TERRAIN RÉGENT
DÉPÔT niTOHim.
Roeîies de madrépores^—Les polypiers pierreux appartenant à la famille des madrépores, et notamment au genre astréie , qui eonstruisent autour des lies de i'Océanie des récifs quelquefois funestes aux navigateurs, contribuent Journellement à Faccroissement de certaines masses calcaires qui tendent à envahir plusieurs plages des régions équatoriales. Dans la mer Rouge, les dépôts que forment ces petits animaux marins sont assez considérables pour que Ton puisse en extraire des pierres d'un volume énorme.
ÀUmiant martnes.^Les dépôts alluviens marins se composent de Taccumulation des galets sur certaines plages, de ces petites collines deisable qu'on appelle dunes, de ces agglomérations de cailloux roulés qui forment de véritables poudingues, et que l'on observe sur les bords de la Manche , aux environs de Gaen, enfin de ces dépôts de coquilles, comme on en voit sur la plage du Havre, entre l'entrée du port et les phares.
Dépôts solidifiés. — Ne doit-on pas donner ce nom à ces amas de sable et de gravier réunis par un ciment calcaire, qui se forment près des côtes de quelques golfes , et dont une roche, observée par Saussure près du phare de Messine, et assez solide pour être employée à feire des meules, off^ un exemple remarquable?
On peut comprendre dans le même groupe les dépôts calcaires qui couvrent le fond de quelques mers : tel est le calcaire grossier qui se forme à la baie des Chiens-Marins dans la Nouvelle^HoUande, par l'agglomération de débris de coquilles et de coquilles entières qui vivent dans les paragesde cette vaste terre australienne ; tel est encore le dépôt calcaire qui se ibrme près des côtes dans les Antilles , et principalement au port du Moule à la Guadeloupe, ou cette roche, composée de débris de coquilles et de madrépores, renferme quelquetbh des squelettes humains et des débris de vases et d'autres objets fabriqués.
Nous pouvons encore dter une roche que nous avons observée en 1837 sur les côtes de la Crimée, et qui appartient à un dépôt de
même nature : c'est une agglomération de sable micacé, de cailloux et de coquilles brisées, liées par un ciment calcaréo-ferrugineux qui se forme encore sur certaines plages de cette péninsule, et qui fournit même une pierre de construction à la fois solide et légère.
Amas tourbeux. — La tourbe se dépose dans les marais, les étangs et les lacs : les plaines basses et sableuses de la Belgique, de la Hollande et de la basse Allemagne; le bassin de la Somme en France, et même quelques plateaux où séjournent les eaux, sont favorables à Taccumulation de cette substance. Elle atteint quelquefois une épaisseur de plus de 20 pieds. Dans ces dépôts importants elle présente trois modifications principales, depuis sa superficie jusqu'au-dessous de la masse : la première n'est qu'un tissu de parties végétales encore fort reconnaissables, renfermant de petites coquilles terrestres et aquatiques ; la seconde n'offre plus que quelques filaments végétaux , et la troisième qu'une substance noire compacte, quoique tendre, et ne renfermant plus de parties reconnaissables. C'est cette dernière qui est préférée comme combustible. Outre les coquilles dont nous venons de parler, on trouve dans la tourbe des ossements d'animaux qui appartiennent principalement à des espèces vivantes, et quelquefois même des monuments de l'industrie humaine.
Amas détritiques. — Ces amas comprennent les détritus de divers corps organisés et de plusieurs roches qui diffèrent selon les localités : telle est la couche mince et superficielle de terreau ou de terre végétale qui s'augmente lentement par les débris des végétaux qui ornent la surface de la terre: tels sont ces dépôts terreux qui ressemblent à la terre v^étale, mais qui ne sont pas propres à la végétation, et qui se forment par la décomposition des roches schisteuses et feldspathiques ; tels sont les éboulis qui composent le talus des montagnes, et qui ne sont souvent formés que de fragments d'autres roches. Les amas détritiques renferment souvent des ossements d'animaux, des coquilles terrestres et des bois à l'état charbonneux, ainsi que des fragments d'objets appartenant à l'industrie humaine.
