‹ Géographie sociale. La mer, populations maritimes, migrations, pêches, commerce, domination de la merChapitre 16 sur 77 · Densité des populations insulaires. — Lesiles · texte numérisé non relu

Densité des populations insulaires. — Lesiles

1D'après Srerxe Eapezse.

2 D'après G. MERVEILLEUX.

. pourvu qu'elles soient assez étendues, présentent tous les

« degrés possibles de densité. La densité est déterminée,

dans les grandes terres, à la fois par les ressources du sol et par la position maritime; dans les petites, la position maritime est la cause prédominante, puisque c’est cette position qui assure, soit l'unité de culture dans la zone tropicale, soit le produit des pêcheries dans toutes les zones. Aussi n'y a-t-il pas de milieu dans le mode de peuplement des micronésies. Elles sont très peuplées, où elles sont désertes. Dans les zones tempérées et subpolaires, toute micronésie habitable peut être considérée comme le centre d'une région de pêche plus ou moins vaste : la petite île ne constitue pas l’æœcoumène à elle toute seule; il faut y rattacher une zone maritime souvent étendue; aussi on constate, dans les espaces insulaires de cette nature, une concentration extraordinaire d'habitants, que le sol, souvent ingrat et toujours balayé par les vents de mer, ne suflirait pas à nourrir. Si, au contraire, une micronésie tempérée ou subpolaire est trop petite, trop peu habitable par elle-même, trop peu accessible, ou trop basse pour offrir un séjour sûr contre les coups de mer, elle n'aura pas d'habitants du tout. On aura donc, dans ces petites îles, les extrêmes de l'œcoumène de condensation et de l'æcoumène absolument vide d'habitants, et ces contrastes existeront assez souvent sur des terres très voisines les unes des autres. Ainsi, dans l’archipel de Molène, l’île Molène est très habitée, puisqu'elle renferme cinq cents personnes sur un tout petit espace ; mais les îlots voisins, Bannec, Balanec, Trielen, Quéménès, n'ont pas un habitant. Même contraste dans les terres extraordinairement nombreuses du Skærgaard de Norvège, où les ilots déserts succèdent, sans transition,

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138 L'OECOUMÈNE MARITIME

aux îlots de concentration dans lesquels se trouvent maisons de pêcheurs.

Dans les zones tropicales, le peuplement de la île est déterminé, soit par la place de l'ile sur une grande route de navigation, soit par la richesse des pêcheries qui l'entourent, soit par la monoculture. Quand une miero- « nésie se trouve favorablement placée à ces trois points de . vue, elle renferme une population très dense; mais dans les régions où les espaces insulaires se fractionnent et se \ Gp ee ces avantages sont souvent neutralisés, pour certaines îles, par l’attraction toute puissante que d' autres îles exercent autour d’elles, en faisant, si l'on peut dire, le vide dans l'œcoumènre qui les avoisine. On ne peut comprendre d'une autre manière comment, dans le détroit de Singapour, les îles Riouw sont en grande partie inbabitées!, comment. dans les Moluiqués! Halmahera n'a. guère plus de deux habitants au kmq, et comment, dans le voisinage d’Halmahera, les îles d'Obi et de Morotai n'ont pas d'habitants du tout': Singapour d'une part. L Ternate, Tidor et Amboine de d'été ont tout: attiré à | eux?. " Quand aux grandes terres, soit dans les régions tem— à pérées, soit dant les régions tropicales, leur Detipléneit obéit, dans l'intérieur, aux mêmes règles que celui des continents, et, sur la côte, il suit les Toi ordinaires des | côtes de IP TTRERR et de dispersion (chap. et m): mais on peut remarquer que, sauf dans les pays de grande civilisation et de commerce actif comme la Grande. Bretagne et le Nippon, il existe, non seulement une

1Reczus, 1, t. XIV, p.250.

2 Recuvs, 1, t. XIV, p. 490.

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séparation sociale assez tranchée entre les gens de l'intérieur et ceux de la côte, mais une différence de densité: même dans les îles à population clairsemée comme Madagascar, la Nouvelle Guinée, Sumatra, Bornéo, Luzon, Formose, la Sardaigne, la Corse, la Crète, il est possible de constater une densité plus grande sur les côtes qu'à l'intérieur, car, grâce à la facilité des relations et aux ressources des pêcheries qu'elle procure, la ceinture maritime accroît toujours la population côtière; mais cet accroissement est souvent très peu accusé.

. Là abri

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