‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 167 sur 229 · LIVRE QUARANTIËME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTIËME

tcrmédiaire entre ceux du Mexique et ceux de» Iles Aléoutienncs et de la presqu'île d'Alaska, Ceux-ci, qui 5ont en très graud nombre, tant éteints que brûlants (>), continuent la chaîne vers le Kamtchatka, où II y en a trois d'une grande violence. Le Japon en a huit, et l'Ile de Forroose en renferme également plusieurs. Maintenant la bande volcanique s'élargit et devient d'une immense étendue ; elle embrasse les Philippines, les Mariannes, les Moluques, Java, Sumatra, les Iles de la reine Charlotte, les Nouvelles-Hébrides, et, en un mot, tout ce vaste archipel qui forme la cinquième partie du monde. Il en sera parlé en détail dans la description de ces Iles. Il serait trop long de les énumérer tous, puisque la seule Ile de Java en renferme six à sept (>).

» Les autres chaînes volcaniques sont loin d*étre aussi étendues. Il y en a peut-être une dans la mer des Indes. Les îles de Saint-Paul et d'Amsterdam, par des révolutions souterraines, le formidable volcan de l'Ile de Bourbon, et les jets d'eau chaude dans l'Ile de Madagascar, voilà les éléments connus de cette chaîne.

«» Le golfe d'Arable baigne les pieds du volcan de Gebel^Tar. Les environs de la mer Morte, et toute la chaîne de montagnes qui parcourt la Syrie» ont été le théâtre des éruptions volcaniques. Il semble permis de lier ces deux faits.

> Une vaste bande volcanique occupe la Grèce, l'Italie, l'Allemagne et la France. On connaît les fameuses révolutions de l'Archipel grec, et ces Iles nouvelles produites par des explosions sous-marines. Bientôt les célèbres sommets de l'Etna se présentent à nos regards : cette montagne brûle depuis trois mille trois cents ans [^) ; elle est cependant entourée de volcans éteints qui semblent beaucoup plus anciens. Les lies de Lipari semblent devoir leur origine aux volcans qu'elles renferment. Le Vésuve n'a pas toujours été le seul mont Ignlvome du royaume de Naples : sur une branche avancée de l'Apennin se forma anciennement le grand volcan de la Rocca-Monlfina {^j ; ce

(') Gmelin, D6teripUon de la Russie, I, Sas. — (*) Siruifok, Introduction i la Géographie (en hollandais), p. 67. — (<} GuénaUf voy. CoUect, acadim,, Part, franc., tom. VI, 480.— (♦) Scipime BreUlak, Topograpbla Campani» , et le Journal de physique, l'âo Vlil.

qu'on nomme les Champê-Phlégréenê est une réunion de cratères dont les uns «ont devenot des lacs, d'autres des plaines arides et fumantes, au milieu desquelles se fait remarquer la Solfatare; d'autres enOn des forêts ou dei champs fertiles (0- Les lies Ponces sont un produit volcanique; les catacombes de Rome sont creusées dans des laves; la Toscane est remplie de sources chaudes, sulfureuses, et d'autres indices de volcans. ArdtUni a observé aux environs de Padoue, de Vérone et de Vicence, un grand nombre de volcans éteints; laDalmatie en a plusieurs. Un savant roiuéral(^ste a fait connaître ceux de la Hongrie ^']. L'Allemagne en renferme un grand nombre, dont les mieux reconnus sont ceox de Kamberg, en' Bohême; de Transberg, près Gœttingue, et ceux près Bonn et Andemach, sur les bords du Rhin. La partie méridionale de la France est remplie de volcans éteints, parmi lesquels le mont Cantal, le Puy-de- Dôme, ceux du Mont-Dor, ont obtenu une grande célébrité {^).

M L'océan Atlantique n'est pas, comme le Grand-Océan, ceint d'une chaîne de monts Ignivomes, mais il en renferme dans son sein même plusieurs groupes. Si la principauté de Galles, l'Ile de Staffa, et quelques autres parties de l'Ecosse et de l'Irlande contiennent des preuves non équivoques de Texistence de volcans éteints, l'Islande nous présente son Ilékla, son Katlagiaa-loekul , et plusieurs anti*es volcans qui s'élèvent du sein des neiges éternelles. Ce foyer volcanique est un des plus actifs du globe; le fond même de l'Océan est agité, et les flots portent souvent des champs entiers de pierre ponce, ou même cèdent, en bouillonnant, leur place à des Iles nouvelles. Plusieurs circonstances font présumer qu'il y a quelques volcans dans l'intérieur du Groenland. Cette contrée glaciale éprouve des secousses de tremblement de terre.

» Le milieu de l'océan Atlantique recèle on autre foyer volcanique. Les Açores et les Gftnaries en ont éprouvé les effets. Le pic de Ténériffe, qui a 1900 toises d'élévation, est le

(*) Voyex notre article Fbleans, dans la Géographie physique de rEncyclopé lie méthodique. — (*) Beudanti Voyage m inéraloglque et géologique eo Hongrie. 3 vol. ln-4». Paris, 1822. — (') Heroldinm, Volcans anciens et modernes , considérés physiqo*ment, etc.; Manbeim, 1791 , S vol. (en allemaDd>

GÉOGRAPHIE PBYSIQUE.

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