AUuvions flumatiles. — Ces alluvions se composent de limon ou d'une terre argileuse qui renferme souvent assez de terreau pour
as
IIVRE TEEI«TIt«EPTlfelIB.
former aie eieritente tem Totale, de petîti fragments de rMbes roalëe aïoqiiels en donne le nomde JoMe de rmàra» de eaiiloux arrondie, de bloes mtnie aeees Yolomineiix^ On trouve aussi dans «es déf^ des eorps organisés appartenant an règne animai et an règne végétal; des arbres entiers, tantôt à l*ëCat ciiarbonneoz, et d'antres fois assez Inen conservés pour ponvoir être employés dans les arts« Les allavions on les atterrissements qui forment les deU» du Nil, du BbAt^ et du Gange, les amas sablonneux à Tembouciiure de TËscaut et de la lieuse, et ceux dans lesquels va se perdre le Rhin et qui constituent le sol de la Hollande, apparllenneirt à la formation alluvienne.
Amoi tuffacéi. — Nous comprenons dans ce groupe les sédiments que déposent certaines sources ; tels sont les travertins exploités aux envir(ms de Rome, le calcaire que déposent les eaux des cascades de Tivoli, celui que forment Joomellenient certaines sources analogues à celles de Saint-Alyre h Clermont- Ferrand, les incrustations et les sédiments laissés par certaines eaux courantes des environs de Provins sur les végétaux qu'elles baignent ou sur le sol qu'elles parcourent, et tant d'autres exemples du même genre.
Amas eoneréiionnéê. — On pourrait comprendre sous cette dénomination les d^ts de stalactites et d'albâtre formés par infiltration sur les parois des cavernes qu*ils finissent par combler.
Amas siliceux, — Les dépôts siliceux abandonnés par les eaux de quelques sources chaudes, telles que celles du Mont-Dor, et, sur une plus grande échelle, celle du Geyser en Islande, forment évidemment une classe à part.
Amas salifères. — Nous comprenons dans cette classe les eiïlorescences de natron et de borax qui se déposent au fond des lacs de quelques parties de l'Asie et de TAfrique.
TEMIAIN CLTSMIEN OU DÏLUVIEBf .
Ce terrahi parait devoir son origine à de grandes inondations qui ont entraîné avec des débris de différentes roches les os*>oments des animaux qui couvraient la terre avant l'époque de ces catastrophes. On peut le diviser en deux dépôts, dont l'un est plus ancien que l'autre. ,
wifùlT MAMMS.
Amas limoneux et emlUmUux de la 9&lUê du Bhin.-'Ces amas consistent en une masse de sable mêlé de couches argileuses et renfer* mant un grand nombre de cailloux roulés, surtout dans sa partie inférimne*
On y trouve des osifmfnîi de riiiaoeéins H d'éléphants. On y a même trouvé des oaaements humains, foe nous eonsîdéfoiis, ont
M,ttn«^jiwnii[iP<v>nfawpnraiMa#«gp^iy^|>t.
chydermes.
Amas diUsmens dasu les ca»ermes. — Ces amas consistent en un limon argikvz et en une couche plus eu moins Caisse de eafllonx roulés, qui ont été entraînés dans les esvefnes par des fontes et des crevasses qai m^aàstat plus , parce qu'elles ont été remplies par les stalactites qui se forment JonmeMeaMitt dans la plupart de ces eaviiés.
Plusieurs de ces cavernes mifomient dei ossements humains mêlés à des déims de grands animaux qui n'existent plus dans ks coirtrées ou l'on trouve ees débris.
Brèches osseuses^^^On a donnéeeiioni à des dépôts plus ou moins solides eompoaés d'argile ferrugineuse, de sable et de calcaire, enveloppant des ossements, des débris de difSéreotes roches, et qui remplissent les fentes et les crevasses de certaines falaises qui bordait la Méditerranée.
DÉPÔT AlfCIEH.
Amas limoneux^ — Ces amas se composent de limons fonmés d'argile et de saMe, on d'argile et de tourbe. Les collines argileuses et sablonneuses du Val d'Arao en Toscane, qui recèlent, à 200 pieds au-dessus du niveau de r Arno, des ossemaits de rhinocéros et d'autres grands animaux, appartiennent à ces d^^ôCs.
