelques degrés près ; il se divise en deux parties : 1° de la baie à'Mgoa au cap Guardafui, dans une direction N.-E. ; 2° da cap Guardafui à l'isthme de Suez, d'abord avec une légère déviation au S.-O. pour former avec le sud de l'Arable le golfe d'Aden, puis du détroit de Bab-el- Maodeb à l'isthme de Suez, dans une direction N.-O. le long de la mer Rouge.
On peut considérer l'Afrique comme partagée en
deux régions par la ligne qui, du cap Vert au cap
I Guardafui, détermine sa plus grande largeur (1).
i àa é sud i '• ^ a ré 8' on méridionale était désignée sous deux
fruinée ; noms généraux : 1° la Guinée s'étendant sur tout le lit-
(1) 1380 i. de large sur U50 de long, du cap Blanc , près dt Bizerle, au cap des Aiguillés (près du cap de Boa ne-Espérance).
oi~a! du grand golfe de ce nom et an peu au delà, de* >uis le cap Monte jusqu'au cap Negro. X>n la partageait en Haute-Guinée ou Guinée Septentrionale, jnî comprenait du cap Monte au cap Lopez, un peu ati S- de Féquateur, les côtes de Maïaguète, d'Ivoire ou des Dens, côtes d'Or, de Bénin, de Calabar et de Gabon : là aussi les Etats indigènes des Àschanti, de Dahomey, de Bénin, etc., vers là côte d'Or et la côte de Bénin (1); — et Basse-Guinée ou Congo, comprenant, du cap Lopez au cap Negro, les royaumes de Loango, de Congo, d'Angola et de Benguela (les deux derniers, principalement occupés par les Portugais) et les Etats nègres des Malouas, d'Anzico et de Micoco (Sala) ;
2° La Cafrerie comprenant tout le resté de la ré- Cafrerie. gion dont nous avons tracé les limites. Ou distinguait sur le rivage la partie inhabitée qui s'étend du cap Negro à la rivière Orange; la colonie du Cap, fondée en 1653 par les Hollandais dans le pays des Hottentots, et cédée définitivement aux Anglais en 1814 ; la Cafrerie propre, à l'E. du pays des Hottentots jusqu'à la baie de Lorenzo Marquez ou de Lagoa; le Monomotapa obéissant à un prince que les Portugais, maîtres d'une partie du rivage .appelaient V Empereur de VOr (empire aujourd'hui démembré); les côtes de Sofala, de Mozambique et de Zanguebar, en partie occupées parles Portugais, celles de M agadoxo et d'Ajam pres-
(1 ) Sur tout ce rivage, des armateurs de Dieppe paraissent avoir précédé les explorations des Portugais : eh 1 364, ils atteignirent la côte de Sùrra-Leone ; en 1383, ils élevèrent une église au lieu où fut bâti' un siècle plus tard Saint-Gtorget de la Mina.
que entièrement désertes. Les principaux points delà côte de Zanguebar, Zanzibar, Quiloa, sont aujourd'hui dans ia dépendance de l'iman de Mascàtb. |
intérieur. Les montagnes de la Sénégambie, à l'O. , celles de l'Àbyssinîe, à TE. , celles qu'on a visitées au S. , Yen lcCap, et d'autres chaînes entrevues le long des rivages qui unissent ces trois points, ont fait croire à l'existence d'un vaste plateau central s'abaissant par plusieurs grandes terrasses, comme par autant de gradins, vers la mer. — On a reconnu ce caractère, vers le sud, an
v * pays des Hottentots, séparé de la Cafrerie propre par la
chaîne orientale des Sneeuwbergen ou montagnes neigeuses : c'est par plusieurs terrasses successives qu'on pénètre du rivage aux monts Niew-Weld, limite do gouvernement actuel du cap et du pays des Hottentots; et c'est aussi comme par gradins que descendent de la chaîne orientale vers l'O. les rivières Orange et Kouromana. Le même caractère a été retrouvé sor la côte de Mozambique à l'E., en remontant à travers les ramifications diverses de la chaîne' orientale le cours de ia rivière Zatnbéze; et dans la Guinée méridionale, à TO. , en suivant le fleuve Congo ou Zaïre jusqu'au-dessus des barrières que ses cascades opposent à la navigation. — Mais ce n'est là qu'une bien étroite lisière de ce grand continent. Le centre, traversé par l'équateur, offre-t-il des plaines arides et aues aux feux toujours d'aplomb du soleil, ou bien, étevté par la nature dans une atmosphère plus rare et abrité par de hautes chaînes de montagnes, réunit-il, dans sa vaste étendue, la végétation puissante du Séné*
