LIVRE TRrar&ouATBijaiE
se sont pis flus infeéresiaiits; mais le iêUurê, qui leur donne son nom, est un des corps simples de la chimie, un métal ; et quoiqu'il ne soit pas utilisé, sa cristallisation en prismes hexagones ou en lames le fait rediercher pour les coUectioDS. Cependant quelques unes de ses combinaisons sont explcHtées par le mineur, parce qu*elles renferment une assez grande quantité d*or et d'argent pour récompenser ses travaux.
Les phoêphutes forment à eux seuls la £»mille des phoêj^orides ; Vapaiite, ou le phosphate de diaux, colorée en bleu ou en verdâtre, a souvent été taillée par les lapidaires, mais elle a peu d'éclat et de valeur; les autres variétés, surtout celles qui sont cristallisées, ne sont redierchées que pour les collections ; à Logrosso en Ëstramadure, on l'exploite en grande masse comme pierre à bâtir. Le phoi^ pkaiê de plomb, qui cristallise eu aiguilles et en prismes ; celui de fer que Ton reconnaît à sa belle couleur bleue ; celui de cuivre et même eekii d'i«r«fie, n'offrent aucune particularité remarquable à qui n'est point minéralogiste* Dans les phosj^tes alumineux, figure comme appoidice à la klaprotkite ou laxuUte, joli mhiéral bleu qui ertstaUise en prismes carrés, la etMite ou la twrqume, qui ne s'est point enoMre montrée cristaUisée, laais qui est re- ^erdiée dans la bijouterie lorsqu'elle est d'un beau bl^ de ciel.
En tète de la famille des areénides se place la substance métallique appdée ar«emc, substance redoutée par ses dfets nuisibles* Uni à d'autres métaux, tels que l'argent, l'antinK^Lne, le bismuth, le cobalt, le nickel et le cuivre, il en forme autant d'arséoiures, dont quelques uns sont «aaployés dans les arts : tels sont la imaUim ou l'arséniure de cobalt^ dont on tire l'oxide de ce métal qui sert à colorer le verre, les émaux, la faïence et la porcelaine ; et la mckelmey ou l'arséniure de nidiel, utilisée daas les laboratoires pour préparer les oxides de ce métal. L'acide arsénique se combine avec la chaux, le plomb, le cobalt, le nidiel, le cuivre et le fèr ; mais ces combinaisons ne simt intéressantes que pour le painéralogiste.
Les leucolyteSj ou corps qui donnent par les acides des solutions blandies, forment la deuxième classe des substances minérales. II3 se divisent en huit familles. En tète de celle des tmHnmUdee se trouve Vanfûmme , jadis
célèfare cbei les akUmistes qui espéraient trouver en lui ]& pierre pkihêopkale. Ce métal, à l'état de pureté, sert an même usage qu'à l'état de sulfure : il fournit l'émétique, il enti« comme alliage dans la composition du mêteA de doche et dans les miroirs de télesoc^es. Combiné avec l'argent, il lorme ud antini»niure de ce métal '; il s'unit à l'oxigène, qui lui donne uq aspect nacré, ou avec le souâe qui le colore en rouge brun.
L'étain compose le genre unique de la famille des êtunnidêi. Ce métal ne se trouve point à l'état natif, mais à celui d'oxide. IJ est très répandu dans la nature, quoique la FraBoe n'en ofiùre encore que des indices. Noos ta^ pelleroas en peu de mots son utilité: à l'aide du mercure , il sert àétamer les ^aoes ; Aest employé pour la soudure, à la coofei^iQn de plusieurs ustensiles, et comme alliage*
La famille des biimutkidôi coa^preod le bismuth natif, substance métallique , très fusible, servant à divers alliages.
Le mercure , dont nous avons rafpdé les différents emplois , se trouve natif ou à l'état de pureté en globules brillants et liquides. 11 présente l'aspect de l'étain fondu. Ce n'est que d^as les climats septentrionaux et à une très basse température qu'il acquiert la dureté et la solidité des autres métaux exposés à l'air. L'oÊnalgamCj ou le mercure argental , est une combinaison naturelle de deux tiers de bmtcure et d*un tiers d'argent. Ces deux substsaces constituent la famille des hydrargyride*.
L'argent farmele gaure unique de la famille des argyrides : les usages et l'utHitéen sont trop connus pour avoir besoin d'être rappelés id.
Dans la fomiUe des ]^emkide$ se présente le pl<Hnb , d'abord à l'état natif ^ en très petites quantités comme dans certains produits voteaniques, puis combiné avec l'oxigène , qui en fSetit le massicot et leoûnium naturels , ruconnalssables, le premier à sa couleur jaune , et le seccmd à sa belle nuance rouge.
