‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 166 sur 229 · LIVRE QUARANTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTIÈME

» Les côtes danoises de Slesi^cig et de Holstein nous présentent un spectacle à peu près semblable. La mer y a fait des conquêtes et des pertes. L'Ile de Nord-^êtrand fut engloutie en 1634, celle de Helgoland avait été fort endommagée dans le treizième siècle. D'un autre côté, la mer apporte sur les côtes de la terre ferme du limon gras, de Targile bleuâtre et du sable; lorsque ces matières ont pris quelque consistance, on les entoure de digues; ces terrains deviennent si fertiles, qu'en très peu d'années ils dédommagent les cultivateurs de tous les frais que leur acquisition a coûtés. Sur les côtes du Jutland , dans le district de Thy, la mer a rempli de sables plusieurs anciens golfes, où des pirates avaient leur retraite, d'après l'histoire ancienne du Nord; elle a peut-être formé l*isthme qui la sépare aujourd'hui du golfe dit LHm-fiord, qui semble avoir été un ancien détroit. Toute la côte occidentale et septentrionale du Jutland (depuis 55*» 24') jusqu'au cap SItagen (57o 40' environ), nous semble être un produit de la mer, qui, en entassant des sables, a fait une côte unie de ce qui était autrefois une chaîne d'Iles.

N Les petits changements qui ont eu lieu dans la Baltique ne prouvent nullement une diminution générale des eaux de cette mer ('). Des naturalistes célèbres ont donné les coquilles et autres débris fossiles comme preuves de cette diminution générale, tandis que des historiens s'efforçaient de la prouver par l'encombrement d'anciens ports et détroits. Ces deux arguments se rapportent évidemment à deux époques différentes. Nous avons vu qu'à l'exception de quelques dépôts marins qui appartiennent évidemment à une époque moderne, tous les débris d'animaux fossiles se rapportent à un âge antérieiu» aux sociétés humaines; quant aux temps historiques, qui pour la Suède ne commencent qu'avec le neuvième siècle, il y a eu sur quelques côtes de la Suède des atterrissements, surtout entre ces labyrinthes de rochers qui la bordent en grande partie. Ces atterrissements sont dus à la vio-

{•) Linnœiu, de telluris babiubitli Incremenlo, 4m<niL academ,, II. 430. /d., Voyage de Westrogo- Ihic , d*Ac!and , de Scanle , etc. Ol- CeUiu*. Observai. Acad. Scienc. Suce, 1743, p. 33. Dafiu, Histoire de la Suède , préface. Benjwann, Géographie physique, 6« fecllon , chap. 3. Fenier^ Discours contenant rbisioire de la dispute sur la dimlnuHon def eaoï.

lence des courants, qui en même temps sont très variables; mais les pertes et les conquêtes de cette mer se compensent mutuellement Si le détroit entre k Poméranie suédoise s'encombre du côté du nord , il devient tous les Jours plus profond du côté de l'est. En général , on doit dire avec BrounUlùa (i) qoe si mille observations prouvaient la diminution des eaux, une seule observation contraire suffirait pour réduire ces observations à une vé> rite purement locale. Or, ce n'est pas une, mais cent observations contraires qui prouvent quil n'y a pas eu d'abaissement général dans le niveau de la mer Baltique. De vieux chénei de trois siècles , et croissant sur des terrains bas, voisins de la mer, des châteaux qui exis» tent depuis des siècles dans des lieux qui, selon l'hypothèse de Celsius , auraient dû être nouvellement sortis de dessous l'eau , voilà ce qu'on a victorieusement opposé aux calculs hypothétiques des dessécheurs. firowallias indique beaucoup d'endroits, même sur les côtes suédoises, où la mer est devenue plus profonde. Je dois ajouter que les géographes all^ mands assurent la même chose en général, quant aux côtes allemandes de cette mer.