al et la douce température des pays d'Alpes? Le champ st libre aux conjectures; mais ce qui, à défaut d'obseration, pourrait faire croire à une nature plus stérile et plus sauvage, c'est cette race noire la plus féroce lu monde connu qui descend de l'intérieur vers le rirage et qui, notamment au milieu du seizième siècle» toussée par quelque grande révolution naturelle on >olitique, effraya, de ses irruptions, sur tous les points, les terrasses inférieures du plateau» où elle s'est établie. Au nord, les hordes qui d'une part, en 1534, menacèrent dans la Sénégambie les Mandingues et les Foulahs,et d'autre part, en 1537, sous le nom de G allas, se jetèrent sur les provinces d'Abyssinie; à FO. \esJagas qui, en 1542, se montrèrent dans le pays du Congo et d'Angola, à TE., les hordes de Zimbael de Mozimba qui envahirent la terrasse du Monomotapa et pénétrèrent jusqu'à Quiloa d'où elles furent repoussées en 1589.
La région du nord est mieux connue dans la partie qui confine aux rivages, et tout fait espérer qu'elle le sera aussi dans l'intérieur.
La première partie comprend YAbyssinie et la vallée 20 Région du Nil à TE., les côtes de Barca et 4e Barbarie au N. f du nord la côte basse et nue où finit le grand désert, à FO., et plus au S. la Sénégambie.
L'Abyssinie présente un ensemble de terrasses Abyssioù prennent leur source les principaux affluents du Nil , le Bahr-elAzrek ou Nil-Bleu et le Tacazzé (Astaboras). Elle conservait le christianisme et son ~ indépendance sous un prince ou négus; mais les montagnes qui la protégeaient contre l'invasion de
l'islamisme devaient aussi faciliter plus tard le membre ment de ses provinces. — Dès le seîziè siècle, le sud était envahi par les nègres Gali d'autres bordes occupaient à l'O. les rives du on Bahr-el-Abiad et ses sources encore inexplorées
Nubie. Au N. de l'Àbyssinie, dans la vallée du Nil, la ï bie où se trouvaient du S. au N. les royaumes Sennaar et de Dbngola qui s'élendaient sans Iimik précises à l'O. et à TE. vers les déserts de la Lybie été
tif ypte. la mer Rouge ; — et plus au N. , I'Égypte comprenafl le reste de la vallée et le Delta du Nil, ainsi que k pays voisins depuis la mer Rouge et l'isthme de Sue jusqu'aux Oasis , et au désert de Barca. — Occupé; successivement depuis l'expédition de saint Lov par les Mameluks Bahariles (1250) et les Mamelui Circassiens (1382) , elle appartenait aux Turcs ps la conquête de Selim (1517). Cette importante pr vince, devenue depuis 1841 pachalik héréditaire, qu que dépendant, se partageait en douze gouvernemet sous l'administration générale d'un pacha ou Beglif beg qui résidait au Caire et réunissait danssajui diction une partie de la Nubie au S., les Oasis à TO et au N.-O. le pays de Barca (Ben-ghasi). Mais fr beys des Mameluks , laissés en Egypte , se consiàv raient dès le seizième siècle comme presque incfc pendants.
Barbarie: ^a côte de Barbarie, ainsi appelée des Berbeiï ' population maure indigène qui vivait à peu près libfj
(1) Ces pays ainsi que le Kordofan t plus à TO., sont depa *820 tributaires du pacha d'Egypte.