L'oJwmtM combinée avee diverses substances forme i4usieurs composés dont deux sur» tout sont au nombre des gemmes ; unie au fer et à la chaux , ou bien au fer et à la silioe, elle reçoit des lapidaires le nom de saphir loqh qu'elle est bleue ; celui de rubis , remarquaMeil par de beaux reflets rouges , enfin ceux de t^^axe, d'améthyste et d'émeraude <Nrfe&tales, lorsque ses pierres sont d'un bean jttuna ,
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d'une teiute tK>arprée ou d'un vert agréable. Ces pierres si redierchées appartiennent toutes a Tespèce appelée corindon. Unie à TeaU) l'alumine devient le minéral blanc ou verdâtre appelé $yp9ite / mais forsqu'elle remplit le r61e diacide, dans sa combinaison avec la magnésie et la silice, elle devient le spinelle rouge , que les bijoutiers montent sous les noms de rubis spinelle et rubis balais. Avec Toxide de zinc, elle forme la gahnite, minéral rare qui cristallise en octaèdre, qui raie tous les corps, excepté le corindon et lediamant,mais qui n*est recherché que pour les collections. Avec Toxide de fer et la magnésie, elle prend le nom de pléonaste ou de spinelle nois qui devient, àraidedupoli, remarquableparsonéclat.
Nous arrivons enfin à la troisième dasse, celle des chroicolytes , c*est-à--dire des corps solides qui forment des sels ou des solutions colorées. Elle comprend les métaux les plus précieux et les moins oxidables , et ceux qui , par une disposition contraire, sont moins susceptibles d'une application utile. Dans la fomille des titanides, nous voyons le titane oxidé ou rutile, qui n'est employé dans les arts que pour quelques couleurs sur porcelaine. L'acide titanlque, combiné avec le fer, forme la cAncAtamte, substance rare, remarquable par les teintes irisées qu'elle présente. Uni avec la zircone et le fer, avec l'oxide de eerium , avec la chaux, avec la silice , il constitue enocnre quelques minéraux qui ne sont redierchés que pour l'étude.
Le tantale, après avoir été long-temps considéré comme un métal qui se présentait toujours à rétat d'oxide dans la nature , a été rayé de la liste de la nouvelle minéralogie. Les substances que l'on groupait sous ce nom sont regardées comme une combinaison que forme l'acide tantalique avec les oxides de fer, de manganèse et de tantale, avec la chaux et l'y ttria en diverses proportions. Ces substances, dont nous ne rappellerons pas les noms peu sonores, constituent la famille des tantalides.
11 en est de même du molybdène oxidé: il n'est plus considéré que comme acide molylhdique ; il se trouve à la surface du sulfure de molybdène. Il forme avec le plomb un molybdate connu autrefois sous le nom de plomb jaune, couleur qui lui a fait donner celui de méUnose. Ces deux espèces constituent la iamille des molybdidêi.
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Le Vf olfttun, dont on tire Tacide tungstique, et la sdiéelite, autrement tungstate de ehaux^ appartiennent à celle des fungetidet.
Dans ceUe des jchromides nous ferons remarquer craime appartenant au genre diromite , Yeisenchrome^ composé d'alumine et de silice^ combiné avec le peroxide de fer et l'oxide de chrome, minéral utilisé pour la préparation du chromate de plomb , belle couleur jaune employée dans la peinture, et pour obtenir un oxide vert qui sert à peindre sur la porcelaine. La crocotse , ou le chromate de plomb , sert aussi à former un beau jaune.
La famille des uranidei ne nous offre qu'une seule substance qui soit de qudque utilité: c'est le péchurane, ou le protoxide d'urane, employé dans les laboratoires à la préparation de différents oxides de ce métal.
Parmi les familles qui nous restent à examiner, nous distinguerons celle des mangani'' des, dont les différentes espèces sont utilisées pour la préparation de l'oxigène dans les laboratoires , pour purifier le verre blanc , en en faisant disparaître les taches et les fausses couleurs , et pour la fabrication du chlore ou de l'eau de Javelle , employée dans les manufactures de toile pemtes. C'est surtout le peroxide de ce métal combiné avec l'oxide de fer, eombinais<m à laquelle on a donné le upoveau nom de pyroîuêite, qui est le minerai le plus commun et qui trouve les plus nombreuses applicaticms dans les arts. Le deutoxide rouge de manganèse , qui forme les deux espèces nommées acerdese et psilomélane dans la nomenclature minéralogique de M. Beudant , est aussi très répandu dans la nature, et prindpalement en usage dans les verreries.
Une famille plus importante encore par smi utilité , est celle des sidérideê , qui comprend les différentes espèces de fer qui ne figurât pas dans les combinaisons de ce métal que nous avons déjàdtées. Le fer pur, à l'état métallique ou natif, se trouve en très petite quantité dans les filons métallifères ; mais dans quelques contrées on en connaît des masses considérables à la surface du sol , où tout annonce leur origine météorique. Le fer appelé oUgiitê est un oxide de ce métal : sa cristallisation rhomboédrique et son éclat souvent irisé, d'autres fols son aspect terreux ou sa belle couleur rouge, rendent très nombreuses dans les collecUons ses intéressantes variétés ;