‹ Géographie sociale. La mer, populations maritimes, migrations, pêches, commerce, domination de la merChapitre 40 sur 77 · DE · texte numérisé non relu

DE

15 LRRANELE LAS ei £ L< Pres

breux types intermédiaires, et, au-dessous de tous, les anciens voiliers et les petits vapeurs forment, dans la navigation méditerranéenne et littorale, un monde complexe, au rayon de circulation très restreint. La navigation océanique n'a donc pas perdu sa diversité en devenant industrielle ; mais cette diversité a changé d’allure, si l’on peut dire ; elle est devenue plus économique que nautique,

69. Enumération des grandes routes océaniques. — Les grandes routes de la circulation maritime relient maintenant tous les foyers industriels et commerciaux des continents ; combinées avec les routes terrestres, elles tracent autour de la planète, dans le sens du méridien, un réseau de communications ininterrompu. Comme les conünents, et en particulier le continent américain, s'étendent plutôt dans le sens de la latitude, il en résulte que les routes maritimes capitales sont celles qui suivent le méridien, soit dans l'hémisphère Nord, entre l’Europe, l'Amérique du nord, l'Asie orientale, soit, sur l'équateur et dans l'hémisphère sud, entre l'Afrique et l'Amérique du sud, entre l'Asie et l'Australie. soit, enfin, entre les trois pointes australes des continents. Ces routes ont comblé les anciens vides atlantique et pacifique :$ 40 et Ar); elles se relient, le plus souvent, aux réseaux de la télégraphie sous-marine, qui obéissent, comme elles, aux besoins généraux des échanges ; elles font participer d'immenses étendues marines au mouvement de la vie humaine ; cependant il ne serait pas exact de croire que la mer libre tout entière se rattache, dès maintenant, à « l'œcoumène de la circulation » de Ratzel. Des vides existent encore : ils existent entre les faisceaux distants

Page 1