UVRE VINGT-SEPTIÈME
cadran sera la moitië de fa durée du jour cherché. Ed plaçant le pôle plus près de Thorizon, on donnera à ce cercle la position que prend le cercle dMllumination dans les temps qui précèdent et qui suivent les solstices, et on connaîtra, comme ci-dessus, la longueur du jour dans chaque pays. Dans cette position du globe, tous les points qui se trouvent en même temps sur le bord occidental de Thorizon sont ceux qui, passant à la fols de la partie obscure dans la partie éclairée, voient le soleil se lever au même moment. Ceux qui sont sur le bord oriental le volent coucher à ce moment; et il passe alors au méridien pour tous ceux qui sont placés sur ce dernier cercle.
» On marque ordinairement sur Thorizon des globes les directions des vents, à T^rd de la ligne méridienne, et les noms qu*on leur assigne ; on peut par conséquent connaître la position d*un lieu à Tégard du soleil, au moment où cet astre parait se lever ou se coucher, en observant par quel point de Thorizon le lieu proposé passe de la partie obscure dans la partie éclairée, ou de celle-ci dans Tautre. Le globe, ainsi tourné, fournit le moyen de représenter physiquement tous les phénomènes du mouvement annuel de la terre. Il suffit de le placer dans l'obscurité, et de l'éclairer par une forte lumière répondant perpendiculairement au centre de Fhorizon, et à une distance un peu considérable par rapport au diamètre du globe; on obtiendrais mêmes phénomènes que produit le soleil pendant la rotation de la terre, relativement aux diverses positions que prend l'axe de la terre à l'égard .de cet astre.
» On mesure la distance de deux lieux en plaçant l'un de ces points sur le méridien, puis en amenant au-dessus l'attache du cercle des hauteurs, et en faisant tourner cet arc de cercle autour de son attache, jusqu'à ce qu'il passe par l'autre point proposé. Le nombre de degrés et parties de degrés marqué à ce point étant réduit en mesures itinéraires, donnera la distance demandée.
• Si l'on veut connaître sur quel alignement l'un de ces lieux est situé par rapport à la méridienne de l'autre , il faut d'abord placer le globe de manière que le second point réponde au centre de Thorizon, c'est-à-dire rectifier le globe pour ce point. On y parvient en prenant sa latitude et en faisant mouvoir le méridien dans son encastrement avec l'horizon, jusqu'à
ce que l'élévation du pMe le plus voisin soit égale àcette latitude. L'horizon se trouve alors, par rapport au globe , dans la position qu'occupe sur la terre l'horizon rationnel du lieu proposé. Le globe étant rectifié , on ramàie sur le lieu en question l'attache du cercle des hauteurs qu'on fiait passer ensuite par le premier point, puis on compte le nombre de degrés et parties de degrés compris sur Thorlzon, depuis le cercle des hauteurs jusqu'au mérî» dien, soit du cêtédu nord, soit du cdté du midi , et on a la mesure de l'angle que fut avec le méridien l'arc de grand cercle qui joint, par le chemin le plus court, les deux points proposés.
» Le problème de trouver la durée du plus long jour pour un endroit quelconque peut encore être résolu, en substituant l'horizon rationnel de ce lieu au cercle d'illumination que nous avons d'abord employé. Il faut, à cet effet , rectifier le globe pour le lieu en question , le placer dans le méridien , mettre l'aiguille du cadran polaire sur 12 heures , puis marquer sur le méridien le degré où tombe la déclinaison du soleil au moment proposé , et faire tourner le globe jusqu'à ce que le point qui était au méridien sous ce degré soit dans l'horizon. Le nombre d'heures que l'aiguille aura parcourues sur le cadran sera le nombre de celles qui s'écoulent entre le passage de Fa^ tre au méridien et son lever ou son coucher; on conçoit que le point pris sous le méridien , à la même distance de l'équateUr que le soleil , parcourt sur le globe la route apparente de cet astre. Le même procédé ferait connaître le temps qui s'écoulerait dans un lieu quelconque entre le passage au méridien et le lever ou le coucher d'un astre dont la déclinaison est donnée ; il faut seulement marquer sur le méridien le point qui répond à cette déclinaison. Pour déterminer la durée du crépuscule, il faut, par le moyen du cercle des hauteurs , tracer à 18* au-dessous de l'horizon un ccrde qui lui soit parallèle, et détermina l'histant où le point pris sur le globe pour représenter le soleil parvient à ce cercle.