» Les arguments historiques en faveur de la diminution des eaux de la Baltique ont été également renversés. On avait insisté sur les expressions vagues des géographes grecs et romains, qui représentent la Scandinavie comme une grande Ile; mais si la mer eût, depuis les temps de Pline, baissé assez pour que le sol de la Finlande, élevé de 500 à 1,000 pieds, fût sorti de dessous les eaux , il s'ensuivrait que le Mecklenbourg , le Holstein , les landes de Hanovre et de Westphalie, et Tlle des Bataves, terrains élevés seulement de 2 à 400 pieds , auraient dû être également sous l'eau; tandis qu'il est bien certain que les armées romaines y faisaient la guerre , et que Ptolé* mée, au commencement du deuxième siècle, décr.t ces régions de manière qu'on y reconnaît leurs formes actuelles, à quelques petits changements près.

» Les cartes du moyen âge ne prouvent rien en faveur de la diminution des eaux. On conserve dans le couvent de Saint-Michel de Mbrnno, à Venise, une mappemonde qui a été

(') BroualUut , Recherches physiques et historiques sur la prétendue diminution des eaui, etc. Stockholm, 1766.

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

ifi

ilàite par an des mofnes de ce monastère, nommé Fra Mauro. Cette carte a été faite avec les seà>urs fournis par un P. Quirini, qui, en 1431 , avait navigué jusqu'en Trondhiera, et de là avait traversée la Suède par terre. On y voit la mer Baltique plus étendue qu'elle ne lest aujourd'hui (*). Mais qui ne sait pas que sur toutes les cartes anciennes des dessinateurs et des graveurs mal habiles ont arrondi les caps, resserré ou étendu les lies, et déblayé les mers selon leur bon plaisir? Comment peut-on attribuer une si grande autorité à des cartes générales , faites dans des siècles où il n'y avait pas encore une seule carte spéciale levée avec soin ?

» Enfin l'arçument qu'on a regardé comme décisif en faveur de Tétat stationnaire de la mer Baltique depuis vingt siècles, c'est l'identité de tant de noms de provinces et de districts connus dans l'histoire ancienne du nord, et qui se l'etrouvent encore de nos jours appliqués aux mêmes lieux ; c'est la ressemblance du pays tel qu'il existe avec tout ce qui se lit chez les anciens historiens; l'antique célébrité (dans la Scandinavie] des contrées qui n'auront pas seulement pu exister, si l'on admet l'hypothèse celsienne ; enfin le si'ence absolu des traditions populaires et des anciennes poésies scaldiques , qui n'auraient pas manqué de conserver des souvenirs très vifs d'une aussi grande et ausbi mémorable métamorphose; eu un mot, a-t-on dit, si la mer Baltique a diminué, cet événement se rapporte à ces temps reculés dans la nuit des siècles, où peut-être une très grande catastrophe causa un dessèchement général de l'Océan qui couvrait une grande pai*tie de la terre. Mais si une telle révolution a eu lieu, c'est certainement un événement qui n'a rien de commun ni avec l'ordre de choses sous lequel nous vivons, ni avec une diminution successive de la mer actuelle (').

» On peut proposer à l'égard de la mer Baltique Une hypothèse moins présomptueuse; on peut attribuer uniquement aux grands défrichements de la Finlande et de quelques provinces russes, ainsi qu'à la destruction successive des forêts dans tout le nord, une diminution

('} Yoy. ce que nous axons dit de Fra Afauro, Livre XIX. pag. ii6. J H.

(») Briitg [ depuis nommé fAujerbring) . de Fnndaroenlis chronologiie Sueo-Golbic», p. 48-Ô0-65-73-76. HhficliM, Episcopocopia Sueo-Geihica , II, 148. Sahm^ Esquisse de Torigine des peuples, p. 11 , etc.

successive dans la quantité des eaux fluviatilet versées dans la mer Baltique; par conséquent cette mer, autrefois un peu plus élevée que la mer du Nord et l'Océan, aurait baissé jusqu'au niveau général des autres mers* Non seulement les défrichements diminuent quelquefoui el d'autres fois augmentent la quantité d'eau courante d'une contrée, mais ils changent aussi la constitution atmosphérique; ils la rendent, généralement parlant, plus chaude; par con* séquent, ils augmentent l'évaporation qui se fait journellement à la surface des eaux. Nous croyons que cette explication pourrait être suffisante pour rendre compte de tous les changements qu'on observe dans le niveau des mers méditerranées.