dans les montagnes du grand et du petit Ailas,f n'avait pas subi moins de révolutions que l'Egypte. Elle se partageait vers la fin du quinzième siècle entre les royaumes de Tripoli , de Tunis, de Tlemcen et de Maroc, Vers 1509, les Espagnols, maîtres d'Ora», soumirent presque entièrement les trois premiers 4 leur domination. Mais dès 1516 Horuk Barberoussa prit Alger et Tlemcen, et son frère Chéreddin les mit sous la souveraineté des Turcs qui, après une lutta prolongée avec Charles-Quint, reprirent encore Tripoli (1551), et Tunis (1574) (1). Ces pays gouvernés par des chefs particuliers, sous l'autorité nominale de la Porte, devinrent un repaire de pirates qui infestèrent la Méditerranée jusqu'à nos jours (2). Les royaumes de Maroc et de Fez , dont les Bytugnis avaient conquis la pointe septentrionale {Ceuta, 1415; Alcazar- Sequer, Arzileet Tanger, 1458-146 '»), passèrent successivement (1516-1550) sous la dynastie des Schérif* qui reprirent les conquêtes portugaises (168 1 1689). moins Ceuta, et régnent encore sous le nom d'Empereurs de Maroc.
Au sud des provinces du Maroc est le désert ; puis, au delà, unf pays protégé contre l'invasion des sable»
(1) Le dey à* Alger rendit tributaire en 1694 le bey moins belliqueux de Tripoli.
(2) Le dey d'Alger que châtia Louis XIV en 1684, avait em quelque sorte imposé un tribut aux Pay$-Bas en 1679 et à JlingMtrre «n 1688. — V Algérie y malgré les prétentions des Turcs etle mauvais vouloir d'autres puissances, est aujourd'hui française; *e bey de Tunis reste de fait indépendant de la Porte sous la. protection des Français. Tripoli est encore au sultan.
Géog. Pol. 18
par les montagnes et arrosé par de grands fleuves qui développent une prodigieuse fécondité , le Sénégal, Gambie et Rio grande : on l'appelle, du nom .des deo légambie. premiers, la SfiNÉGAMBiE.On y trouve les familles ni grès des Mo [s, des Foulahs, des Sousos et des Mm dingues; et sur la côte les établissements européen Visité par les Portugais au milieu du quinzième siècle fl reçut en 1471, vers la baie d'Ârguin, un compte! destiné au commerce de l'or. Les Français et les Ait glais s'y partagèrent vers la fin du dix-septième siècle Les Français occupèrent le Sénégal et l'île de Goret, près du cap Vert; les Anglais fondèrent dès 1675 les forts de Saint-James sur la Gambie et de Sierra~Zeom plus au S. Nous avons vu ailleurs quel fut le sort de ces colonies.
Tels sont les pays 0i confinent aux rivages de cette partie de l'Afrique. Si les montagnes de Sénéganabie et celles d'Abyssinie, le Kong et les montagnes de la Lune, se rejoignaient comme on le suppose par le centre de l'Afrique, elles formeraient avec les montagnes qui bornent à l'O. la vallée du Nil, avec le plateau de BarcaetYAtlas, un immense bassin, renfermant au - S. et au S.-E. le pays des Nègres ou Soudan, avec ses fleuves et ses grands lacs ; au N. et surtout au N.-O. , le Sahba, cette grande mer de sables qui débouche dans l'Océan entre le cap Blanc et le cap Noun et ?e continue sous ses eaux, icduigerid. On en connaît la partie septentrionale, le Bilsdulgbrid ou pays des Dattes, adossé à l'Atlas, dont tes ramifications le traversent sans toutefois le garantir en-
fièrement dft vent dusnd auquel s'oavrent ses vallées, et des sable» da désert où ses faibles rivières vont mourir. — On y compte de 1*0. à TE. les pays de Darah, de Ta filet, de Çkadames, dernière station des caravanes flui vont traverser le désert; plus à FE., le royaume de Fezzan, grande et fertile oasis qui compte plusieurs villages, et une grande ville, Mourzouk, riche par le commerce de l'intérieur dont elle est l'entrepôt; et plus à l'E. déplus petites oasis, Audjeîah (Augila), Syouah % déjà connues d'Hérodote et suivies préférablement au rivage par les caravanes qui vcjpt de l'O. en Egypte. C'est par l'Egypte et les oasis du Nil que Ton a pu connattre et visiter le Kordofan, à PO. du Barhel-Abiad, Soudan, et, plus à PO., leDARFODR (cap. Cobbé), déjà inscrit au milieu du quinzième siècle sur le fflànisphère de Fra Mauro et visité au commencement du nôtre par le voyageur BaoWN.C'est surtout par le Fezzan qu'on a pu reconnaître, dans ces dernierstemps, ces pays de l'inté- » rieur sur lesquels on n'avait encore que les données des ; géographes arabes : le pays de Bornou, capftale Kouka sur le lac Tchad et plus à l'O., K ano, la Ghanah d'Ebn- Haoukâl et le royaume de Haoussa, cap. Sokatou (non loin du Niger), pays visité par Denham et Clapperton j( 1822-182'*); Tombouctou, plus au N.-O. et non loin da même fleuve (1), où pénétrèrent par différents points du rivage le matelot Adams, dit-on (1811), le major Xaihô (1826), et notre compatriote Cailla (1826).
