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qu’en tout cas, les Vikings n’ont pu avoir aucune relation | avec la masse des peuples américains, car les rivages où" parvinrent les Européens du nord étaient déserts ou habités" par de rares tribus éparses. ,
41. Le vide pacifique et le problème asiatico-américain. — Pour le vide dans l'œcoumène que ,détenmi=, nait l'étendue immense du Pacifique, les questions qui se. posent sont plus complexes. L
A première vue, le Pacifique est un obstacle plus aiffcile encore à surmonter que l Atlantique. Son étendue est double (160 millions de kilomètres carrés au dieu de So). cette étendue, au lieu de se répartir surtout dans an sens comme celle de l'Atlantique, se répartit à peu près également dans le sens du méridien et dans celui de la latitude. La circulation générale des vents et des courants, dans cet espace si vaste, atteint un développement presque indéfini, qui l'empêche de s’accentuer et de tracer des routes aussi pr écises que dans les couloirs étroits des mers resserrées, où la topographie canalise et fixe la circulation. Ce déve-« loppement ajoute encore aux diflicultés qui proviennent, dans le Pacifique, de l'étendue absolue de cette mer. Pou- « tefois, il convient de remarquer que deux caractères 4 géographiques généraux atténuent et corrigeut un peu, l'immensité de l’espace pacifique. Au N 48 deux continents d'Amérique et d'Asie se post bien plus lun de l’autre, soit par eux-mèmes, soit par leurs arcs insu— laires, que ne le font, au N. de l'Atlantique, les continents J d'\mérique et d'Europe : non seulement les Aléou-. tiennes jettent un pont du Kamchatka à l'Alaska, comme le font l'Islande et les Faroër du Groënland à l'Europe, mais les deux continents se touchent presque, au point de
me laisser entre eux que quelques dizaines de kilomètres, au détroit parfois glacé de Behrmg. Ensuite, entre les tropiques, le Pacifique est par excellence un océan insu-laire, dans toute sa partie occidentale et centrale ; la partie orientale, seule, correspond aux déserts d'eau de la vallée atlantique. L'activité des forces ‘éruptives qui ont multiphié les terres nouvelles sur les failles de dislocation du Pacifique, l’activité des constructions coralliennes éparpillées sur tout l'axe insulaire* des Carolines au Pomotou, ont abouti à semer sur la surface du Pacifique une grande quantité d'æœcoumènes fractionnés, nouveaux venus sur la planète, comme l’homme lui-même, etpropres, à première vue, à favoriser son expansion à travers l'océan.
Malgré ces éléments favorables, il semble très douteux que les races humaines se soient tracé de grards chemins à traversle vide pacifique, d'Amérique en Asie.
Deux sortes de communicationsauraientpu, soit tourner, soit traverser le vide. La première est analogue à la vieille route des Vikings : c'est la route si facile d'Asie en Amérique par les Aléoutiennes et par le détroit de Behring. La seconde aurait um les archipels coralhiens orientaux aux côtes de l'Amérique équatoriale et tropicale.
Il est probable que la première route, si elle n'a jamais été un grand chemin des hommes et des choses, a tout de mème été suivie, et quil s'est produit, par la mer de Behring et par les \léoutiennes, un mélange des peuplades boréales et subpolaires qui vivent clairsemées, d'une part, au N. Æ. de da Sibérie, et de l’autre dans l'Alaska et dans