»Nous avons vu opérer la mer Baltique; nous avons vu l'ile de Hveen, le célèbre séjour de Tycho-Brahé, diminuée par la violence des fiots; tandis qu'à peu de lieues de là, près la pointe méridionale de la Scanie, il §*est formé un ilôt composé de sables, qui s'est exhaussé et consolidé par la réunion de quelques graminées qui y ont pri^ racine. Elle s'agrandit tous les ans sans que la mer voisine baisse. Les détroits par où se déchargent les lacs et les méditerraiiées peuvent être comparés aux fleuves, qui souvent font éprouver à leurs rivages des changements locaux.

» 1^ gelée contribue à hausser certaines parties des c6tes de la Baltique. Quand les lacs et fleuves sont gelés, les terres poreuses qui les l)ordent forment, avec l'eau voisine, une seule masse de glace; si maintenant des eaux uon gelées viennent se joindre à la masse paiement non gelée des lacs ou des fleuves , la croûte de glace doit se soulever; les terres gelées suivent ce mouvement; le vide qui se fonne au-dessous de ces couches soulevées se remplit par le limon et le gravier du fond des lacs et des fleuves; ainsi, après le d^el, elles restent au niveau plus élevé qu'elles ont pris. Ou observe ces faits tous les ans dans l'Ostrobothnie('). Les glaces marines, subitement brisées par quelque oscillation de la mer, sou* lèvent des i-ochers entiers et les portent plus en avant dans les terres. On dte en Suède deux rochers qui doivent à cette cause une position plus élevée qu'ils ne l'avaient autrefois (^).

(') Bergmam . Géographie physique, IL 944 #99. («) Rmcberg, DisserUlion, etc., daoi les Mémoiiei

UVRB QUARANTIÈME,

» Kalm, ce Judicieux voyageur, qui a si Men observé rAinérique septentrionale, dit qu'il se Ailt des atterrissements considérables dans la province de la Nouvelle-Jersey, le long des rivières, mais il les attribue aux défrichements, La terre sauvage, couverte de rochers, de mousses et de ronces , ne donne aucune {)rise aux eaux courantes , tandis que les terrains labourés présentent à Faction de ces eaux une surface ameublie par la charrue, décomposée par l'air et le soleil , et dont les molécules lisses et légères se laissent facilement entraîner et emporter par les rivières. Cette observation nous paraît excellente et parfaitement conforme à ce qu'on voit dans le nord , surtout dans les terrains ai^leux et limoneux (^).

» Nous croyons inntiled'entrer dansundétail minutieux sur ce qui regarde les autres parties du monde. Les accroissements du Tehama de l'Arabie et la prétendue submersion du Pont

de r Académie de Stoclcbolra» 17C5. Nous devons ce^ pendant dire ici que la question de l'abaissement de la Baltique a paru assex importante pour que vers Tan IStO les goavememenU suédois et russe aient cru devoir charger des savanu recommandables de vérifier les observations de leurs devanciers, et de fixer par des mei^ure8 exactes des points de comparaison propres à constater le fait. Des rocbes qui sortent du sein des eaui, et qui portent l'empreinte de la main de l'homme, ont servi sur plusieurs plages de points de comparaison. Les recherches que nous rappelons ont servi à démontrer un abaissement de niveau qui ne suit pas la même loi dans toutes les parties de la Baltique. G'e&t dans le golfe de Bothnie qu'il est le piusconsidérable: Il parait être de 4 pieds par siècle, et diminue dAns la direction du sud; il n*est plus que de t pieds par siècle sur la côte de Kalmar. Ces reeberebes ont conduit i la connaissance d'un fait qui , pour n'avoir pas été constaté par des savants , n'en est pas moins digne de toute leur attention: c'est que les eaux de ta Baltique ne s'abaissent pas, mais que c'est le terrain de iacôte de Bothnie qui s^éléve depuis long-temps. Cette opinion est répandue parmi las habitanu des llou granitiques qui bordent la c6te« Ce qui semble Tappuyer plutôt que la contredire, c'est que les lies d'Aland et de Gottland , qui sont calcaires et arénacées , passent pour ne point éprouver ce changement de niveau. Bt en eiit, al l'ahalasemeot apparent des eaux est dû au soulévemeM des terrains, ce soulèvement doit être b^aconp plus sensible sur les roches de gneiis et de granité que «ur le calcaire, puisque les pre- Mliies sont beaucoup plus rapprochées que les autres 4v centre d'aelluo qui produit le soutèvemtai.