mTous ces problèmes, en grande partie étrangers à la géographie, s'expliqueraient plus facilement si nos globes étaient construits d'après la nouvelle méthode proposée en partie par Georges Adams (*) , mais exécutée et
(')<?. Adams t Treatise describing the conslraçtioa
GÉOGRAPHIE MATHÉMATIQUE
perfeetiQDnée par Govens (i). Nos lecteurs pourront en Juger par la figure 19 dont nous allons donner une courte explication. Le grand support circulaire ABC , qui dans les globes ordinaires représente rhorizou, est ici l'image de récUptique. Sur cette larçe bande on ti'ouve deux divisions qui sont consacrées , Tune aux mouvements du soleil , Tautre à ceux de la lune ; dans le premier, on remarque une subdivision , indiquant les 365 jours de Tannée commune , et une autre pour Tannée bissextile. Un petit soleil artificiel se meut à volonté sur Técliptique. La division extérieure de Tédlptique montre la longitude et la latitude de Itt lune pour chaque jour de son âge. Le grand cercle de laiton PNM , perpendiculaire a Tédiptique , est un cercle méridien , et spécialement le eolure des solstices. L'axe du globe terrestre est fixé dans ce cercle aux points FK, et incliné sur Técliptique sous un angle de 66"* 32'. Dans les p61es de Técliptique aux points L et G s'élèvent deux poinçons qui portent un cercle de latitude céleste ; sur ce cercle mobile sont attachées deux étoiles paiement mobiles , et qu'on peut placer sous telle longitude ou latitude céleste qu'on voudra. Le demi-cercle FOI est la moitié d'un cercle de déclinaison ; £D est l'équateor céle^e , qui fiait avec Técliptique un angle de 23* 28'. Voilà les cercles célestes qui ne tournent pas avec le globe , et qui représentent pour ainsi dire un abrégé de la sphère arroillaire ; sur le globe même on voit un demi-méridien mobile RTQ ; il est divisé en d^rés comptés d'un côté du p61e à l'équateur, et de Tautre dans Tordre inverse. Un grand cercle VSW y est attaché de telle sorte qu'on peut l'y faire gKsser à volonté, mais que néanmoins il conserve constamment une position perpendiculaire sur le méridien RTQ ; il sert à représenter l'horizon rationnel d'un lieu quelconque. Presque sur le globe même on voit, dans le plan de l'équateur, un cercle horaire XYZ , attaché au méridien ; le soleil mobile fait les fonctions de l'aiguille des globes ordinaires.
» n est facile de concevoir les avantages de cette construction. D'abord elle donne une
and use of new celesUal and terreslrial globes. Londres, 1766.
{') C\ Covens, Handleiding , etc. (Introduction à la connaissance des nouveaux globes, etc.) Amsterdam. 1R02. Comp. ^un Beck-Culkoen , dans Zach, Correspondance, XI v, 270.
idée bien plus claire de Thorizon, comme étant un cercle indépendant du mouvement de la terre. Pour rectifier le globe, ou le mettre à la hauteur du pôle d'un lieu , il sufQt d'amener le lieu proposé sous le méridien RTQ , et ensuite de pousser Thorizon VSW à une distance de 90 degrés. On distingue mieux sm* ce globe les cercles célestes des cercles terrestres; le mouvement annuel du soleil y est mieux représenté ; enfin , les commençants puiseront dans Tétude d'un semblable globe des idées plus nettes sur les rapports de notre planète avec les astres qui l'environnent (*).
n Nous pourrions ici nous permettre une digression historique sur les perfectionnements successifs delà construction des globes, depuis celui de Roger II, immortalisé par le commentah-e d'Edrisi , jusqu'aux temps de Blauto et CoronelU, qui les premiers donnèrent aux globes des formes élégantes et des dimensions considérables. Nous pourrions rechercher l'origine de ces instruments déjà connus des anciens ; discuter si le roi Atlas en a été l'inventeur, et si les deux fameux chapiteaux du temple de Salomon (^) étaient une paire de globes ; examiner si Ton doit à Albert Durer ou à Henry Glaréan Taii: de dessiner et de graver des segments sphériques et de les coller sur une boule (^) ; prouver que les moyens de
('] Dans ces dernières années, M, John Jump, géographe anglais , a imaginé de nouveaux perfectionnements pour étendre et TaciUler' l'usage des globes. Les globes ordinaires, munis d'un horizon, d'un méridien et d'un cercle horalreavec une aiguille mobile, servent à résoudre quelques problèmes intéressants de ia sphère. La plupart dos globes* anglais sont en outre munis d'un quart de cercle vertical , au moyen duquel on peut résoudre un bien plus grand nombre de problèmes: ce perrecllonnemcnt n'a été adapté qu'à quelques globes français. Le vertical était Jusqu'à présent fixé sur le méridien, ce qui en restreignait l'usage, puisque, lorsqu'il était nécessaire de faire varier la hauteur da pôle , ce quart de cercle, entraîné dans le mouvement, ne restait plus vertical et ne servait plus à rien. M. Jump, donnant une autre* disposition au quart de cercle, le fait descendre du zénith et l'établit nir l'horizon même, ce qui permet de résoudre tous lea problèmes ordinaires de la sphère. Si le quart de cercle est double, le nombre de ces problèmes augmente encore. M. Bonne a fait en 1829, à la Société de géographie , un rapport très favorable sur ce perfectionnement. J. II.