,i? (1) Fondé, selon Léon l'Africain (Al-Hasan), Tan 610, de jjPHégyre (vers 1213), visitée pour la première fois par Ibn- Batoutah en 1 353.
Ce grand fleuve, dont l'existence fut si longtemps m mystère, a été reconnu vers ses sources (1795) et, en m second voyage, suivi dans son cours par l'héroïque Mcngo-Park jusque vers Boussa où il pérît (1805;; visité à Boussa par Clapperton, qui s'y rendit par tern dugolfe de Bénin (i) (18354826), et enfin, descendu^ les frères Lander, à travers un grand nombre de petits États nègres, plus ou moins policés, depuis Boum jusqu'à son embouchure dans le golfe de Bénin en face de l'Ile de Fernando-Po (1830) (2).
H?* L'Afrique qui, rapprochée des autres continents,
présente un si faible développement de rivages comparativement à sa surface, compte aussi fort peu d'îles è l'entour. Ce sont dans l'Océan Atlantique le groupe de Madère et celui des Canaries (près du cap Noun), déjà visités par des navigateurs italiens vers 1341, et retrouvés par les Portugais et les Espagnols, de la fin du quatorzième au quinzième siècle (1419, 1395), les îles du Cap Vert, reconnues et occupées par les Portugais (1469), et, tout près du cap, 111e de Gorëe, un des principaux établissements des Français sur les côtes d'Afrique. —Au fond du golfe de Guinée, l'Ile de Fernando- Po ainsi nommée de celui qui la découvrit en 1471, les lies du Prince (1471), de Saint-Thomas (1472), et
(1) Il vint mourir à SokaUiu, ayant ainsi, en deux voyages, traversé toute cette partie du continent africain.
(2) Une nouvelle expédition anglaise formée de VAlèert e! du Wilberforce luttait encore naguère (1842) contre les maladies et les difficultés de toute sorte qui s'opposent à irai exploration plus complète du Niger.
YAnnobon (1473), toutes quatre occupées par les Portugais, mais la première et la dernière cédées à l'Espagne en 1778. — Deux îles isolées au milieu de l'Océan : l'île de Y Ascension (1501) et l'île Sainte-Hélène (1502), occupée par les Anglais en 1650.— Dans la mer des Indes, la grande île de Madagascar (nommée île Saint-Laurent, en 1506) par les Portugais, et île Dauphine, quand les Français prirent possession de ses rivages), elle s'étend du 12 e au 26 e degré de latitude S. et forme, avec la côte de Mozambique, le canal de ce nom sur une longueur d'environ 400 lieues. A l'issue N. de ce canal, les îles Comores qui appartiennent aux indigènes, excepté l'île Mayotte nouvellement occupée par les Français ; — plus à TE., dans la mer des Indes, l'île de Bourbon (Mascareigm), et l'île de France ou île Maurice (île de Cerno) % découvertes en 1545 par les Portugais et occupées par leiFrançais, la première en 1649, la deuxième vers 1713; au N., les îles Séchelle$ (Amirantes etMahé), cédées avec l'Ile de France aux Anglais en 1814, et enfin au N.-E-, à la pointe du cap Guardafui, la grande île de Socotora, soumise à l'iman deMascate(l).
(1 ) Les progrès des connaissances géographiques en Afrique, ' sur les rivages et dans les iles comme à l'intérieur, se trouvent présentés sous une forme concise dans l'ouvrage cité de M. D'Avbzac, p. % et suîv.
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