L'exhaussement de U côte de ValparaUo, en 1822, donne beaucoup de vraisemblance à ce qui parait se passer sur les côtes de la Bothnie. J. H.

(') Malm , cité par MrHHUiim, $ lOg.

fAdam, qui Joigait| dit-on, Ttle de Geylan i rinde , nous fourniraient un contraste décidé. Le Voyage de Niarque nous apprendrait que, malgré des marées immenses, les côtes, à Temboucbure de Tlndus, n*ont pas été sensiblement changées depuis les siècles d' Alexandre. En nous fiant aux annales chincàses, nous aurons au contraire de belles preuves pour le dessèchement oontinuel du gl<d)e. Mais les côtes nord-ouest de TAmérique nous offriraient des traces de l'avidité de TOcéan. Enfin tous les faits bien examinés, bien pesés, ne nous mèneraient qu'à cette conclusion, que la mer actuelle est dans un état êtationMiu^ et que son niveau ne se baisse et ne s*élève que par des causes locales et temporaires, sans qu*en général son volume change ('),

» Contemplons maintenant les ravages d*an autre élément. Le nom de volcan, emprunté de celui que les Romains donnaient au dlea qui, selon eux , présidait à l'élément du fea, désigne aujourd'hui les montagnes qui vomissent de la flamme, de la fumée et des torrent» de matière fondue. On dit aussi un mont igmvome. La cheminée par laquelle sortent la fumée et la matière K»dne flnit par une vaste cavité en forme de cône tronqué et roivené. Cette bouche du volcan s'appelle cratèr^n

>» C'est un des phénomènes les plus effrayants et les plus m^ûestueux que l'éruption

(') Plusieurs physiciens ont pensé , au contraire, que rocéao devait tendre à diminuer sa nasse m élevant sou niveau. En tenant compte de testes les causes qui peuvent contribuer i produire oe résultat, tenes que les atterrissements formés par les fleuves i leur embouchure, les éboulements des côtes esarpéei qui bordent certaiaa rivages, raocumulatioB eosllpuells des dépouillée de moUusques , de polypei d de tous les animaux marins ; 1 accroissemeiit laos cesse renaissant des nombreux végétaux qui poosseot au fond des mers, Tabsorpiion de liquide opérée parles animaux et les végétaux, on eompreidrsit encore que, depuis deux mille ans seulement que l'on a quelques points de comparaison sur la dinioiH lion ou l'état stationnai re des mers, ces cbangemeoU seraient presque insensibles, ainsi que Ta pronvé M Hoir par ua ealeul très simple. Il suppose, psr exemple, la superficie qu'occupent les meis éfito seulement aux deux tien de la surface totale da globe , et pour élever d'un pouce le niveau des mh Il faudrait qu'il y tombAt une masse égale i 22 milles cubiques allemands, eu aussi grande qo« tout le Delta du Nil. et haute de &000 pieds: qei l'on Juge par là de la quantité de maUère solide qill tendrait pour produire noe avgaMntaHen ds qasi' ques mètres. '• ^