(«) FabricHy Biblîoth. Graeca, lib. IV, cap. ht, p. 464. Hauber, Histoire des cartes géographiques, 57, et supplément, 38 (en allemand). — (^) Zach^ Correspondance, Xlîl {180(5;, 156. Ghrcmm?,
SM
UVRE VlMGT^EPntMB.
muHiptler les globes par la graTnre devaient d^àètregénéralemeot connus en 1530, puisque la cosmographie de Gemma Frisius était accompagnée (l*un semblable instrument, comme nos livres modernes le sont d*nn atlas («) ; enfin on nous pardonnerait peut-être de décrire les globes terrestres tes plus ftimeux , tels que ceux de Goronelll , construits aux dépens du cardinal d'Estrées, et placés d'abord à Mariy, ensuite à la Bibliothèque du roi p) ; celui dit de Gottarp^ composé par Oléarius, de 1654 à 1664, et que Pierre-lc-Grand fit chercher par une frégate pour en orner sa nouvelle capitale ; celui de Cambridge, qui a 18 pieds de diamètre ou six pieds de plus que les deux précédents , et beaucoup d'autres dont on vante, soit le volume, soit la magnificence. Mais ces recherches historiques nous écarteraient trop de notre sujet C). Nous remarquerons seulement que
de geograpblâ, cap. xix. Bas. 1527. Cp. Faugondg, lostil. géograph., p. 859.
(•) Gtmma Friiius, de priociplis aitronomi» et eosmogrtptiis deque usu globi, 1530. On lii sur le titre: Pœnetuu cum globis,Lovanii, etc.
Cet astronome , surnommé Frisius ou le Frison , parce qu*il naquit à Dokkum, en Frise, Jouissait d'une grande considération comme satant et eieellait à Taire des instruments. J. H.
(•) Marc'Fincent CoaoNitLi , né à Venise, et entré de bonne heure chez les mineurs conventuels, dont il devint le général en 1702, acquit une grande réputation comme géographe. Les deux beaux globes de 12 pieds de diamètre qui ornent Tune des salles de la Bibliothèque ruyale à Paris, Turent terminés par lui en 1C83. 11 en exécuta plusieurs autres d*une moindre dimension ; Il Tonda dans sa ville natale une académie de géographie , et rendit d'autres services à cette science qu'il cultivait avec p«2>sioD , en publiant plus de 400 cartes remarquables par leur beauté, et un grand nombre d'ouvrages qui Torment que vingtaine de volumes in-Tolio. J. H.
(J) Nous devons ici dire un mot des globes en lelieT exécutés à Berlin par deux savants géographe». Vers l'année 1812, le proTesseur Zenne exécuta en relief un globe du diamètre de 15 pouces, semblable à celui de 50 pouces dont il se sert pour l'instruction des aveugles dans s^n Institution. Le plus petit de ces globes Tut destiné à l'usage des écoles primaires. Plus tard M. Kummer, employant une pâte de carton, construisit plusieurs globes et cartes également en relier. Les côtes »'élévcnt au-dessus du niveau de la mer; les grands plateaux de l'Asie et de TATrique •urpassent celui des autres plaines; des rigoles représentent le cours des fleuves, et de petits bassins remplacement des lacs. Les mers , les cours d'eau et les lacs, sont colorés en bleu; le blanc marque les glaces des deux pôles et les neiges perpétuelles qui couvrent le fommet des beutei montagnes; le brun-
ies globes en cuivre placés à la MMtottièqtie de rinstitut, quoique incomplets sous le raj^ort des découvertes modernes, laissent tons les grands globes connus très loin en arrière par la beauté de Texéention (^). Napoléon en fit construire un qui fiilt beaucoup d'honneur à MM. Poirson et Mentelle (^j.