Amas détritiques. — Ces amas comprennent i^ des dép6ts de gravier, de cailloux roolés, des masses de grès et de poudingues, comme ceux qui, dans les environs de PttîS| s'étendent depuis l'embouchure de l'Oiigedans la Seine Jusqu'à Rosny, sur le bord de se fleuve; 2° les sables et les masses de roehes granitiques- qui couvrent la WestphaUe, k Hanovre, le Holstein^ le MecUenbouig, le Brandeboui*g, les rivages et les plaines de te Poméranie, de la Prusse et d'une partie de la Pologne, et qui rq^sent sur le sol depuis une époque antérieure au creusement du tesiUi de
GÉOGRAraiB PHYSIQUE.
la mer Baltique, pniBqne ces rodiesontété arrachées aux flancs des montagnes de la Scandinavie Jusqu'au pied desquelles s*étendent ces mêmes dépôts. Daqs les grandes vallées delà France, de l'Italie et de TAllemagne, les dépôts détritiques diluviens renferment des débris d'animaux ; mais les plaines qui bordent la Baltique paraissent en être entièrement dépourvues.
Dépôts Umoneua! métalliftres etgemnUfh'eê. -— Ces dépôts se composent de sables plus ou moins argileux , mêlés de gravier et de petits cailloux roulés contenant des diamants, des topazes et d'«utres pierres précieuses , et donnant lieu par leur richesse métallique à des exploitations d'une grande importance : tels sont les terrains de transport qui servent de gisement aux diamants dans Tlnde , aux dia-; mants et aux topazes du Brésil , et même en Sibérie, au pied des monts Curais, ainsi que vient de le constater M. de Huml)o1dt ; tels sont encore les terrains d'où Von tire , par le lavage, de Tor en grains et en paillettes dans FAbyssinie , de l'or et du platine au Brésil et à la Colombie , ainsi qu'en Sii>érie , où l'on a plusieurs fois recueilli des masses d'or du poids de plusieurs kilc^rammes.
TERRAIN SUPERCRÉT4CÉ.
BTAGE SUPEBISUR.
Cet étage se partage en deux groupes: l'un eomprenant des dépôts d'eau douce, et l'autre des dépôts marins.
Groupe nympkim ou teau douée. — Nous ne citerons que les dépôts les plus importants de ee groupe.
Les galets et Ugnites de la Bresse présentent un dépôt de cailloux roulés ag^omérés par un ciment ordinairement marneux ou peu solide, renfermant une lignite compacte qui al-» terne avec des marnes grisâtres et des grès calcariferes.
Le grès à hélices tAix, que l'on peut appeler aussi calcaire à hélices, est une sorte de grès calcaire d'une couleur jaunâtre, présentant un grand nombre de trous et de crevasses tapissées de calcaire spaUiique. La partie supérieure de ce dépôt contient un nombre immense de coquilles marines, accompagnées de coquilles d'eau douce et d'une si grande quantit£ d'hélices , qu'on en a déterminé une vingtaine d'espèces.
Le ^Toii|)e er^Miiéfi eu m«riM eompreod les dépôts suivants :
Ldcrag de f Angleterre, qui n*est qu'un composé de couches de sable ferrugineux , de gravier, d'argile et de marne bleue ou brune mêlée de coqiriUes, formant une masse Caisse quelquefois de plus de 200 pieds. Le crag se montre aux environs de Suffolk et de Norvdck, dans le comté de Norfi^lk , et dans quelques loedités du Sussex et du Uncoln.
Les marnes subapennines de tItaU» sont l'un des plus importants dépôts de ce groupe. Elles constituent les collines qui s'étendent sur les deux versants de la chaîne des Apennins, et que l'on désigne sous le nom de eollines subapennines. Elles se composent de marnes calcaires plus ou moins dures , quelquefois micacées , de couleur grisâtre, brunâtre ou bleuâtre. Souvent ces marnes renferment une immense quantité de coquilles marines de la plus belle conservation. Des lits de lignites y sont quelquefois intercalés.
A leur partie supérieure se trouvent des cailloux roulés et des couches de sable rougeâtre ou jaunâtre m^angé d'argile , et renfermimt des lits de grès calcarifères.
âtâqm Moru.
G^étage comprend un grand nombre de dépôts dont nous ne citerons aussi que les plus importants ou les plus connus.