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

d'un volcan. Les signes avant-coureurs de l'explosion annoncent déjà le combat invisible des éléments en courroux. Ce sont des mouvements violents qui ébranlent au loin la terre, des mugissements prolongés, des tonnerres souterrains qui roulent dans les flancs de la montagne tourmentée; bientôt la fumée, qui sort presque continuellement de la boucbe du volcan, augmente, s'épaissit et s'élève sous la Ibrme d'une colonne noire. Le sommet de cette eolonne, cédant à son propre poids, s'affaisse, s'arrondit et se présente sous Taspect d'une tête de pin qui a pour tronc la partie inférieure. Cet arbre hideux ne reste pas long-temps immobile ; les vents en agitent la sombre masse et la dispersent en rameaux qui forment autant de traînées de nuages. D'autres fois la scène s'ouvre avec plus d'éclat; uiî jet de flamme s'élève au-delà des nuages, se tient immobile pendant quelque temps , et semble alors une coIiHine de feu qui repose sur la terre et menace d'embraser la voûte des deux. Une fumée noire l'environne et en interrompt de temps en temps l'éclat éblouissant par des veines obscures. De nombreux éclairs semblent sortir de ciette masse enflammée. Soudain la brillante cascade semble retomber dans le cratère, et à ses terribles clartés succède une nuit profonde. Cependant l'effervescence fait des progrès dans tes abîmes intérieurs de la montagne: des eendres, des scories , des pierres enflammées s'élèvent en lignes divergentes, comme les gerbes d'un feu d'artiflce, et retombent autour delà bouche du volcan; d'énormes fragments de rochers semblent être lancés contre lescieux par les bras de nouveaux Titans. Souvent un torrent d'eau est chassé avec impétuosité et roule en sifflant sur les rochers enflammés. Enfin il s'élève du fond de la coupe ou du cratèi*e une matière liquide et bi*ûlante semblable à un métal en fusion; elle remplittoute la capacité du cmtère et vient jouer sur les bords de l'orifice. Une quantité abondante de scories flotte à sa snrfBM»; elles se montrent et disparaissent tour à tour selon que la masse liquide s'élève ou s'abaisse dans le cratère où elle semble bouilknner. Ce spectacle, d'une horrible mi^esté, n'est que le prélude de désastres réels. La matière liquide se déborde, coule sur les flancs du cône volcanique et descend jusqu'à sa base. Là, quelquefois elle s'arrête, et, semblable à un serpent de feu, se replie sur elle-même.

Plus souvent elle se dilate et sort de dessous une espèce de croûte solide qui s'est formée à sa surface; elle s'avance comme un fleuve large et impétueux, détruit et enveloppe tout ce qui se présente sur son passage, fi^chitles obs^ tacles qu'elle n'a pu renverser, dépasse les remparts des cités ébranlées, envahit des ter** rains de plusieurs lieues d'étendue, et trans^ forme en un instant des campagnes florissantes et tranquilles en une plaine brûlée » où le dés* espoir erre paimides ruines Aimantes.

>» Les mêmes ravages peuvent avoir lieu sans que la matière llqiûde, appelée hv$, iorta précisément par le haut du volcan; elle est quelquefois trop compacte, trop pesante, pour être soulevée jusqu'au sommet. Alors son vlo^ lent effort occasionne plusieurs nouvelles rup>tures dans le flanc de la ntontagne par où oe torrent igné se précipite.

n CoQsidérons maintenant l'emplAeenia&t des montagnes volcaniques.

» Une grande chaîne de montagnes igniva« mes s'étend tout autour du Grand-Océan. La Terre de Feu, le Chili, le Pérou, toute la chaîna des Andes, sont remplis de volcans. On djs^ tingue au Pérou ceux d'Arequipa et de Pichinca, celui de Cotopaxi, dont la flamme, en 1738, séleva à plus de 2000 pieds, et dont l'explosion fut entendue à 120 lieues de distance, s'il faut en croire les Espagnols. L9 Chimborazo, la plus haute montagne du globe, est un volcan éteint; il y en a beaucoup d'autres. Humboldt a vu fumer l'Antisana, élevé de 3020 toises. Si nous passons Tisthme ds Panama, nous trouvons les volcans de Nicar^ gua et de Guatimuia; leur nombre est inûni; il y en a qui conservent de la neige éternelle, et qui par conséquent atteignent à une grande hauteur. Viennent ensuite ceux du Mexique proprement dit, savoir : FOrizaba, le Popoca* tepetl, élevé de 2771 toises; le Jorulio, sorti de terre en 1759, et plusieurs autres, tous si^ tués sous le 19« parallèle de latitude (>). La Californie renferme cinq volcans eu activité. Il n'est pas douteux, d'après les rapports de Cook, de La Pérouse et de Malaspina, qu'il n'y ait des volcans très considérables et en grand nombre dans le nord-ouest de l'Amérique. Le mont Saint-Elie a près de 28Û0 toises de hauteur. Ces volcans forment l'anneau in-*

(>) Uumboldt, Eisal sur le Mexique, di, UI9 cb. VIII p p. 263.

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