N Parmi les globes qui entrent dans le commerce, on distingue ceux de Carry^ de Jone$, d'Adame^ à Londres; ô*Aekermann, à Upsal; de Weiland, à Weimar; de Sotxmatm, à Nuremberg; de Bode, à Berlin, etc. Autrefois on citait en France ceux de Robert de Vaugondf^ aujourd'hui ce sont ceux de Lapie et de Foir' son, à Paris.
» Outre les Sf^ères armillaires et les globes artificiels, il y a encore d'autres instruments dont on peut recommander Tusage à la jeu-^ nesse. L'un est ]e planisphère de Fortin, qui représente le vrai système planétaire d'une manière nouvelle et plus parfaite; on peut
olalr est la eoaleor de la terre, le brun foncé eeHe des terrains marécageax; le vert, les grandet farêts;
le Jaune les terrains sablonneux ; le Jaane-pàle les sables mouvans; le Jaune foncé, les sablons affermis; les terrains pierreux sont gris et inégaux. Ces globes ont 16 pouces et M ponces de diamètre. Six leetions sphériques de ces globes représentent les graiidf continents, Les cartes en relief sont surtout remarquables par rexactitude avec laquelle elles sont exécutées. La Bibliothèque du roi en possède quatre, savoir: TEarope, avec sa courbure sphérique, de 11 pouces de diamètre; la carte d'Allemagne, de 26 pouces sur 10; celle du Mont-Blaoe, de 90 pouces 6 lig. sur IG pouces 8 lig. , et celle de Harz. avec les indications raéUllurgiques. J. H.
(') Ils ont éié construits par L'Hoste, en ISIS.
(•) Le globe que J.-B, Poirson a fait poar l'édacttion du fils de Napoléon a 1 mètre 7 eeoiimèCres ( 3 pieds 3 pouces de diamètre) ; mais celui qn'U termina en 1814, après onze années d*un travail pénible, a 1 mètre 65 centimètres (6 pieds) de diamètre. Il orne la galerie d'Apollon, au Louvre. Ces deux ouvrages manuscriu, dessinés non sur des bandes de papier , mais sur les globes mêmes , surpassent par leur précision et l'exactitude qui les dislingue tout ce qui a été fait Jusqu'à ce Jour dans le même genre. Il construisit encore pour l'étude de la géographie et de l'astronomie un glot>e terrestre et un globe céleste de 33 centimètres et demi ( l pied 4 lignes) de diamètre, montés avec des cercles en cuivre. Ils ont, par le mérite de leur exécution, obtenu les suffrages du Jury à l'exposition des produits de l'industrie française (en 1827} et valu une médaille À leur auteur. Au sein d'une paisible retraite, J.-E. Poirson se reposait de ses longs et fatigants travaux, lorsqu'il fut enlevé à sa famille et à tes amis le i& février 1831. J. H.
eÉOORAPHIE MATHÉMATIQUE.
même y apercevoir rellipticité de Torbite de la terre. L'autre est la machine géoeyclique de M. LoyseL Cette machine est propre à démontrer le mouvement de notre planète; Menielle en explique Tusage dans son excellente Cosmographie élémentaire. On connaît aussi les machines de MM. Adhëmar, Rouy et Wally. Les beaux géoeyeliques et les planétaires inventés par M. Jambon présentent avec la plus grande précis on le mouvement des planètes et de leurs satellites (i). On doit exciter parmi la
('] Nous devons cependant donner une idée de rntilité de quelques unes de ces machines. Dans le Planélalre géocyclique de Forlin , de mèine que dans edul de Loysel , la lecre n'eiécute point son mou- Tement de rotation sur elle-même en même temps qu'elle tourne autour du soleil: ce mouvement se fait simplement à la main. Le grand défaut de ces machines, c'est qu'elles représentent la terre toaroant autour du soleil en conservant le parallélisme de son axe, mais paraissant tourner sur elle-même en sens contraire de son mouvement de translation , tandis que ces deui mouvements de translation et de rotation se font réellement dans le même sens. Dans le PlanéUire de M. Jamhon, ces inconvénients qui peuvent induire relève en erreur, ont été évités; par un mécanisme simple et ingénieux , les phénomènes célestes les plus difficiles y sont représentés avec autant de clarté que de fidélité: tels sont les monvenents de la lune en latitude, et la rétrogradation des nœuds de l'orbite lunaire , ses conjonctions , ses oppositions ; et conséquemment cette machine démontre les moyens de reconnaître et même de prédire les éclipses de soleil et de lune. Le globe qui représente la terre est d'une grandeur suffisante pour