Caleatr&^noeUon de MontpeUier. — Ce dé< pôt se compose de sables, de marnes et d'un calcaire à grains grossiers et à texture lâche, appelé calcaire-moelion , parce qu'il est &ï ^fet employé pour la bâtisse à Montpellier.
Faluns de la Touraine. — Led^pôt connu depuis long«temps sous ee nom occupe un plateau situé au sud de Tours, entre l'Indre et la Vienne.
Il consiste en une masse de 1 à 4 mètres d'épaisseur, composée de débris de coquilles marines sans aucun ciment, sans aucune liaison, parmi lesquels on remarque de petits cailloux roulés plus ou moins nombreux selon les localités.
Meulières eupérieures des environs de Parrt#. — Ce dépôt se compose d'argile grisâtre ou rougeâtre renfermant des masses de jBîlex, tantôt compacte et tantôt caverneux, entassées pêle-mêle, c'est-à-dire sans aucune trace destratification* Les silex caverneux, ou criblés
UVRB TRENTÉ-SEPnÈME.
de trous , étant souvent employés à faire des meules de moulins, ont mérité le nom de meulières qu*on leur donne. Les meulières compactes sont riches en coquilles et en végétaux d*eau douce, tandis que les meulières caverneuses en sont totalement dépourvues.
Calcaire lacustre, ou travertin eupérieur, — Ce dépdt, connu aussi sous le nom de calcaire de la Beauce, est ordinairement blanc, passant au jaunâtre et au grisâtre. Tantôt il est friable, tantôt il est marneux ; quelques unes de ses couches sont chargées de silice; mais toujours il est sillonné dans son intérieur par de petites cavités sinueuses qui traversent les couches, comme si, pendant qu*il était enoore à rétat pâteux, des bulles de gaz s'étaient fait Jour à travers en s'élevant du fond des lacs ou il se déposait.
Sables et grès dits de Fontainebleau. — Ces sables et ces grès, qui ont été nommés sables et grès marins supérieurs, parce qu'en effet il n*y en a pas de plus récents dans les d^ts parisiens , sont très développés dans les environs de Fontainebleau; voilà pourquoi ils ont reçu le nom de cette localité.
Les grès sont toujours à la partie supérieure des sables ; ils y constituent des masses tuberculeuses plus ou moins considérables et quelquefois d une grande étendue, mais jamais ils ne forment des couches continues.
Dans quelques localités, comme àÉtampes et au Buteux, près Château-Landon, ces mamelons de grès sont gros comme une noix ou comme le poing, tandis qu'ailleurs, comme aux environs d'Orsay et de Fontainebleau, ils ont jusquà 3 et 4 mètres d*^[»aisseur et 30 à 60 de longueur. Ces grès sont très variés dans leur texture. Les uns sont tellement faciles à désagréger, qu'on les réduit en sable avec un marteau de îeMe grosseur; d'autres fois ils sont solides, et l'on en feit de très bons pavés.
<TAGI INrÉRIEUB.
Cet étage présente des dépôts d'une nature très variée , dont les différents types se trouvent dans les environs de Paris ; ce qu'il offre lurtout de remarquable , c'est une alternance bien marquée de dépôts lacustres et de dépôts ^marins.
Marnes marines. — Ces marnes sont grises ou bleuâtres à leur partie supérieure et blanches à leur partie inférieure ; elles renferment
une quantité plus ou moins otmsUUniAe de coquilles marines.
Calcaire lacustre , on travertin moyen. — Ce calcaire est siliceux, et sa partie supérieure se compose de silex caverneux ou de wteuUèru que l'on peut appeler inférieures; telles aont celles que l'on exploite à Laferté-sous-Jouarre.
Marnes vertes et marnes Jaunes. — Ces marnes forment deux assises distinctes, d<Mit la su* périeure se compose de marnes d*nn vert jaunâtre, et l'inférieure de marnes Jaunes contenant des coquilles dont les analogues vivent à l'embouchure des fleuves.
Marnes et gypse. — Dans ce dépôt, qui ne se présente pas partout aux environs de Paris, les marnes sont généralement blanches et feuilletées, et le gypse qui alterne avec dles est tantôt compacte et tantôt à textures lamellaires.
