LIVRE VINGT-CINQUIÈME
a passé ou qui passera sous le méridien de l'observateur, depuis Tinstant de robscrvation jusqu'au moment où Tastre se trouve dans ce môme méridien.
M Vazimuth d*un astre est Tare de Thorizon compris entre le point du raidi et le point dans lequel un cercle vertical , passant par le zénith et par Tastre, coupe Thorizon.
» On nomme amplitude Tare de Thorizon compris, soit entre le vrai point d'orient et celui où l'astre se lève, soit entre le vrai point d'occident et celui où l'astre se couche. La première s'appelle amplitude ortive; la seconde, amplitude occase.
»» Ces trois rapports concourent de plusieurs manières aux déterminations des longitudes et des latitudes : le premier sert à connaître l'heirre vraie , par une seule observation de la hauteur du soleil , et à régler les montres marines (*) , les deux autres indiquent au navigateur combien la direction de l'aiguille aimantée diffère de la ligne nord et sud; elles apprennent aussi à orienter une carte géographique (^). On a encore fondé sur ces rapports des corps célestes diverses méthodes subsidiaires pour calculer par approximation la latitude à laquelle se trouve un vaisseau en mer (^) ; cependant , comme ces méthodes ingénieuses, mais très sujettes à erreur, ne
s'emploient pas en géographie , du mohis directement , nous nous dispenserons d*en dotoner une idée.
» A tous ces moyens que l'observation et le calcul des mouvements célestes fournissent pour déterminer les positions géographiques, on joint aujourd'hui l*usage des signaux de poudre à canon. Sur un lieu fort élevé , pendant une nuit sereine , on fait à diverses reprises enflammei- en plein air une certaine quantité de poudre; deux observateurs , munis chacun d'une pendule et placés aux lieux dontt>n veut connaître la différence en Iob^ tude, remarquent avec soin l'apparition de ces feux , apparition qui, malgré les distances, est instantanée pour les deux lieux, grâce à la prodigieuse vitesse de la lumière. La différence de temps entre les deux pendules donnera la différence de la longitude cherchée («).
» Terminons ici l'exposé nécessairement aride des méthodes par lesquelles on fixe les longitudes et les latitudes , en faisant observer à ceux de nos lecteurs qui pourraient ne pas trouver ces choses de leur goût , que la con • naissance exacte des positions est la base de toute la géographie, et que, sans cette connaissance, les descriptions les plus brillantes n'ont qu'un mérite illusoire. »