pouvoir y reconnaître les principales divisions de sa surface ; les planètes y exécutent leur rotation autour du soleil avec une exactitude remarquable , c'est-à-dire en conservant les rapporU de position et de révolution qui leur sont assignés «lans la nature. On sait, par exemple, que Jupiter emploie près de 13 ans à faire le tour du ciel , pendant que la terre ne met qu'une année. Dans la machine inventée par M. Jambon , notre planète marche douze fois plus vite que Jupiter. Ainsi , Undis que ce PlanéUire la représente faisant sa révolution annuelle en 2 minutes, Jupiter en met près de 24 à faire la sienne. Saturne , dont la révolution est de 80 ans, emploie dans celts machine une heure environ ; Herschell qui , dans la nature , accomplit la sienne en 84 ans, U termine en 3 heures dans ceitc machine. Tous ces effets ont lieu au moyen de roues dentées qui s'engrènent les unes dans les autres. Le soleil est représenté par une petite lampe dont un rayon lumineux, qui s'échappe À travers un trou , explique les effets que produit cet astre sur la terre et sur la lune. On volt par là que le PlanéUire de M. Jambon est Jusqu'à présent le mieux imaginé pour faire bien comprendre les mouvements et les phénomènes célestes.
La nuichine uranographique de M. Adhémar ne
jeunesse le goât des études par ces sortes de Jeux scientifiques. Il est de notre devoir d*en signaler Tusage et Tutilité ; mais nous en demander une description détaillée, ce serait mal apprécier le but de notre ouvrage (>).
représente que la révolution diurne et annuelle de la terre et de la lune dans une orbite iDclinée , dont les nœud» lunaires rétrogradent i mais elle est remarquable par U précision de ses mouvemenu.
Dans celle de M. Tomblni, la terre ne fait qu'un petit nombre de révolutions diurnes; au lieu de 365 -f , la lune tourne autour de la terre sur un plan parallèle à celui de récliptique, de manière qu'il y a toujours éclipse, Undls que dans la nature ce phénomène est rare.
On voit dans l'une des saUes de la Bibliothèque royale la machine qu'exéeuU M. Rony en ldl6, c'est-à-dire quatre ans après M. Jambon ; mais elle est beaucoup moins exacte et moins complète que celle de ce dernier, quoique les soins que son auteur a mis à la faire connaître lui aient acquis plus de célébrité.
Le reproche que l'on peut adresser à la machine planéUire de M. Wally , c'est d'être en quelque sorte trop complète. Elle se t à expliquer la marche des corps célestes d'après le sys'ème de Ptolémée et celui de Copernic. Mais pour atteindre ce double résulut, il faut un grand nombre de rooages différents, et démonter et remonter cerUines pièces, ce qui eu rend l'usage incommode. Elle est d'ailleurs d'un prix vingt fols plus élevé que celui de la machine la plus complète de M. Jambon , puisqu'elle coûte 9 à 10,000 francs.
Nous ne parlerons pas de la sphère mouvante de M. Passement, ni de celle de M. Janvier; ce sont des machines ingénieuses et de la plus parfaiU exécution; mais comme eUes servent d'ornements à de belles pendules, comme elles sont d'en prix trop élevé pour pouvoir servir à l'instruction , elles ne peuvent être comparées aux PlanéUires dont nous venons de donner la description succIncU. J. H.
(') Nous devons mentionner aussi une construction aussi ingf^nieuse qu'utile dont le gouvernement aurait peut-être dû faire l'acquisition ; nous voulons parler du Géorama de M. Delangtard , établissement qui s'est formé à Paris en 1825. C'est un globe de 120 pi«*ds de circonférence, au centre duquel se place le specuteur Introduit dans son intérieur par deux escaliers circulaires qui s'élèvent du pèle an- Urctique vers le pôle arctique autour de l'axe terrestre. La machine , étant forAiée d'une matière transparente , laisse pénétrer le Jour dans son intérieur en sorte que le specuteur distingue facilement les différentes légions de la terre. Toutes les partiet de ce globe se réunissent et se Joignent dans les lignes des méridiens et des paraUèles. Bien que son diamètre , comparé à celui de la terre , ne soit avec celle-ci que dans la proportion de i à 1,000,000, la magie de l'éclairage et de la peinture donne en apparence aux objets des dimensions beaucoup plus considérables. J* H.