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les uns des autres; ils existent même, parfois, à l'intérieur des faisceaux, lorsque dans ceux-c1 les routes d'aller \ et de retour sont bien distinctes. « Tandis que certains carrés de nos cartes, dit Maury, nous donnent jusquà mille observations et plus pr seul mois, d'autres à côté, et pour d’autres mois. n'en ont pas une seule, tant l sont tracées d’avance et restreintes les routes que le com— merce suit sur l'océan. Ainsi, dans l'Atlantique sud, entre « les routes des navires qui doublent, soit dans un sens, soit dans un autre, le cap Horn ou le cap de Bonne Espérance, il se trouve une immense étendue de mer rarement traversée par les navires, étendue sur laquelle nos cartes restent muettes jusqu'ici { ».
Les grands faisceaux océaniques sont les suivants :
À. Routes de l'Atlantique. — 1, La route des vapeurs de l'Europe (cap Clear et cap Lizard) à New-York (Sandy Hook) suit deux itinéraires distincts. Du 15 août au 1/ janvier, elle est tracée, à très peu près, suivant Farc de grand cercle. Du 15 janvier au 14 août, elle fait un angle vers le S., à hauteur des bancs de Terre Neuve ; le som met de l'angle se trouve par 42° lat. N.et 47°long. W.Gr. « Ce détour est déterminé par la présence des glaces ft tantes et des brumes, à la fin de Fhiver et au printemps, sur les bancs. Les routes de retour sont tracées de manière à passer à 1 degré au $. des routes d'aller, vers le milieu de l'Atlantique, dans la zone où le faisceau s'élargit le plus.
: La route des vapeurs de la Méditerranée à New— York suit l'arc de grand cercle de Gibraltar à Sandy= Hook. La route d'aller passe au S. des Açores ; la voïe de: 4
1 Macrr, 1, p. 179
retour est déviée un peu au N. de ces îles, afin de profiter dans une certaine mesure, de l’afflux des eaux de PW. à l'E. (Gulf Stream) et des vents du S. W. dominants.
3) La route des vapeurs du cap Clear et du Lizard aux Antilles est tracée entre l'Europe et les deux points d’atterrage de Sant-Thomas aux Antilles ‘pour les Petites Antilles), et de Nassali aux Bahama (pour Cuba et le golfe du Mexique). Comme la précédente, elle profite, pour le retour, du Gulf Stream et des vents dominants, tandis qu à l'aller elle est à peu près rectiligne. Par conséquent, elle passe à l'aller au S. E. des Açores. et au retour au N. W. de ces iles. Particulièrement, la route de retour du détroit de Floride à la Manche dessine presque sur la carte le bord oriental du Gulf Stream.
4) La route des vapeurs de la Manche à F Amérique du Sud n'a pas un caractère transocéanique aussi prononcé que les précédentes. C'est presque une ligne d’escales, comme beaucoup de faisceaux méditerranéens. Elle traverse l'Atlantique dans sa partie la plus étroite. entre Saint-Vincent du Cap Vert et le cap Saint-Roch. Elle subit à l'aller et au retour quelques variations, dues au choix des escales : les navires peuvent s'arrêter à Madère ou aux Canaries, aux îles du Cap Vert ou à Dakar. Le faisceau est absolument côtier du cap Saint-Roch à Buenos Ayres et au delà.
5) La route des vapeurs d'Europe au Cap serait presque exclusivement côtière, si elle ne prenait le large de * Dakar au Cap au lieu de suivre le retrait du golfe de Guinée.
6) En revanche, la grande route des voiliers du N au de l'Atlantique (sailing across the equator) est tout
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entière océanique, dans ses trajets variables. Le voilier est intéressé à suivre une route qui l'éloigne de la côte, et qui le mette à l'abri, non seulement &es dangers terrestres, mais de la brusquerie des changements météorologiques habituelle au voisinage du littoral ‘. La route d'aller, d'Europe au Cap ou à l'Amérique du Sud, suit. Jusqu'à la zone équatoriale, d’une manière à peu près.
reculigne, les alizés de l'hémisphère Nord, du N. E. au
S. W.,en passant non loin de Madère et des îles du Cap-Vert. Au delà de l'équateur, elle se bifurque. Pour l'Amérique du Sud, la présence du courant de l’hémisphère austral (courant du Brésil), permet aux voiliers de parvenir assez aisément à leur but ; mais pour le Cap, les alizés du S. E. obligent les navires à faire un grand détour, par Trinidad et par Tristan da Cunha. La route de retour se fait suivant la même méthode ; celle-ci est favorisée par les alizés du $S., et contrariée par ceux du N.: aussi, dans l'hémisphère N., les voiliers sont obligés de faire le périple des Açores, pour gagner la zone du Gulf Stream et des vents dominants du S. W. - B. Routes du Pacifique. — Elles sont encore peu nombreuses et relativement peu fréquentées. 1) La ligne des vapeurs de Yokohama à Victoria (île de Vancouver) et à San-Francisco est symétrique à la ligne atlantique d'Europe à New—York ; mais son tracé est plus simple ; il se confond avec l'arc de grand cercle, parce que la navi= gation n'a pas à redouter, dans le Pacifique Nord, la dé-
rive des glaces, et parce que le petit nombre des bateaux
engagés sur cette route dispense de prendre les mêmes précautions que dans l’Atlantique.
Maury, 1, p. 266.
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>) Les lignes de vapeurs de Sydney (Australie) et d'Auckland (Nouvelle-Zélande) à Victoria et à San-Francisco, sont déterminées dans leurs tracés par les escales des Fidji et d'Honoloulou.
3) La route des vapeurs du cap Horn à San-Francisco est uniquement côtière.
4) La route des voiliers de Sydney à San-Francisco passe, à l'aller, au S. de la Nouvelle-Zélande, et profite longtemps, dans les latitudes australes, du mouvement général des eaux d'W. en E. Elle ne remonte au N. que dans la partie orientale du Pacifique, vide d’archipels coralliens. Dans l'hémisphère N., elle est contrariée par les alizés de N.E., et obligée à décrire un détour pour parvenir à San- ne La route du retour est engagée, par les alizés du N. E., au miliev des archipels coralliens du Pacifique, d'où elle ne parvient pas sans difficultés jusqu'à Sydney.
5) La route des voiliers du cap Horn à San-Francisco est tour à tour, comme la grande route atlantique, contrariée ou favorisée par les alizés : à l'aller, elle passe à Honoloulou, et au retour entre l'ile de Pâques et les Pomotou.
C. Routes de l'océan Indien et du tour du monde austral. — La partie océanique de l'océan Indien ne comprend que deux grandes routes de vapeurs : 1) du Cap à Colombo par Madagascar ou les Mascareignes ; 2) de Colombo à Melbourne et à Sydney. Les principales routes de voiliers de cet océan résultent de la mousson et font partie des faisceaux de la circulation méditerranéenne.
Quant au tour du monde austral, c'est une route de voiliers. L'afflux des eaux d’W. en E., sur toute la partie méridionale de la planète, permet aux voiliers d'aller avec bon
« dos brises » de l'océan Indien et ‘du fique.