Ce dépôt est d'origine lacustre, ainsi que le prouvent les coquilles d'eau douce et les poissons que l'on y trouve. Le gypse contieat un grand nombre d'ossements appartenant à plusieurs genres de mammifères pachydermes, c'est-à-dire à peau épaisse, animaux tout-àfait perdus , et qui se raj^rochent un peu des tapirs. Il renferme aussi les ossements de quelques oiseaux et de plusieurs espèces de rutiles.
Calcaire lacustre ou travertin inférieur. — Au-dessous du gypse ou des marnes qui le représentent on voit ordinairement un calcaire souvent siliceux et quelquefois compacte ou marneux , contenant des coquilles d'eau douoe et des ossements de pachydermes.
Sables et grès diu de Beauchamp. — Ces sables et les grès qui les renfermait s(mt généralement blancs ou grisâtres. Ils amtie&nenl ordinairement un grand nombre de coquilles marines , souvent de la plus parfaite conservation.
Marnes^ sables et calcédoines. — Ce d^ renferme souvent des pleudomaphores de gypse lenticulaire en carbonate de chaux , comme à Vaugirard, et en quartz, commeàPassy, ainsi que des rognons géodiques de quartz carié ou grenu dont l'intérieur est tapissé de cristaux de quartz limpide et de cristaux de calcaire.
Calcaire grossier. — Sous ce nom on comprend la pierre à bâtir que l'on exploite dans un rayon assez étendu autour de Paris. Le dépôt que forme ce calcaire se divise en trois
GÉOGRAPHIE PHYSIQUE
étages : lemtpérwirj appelé blanc de roche par les carriers , est dur et renferme an grand DCNOibre de coquilles appelées cerittus; le moyen est caractérisé par la grande épaisseur de la masse qu'il constitué et par Tabondance d'une petite coquille appelée miliolittre ; Vinférieur, plus ou moins mélangé de sable , est d'un gris verdâtre dû à l'abondance d'un silicate de fer en petits grains.
En Belgique, le calcaire grossier est représenté par un ens^nble de sables, de grès et de calcaires.
En Angleterre , il est représenté par des ar^ giles bleuâtres, contenant des rognons de calcaire argileux et des coquilles marines.
Sable et grès caleariftre glaueonieuœ. — Bans beaucoup de localités , cette assise se confond dans sa partie supérieure avec le calcaire grossier, et dans sa partie inférieure avec d'autres sables.
Elle consiste en sables plus ou moins chargés de silicate de fer appelé glauconie, et contenant des rognons de grès qui renferment la même substance minérale.
Sableê, grès, argile, poudingues et eaifÊoux roulée. — Au-dessous des sables et grès dont nous venons de parler, on trouve tantôt des sables plus ou moins argilifères; quelquefois des sables coquiiliers, comme dans les environs de Laon ; d'autres fois des sables et des grès ferrugineux ne formant qu'un seul dépôt avec fargile plastique qu'ils recouvrent, comme dans les environs de Paris.
Au même niveau géologique, on trouve dans quelques localités un dépôt de cailloux roulés que réunit souvent une pâte siliceuse qui en ftiit un poudingue assez solide. Ces cailloux, souvent blonds , d'autres fois noirs, sont des silex pyromaques provenant de la craie.
Argile plastique et argile à /^mÏ6#.— L'argile plastique, qui doit son nom à la propriété dont elle jouit de faire pâte avec l'eau et de recevoir ensuite facilement les formes qu'on lui imprime, présente des couleurs assez variées , telles que le blanchâtre, le Jaunâtre, le grisâtre, le bleuâtre, le rougeâtre et le noirâtre.
L'argile à lignites offre dans les environs de Laon et de Soissons à peu près les mêmes couleurs que l'argile plastique; elle alterne avec des couches de lignites , bois carbonisés qui ont conservé plus ou moins le^r texture pri-
mitive et qui sont plus ou moins chaînés de silice.
On trouve cette argile non seulement dans les environs de Paris , mais dans une grande partie de la France septentrionale, en Belgique et en Angleterre.
Bans plusieurs localités des environs de Paris, on trouve au-dessous de ces argiles des couches de calcaire tantôt lacustre , comme dans les environs de Reims, et tantôt marin , comme au bas de la colline de Meudon, à Port-Marly, près de Montereau, etc.