APPENDICES
PRINCIPALES DÉCOUVERTES DANS i/OCÉÀNlE , DKFOTS U FIN DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE JUSQU'A NOS JOURS (1).
Au commencement 4a dix-kuitième siècle, l'Angle Dahpier fit de nouvelles reconnaissances sur les côtes de la Nouvelle -Hollande; il découvrit au N. l'archipel de la Nouvelle- Irlande, et la Nouvelle- Bretagne séparée de h Nouvelle Guinée à 1*0. par le détroit qui porte son nom (1700). En 1722, le Hollandais Roogewkin reconnut entre deux groupes beaucoup plus importants qui lui échappèrent, le petit archipel qui porte son nom. Mais c'est surtout à la fin du menu siècle que se rapportent les progrès de la géographie dans ces parages. A peu d'années d'intervalle, les anglais Byror (1765), Waixis et Cabïeiet (1767), le Français SooaAjoimu (1766-1769), et après eux, le capitaine Cook, dans se9 trois voyages (1763-1778), La Pébogse, dans ce voyage uniques fatalement terminé (1787), parcoururent en plusieurs directions ce monde nouveau de l'Océan. L'archipel des Iles- Basses fut relevé dans presque toutes ses parties; Wallis et Bougainville abordèrent à un an de distance à l'île d'Otahiti, d'où le capitaine Cook étendit ses explorations sur les îles qui font avec elle l'archipel de la Société. Les îles Mangea y à l'O., furent trouvées par lui, les îles Hamoa> au N.-O., par Bougainville, et au delà des deux groupes [Tonga et VUii reconnus par Tasman, tous deux visitèrent successivement cet archipel où Quiros avait cru trouver la terre australe {terra australis del Espirilo santo) ; ils en relevèrent les
(1) Voyez l'Histoire générale des voyag$$, de W. Desborougï Cooley, traduite par Ad. Joanne et Old-Nick, t. II et III.
principales lies, nommées par Bougainvilîe Nouveïles-Cyelades, et par Cook, Nouvelles-Hébrides. Bougainvilîe retrouva aussi en tes complétant les lies de Salomon et découvrît Farchipel de la Louisiade vers la pointe de la Nouvelie- Guinée;Cook découvrit, auS.-O. des Nouvelles-Hébrides, la JNt>uaelle-CaUdanie.
Les explorations de Cook ne se bornèrent pas à cette zone d'archipels qui s'étend des îles Pomotou à la Nouvelle-Guinée* Chacun de ses trois voyages fat encore marqué, en dehors de ces limites, par des résultats non moins importants. Dès le premier, il avait reconnu la forme et le partage de la Nouvelle- Zêlanâe, et relevé toute la côte orientale de la Nouvelle- Hollande {Nouvdle^Gallesdusuâ); au second, il pénétra dans TOcéan austral jusqu'à «ne haute latitude et en fit presque le tour à la limite des glaces sans rien trouver que la terre de Sandwich au S.-E. du cap Horn : exploration importante même dans son résultat négatif; Fhypo thèse d'une grande terre australe, au moins dans les régions habitables, se trouvait par là dissipée. Enfin, dans son troisième voyage destiné à trouver un passage par le N.-O. del'Amérique, il découvrit sous le tropique du Cancer (vers 160° long. occid.)les importantes lies Sandwich (Hawaii) rattachées encore à la Polynésie parle caractère et la langue de leurs habitants. C'est de ce point qu'il alla relever les côtes N.-O. de l'Amérique et les rivages voisins de l'Asie dont il mesura la séparation au détroit de Behring; c'est là aussi qu'il vint trouver la mort. — Les principales explorations de La Pérouse furent aussi dans ces parages. Il compléta la découverte, des îles Sandwich; il reprit le relèvement du rivage N.-O. de Y Amérique^ et des côtes orientales de la Tartarie et du Kamtchatka^ y mais su ru ne plus grande étendue, reconnut File ou presqu'île de Saghalien et fît entrer dans la géographie positive l'île, demifabuleuse (TYesso, séparée de la première par le détroit qui a garde le nom de cet illustre marin. Ses dernières lettres, en nous léguant ces résultats, faisaient connaître son plan de reconnaissances dans les îles de l'Océanie.. . On a retrouvé à Vanicoro (une des lies Santa-Cruz) ce qui reste de son expédition (1826).
Plusieurs reconnaissances ont été continuées dans la Polynésie, mais de peu d'importance relativement aux précédentes découvertes (d'EitTRECASTEàux envoyé à la recherche de La Pérouse, Kotzeboe, etc.)* — D'autres plus considérables se poursuivirent sur les côtes de l'Australie : Bis* trouva le détroit qui la sépare de la terre de Diemen, et fit avec Flindebs le tour entier de cette île. Flindebs lui-même parcourut la plus grande partie des rivages de la Nouvelle- Hollande, du cap Leuuin, au fond du golfe de C arpent arie pat la côte S. où il rencontra (baie de la Rencontre) le vaisseau françaisle Géographe, commandé par Baudin. De nos jours, deux principales directions sont donnéesaux investigations dans ces contrées. Pénétrer à l'intérieur de ce grand continent défendu par ses hautes montagnes et ses plaines humides; pénétrer jusqu'aux terres du pôle austral à travers les glaces qui les entourent. Ce dernier but était celui de l'expédition naguère commandée par M. Ddmont D'Ubville, et d'une autre tentative plus récente du capitaine Ross, qui pénétra, dit-on, jusqu'au 76 e de lat. S., et trouva vers 70° des terres •ouvertes de hautes montagnes.