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TERRAIN VOLCANIQUE

Ce terrain est le plus moderne de la série plutonique, puisqu'il se forme encore tous ks

GÉOGRAPHIE PJOYSIQUE,

jours. U comprend toutes les montagnes à cratères.

On peut le diviser en trois formations : celle des traehytes modernes, celle des conglomérats et celle des laves.

Formation trcushytique. — Les trachytes appartiennent aussi aux volcans modernes : les volcans actifs de FAmérique méridionale et (^mx aujoard*bfui sous^marins qui ont formé depuis les temps historiques quelques unes des lies de la Grèce, et qui en soulèvent encore aujourd'hui, nous montrent parmi leurs produits des trachytes plus ou moins modifiés.

Formation conglomératique. — Cette formation comprend des roches d*agrégation comprises sous les noms àtpeperine, de breniole, de brèche volcanique et de moyas. Leur mode de formation est dû à des torrents qui proviennent soit de rintérieur du sol , soit de la fonte des neiges qui couvrent la cime des volcans, soit eniln des eaux pluviales qui tombent pendant les éruptions , et qui , délayant des matières ai^leuses et limoneuses avec les débris volcaniques dont le sol est couvert tout autour du volcan, forment ces roches à l'aide f un nouveau remaniement.

Nous comprenons aussi dans la même formation les matières pulvérulentes que lancent les volcans, et que Ton nomme cene/re^^ lapilli, pouzzolane, etc.

Formation lavique. — Caractérisée par des laves, cette formation lie, sans nuance tranchée et sans iûiterruption, les volcans éteints aux volcans brûlants. Les époques précédentes n'ont pas laissé de cratères , ou plutôt n'en ont probablement jamais eu : leurs produits se sont ùât jour à travers Tenveloppe brisée du globe. Dans celle-ci, au contraire, les bouches vol-

caniques rivalisent de beauté et de régularité avec les cratères, qui lancent par intervalles des matières fondues et pulvérulentes, des flammes et de la fumée. Ces laves sont plus ou moins poreuses , quelquefois même aussi compactes que le basalte le plus serré ; d'autres fois elles acquièrent à différents degrés la structure Vitreuse depuis la ponce, qui n'est pour ainsi dire qu'un verre poreux et fibreux , jusqu'à la stigmite et à l'obsidienne, qui sont de véritables verres.

Les amas de laves poreuses ou compactes des volcans éteints présentent des montagnes d'une hauteur moyenne et de forme conique, dont les immenses contours offrent à leur base de vastes plateaux inclinés qui s'étendent en divergeant sur le sol et dans le fond des vallées.

Les volcans brûlants sont, par leur forme, comme par la plupart de leurs produits, foutà-fait semblables aux volcans éteints ; ils ne sont pas répandus sur d*aussi grands espaces; mais ils sont généralement d'une élévation plus considérable.

Nous parlerons ailleurs des volcans modernes, c'est-à-dire de ceux qui ont brûlé depuis les temps historiques. C'est en traitant des phénomènes atmosphériques que nous dirons quelques mots des aérolithes ou pierres tombées de l'atmosphère. Jetons maintenant un coup d'oeil sur les débris organiques disséminés en si grande abondance parmi les différents dépôts qui composent la croûte solide du globe : ils méritent qu'on leur consacre une section particulière (*).

(') Consultez ponr plas de détails les ouvrages suivants : Nouveau court élémenlaire de Géologie^ par M. J.-J.-N. Huol, 2 vol. in-8«, 1S37. — 1839. — — Nouveau manuel compltl de Géologie oo Traité été' menlaire de cette science, 1 vol. In. 18. — I840.

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