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volcan le plus élcTé de rAncien-Monde. H est très probable que Gènes a dans son voisinage un volcan sous-mnrin.
» Lc5 Antilies renferment probablement un système entier de volcans; on en connaît à la Jamaïque, à la Guadeloupe et à la Grenade.
»» On peut encore citer quelques volcans ëpars, ou qui appartiennent à des groupes peu connus. Tels sont le mont Elburtz en Perse, les volcans éteints de la Daourie , reconnus par Patrin et visités récemment par M. de Humboldt; ceux que ce savant a signalés dans TAsie centrale ; peut-être quelques volcans au nord de la Chine; enfin celui qui s'est formé dans Tîle de Fuégo, prOs le Cap- Vert, et ceux que les auteui*s portugais indiquent dans la Guinée, le Congo et le Monomotapa (■).
>» H résulte de cet aperçu général que le plus grand nombre de volcans est dans le voisinage de la mer et dans les Iles. Cependant quelques uns de ceux de la chaîne des Andes sont à plus de trente lieues de l'Océan ; ceux du centre de TAsie sont à plus.de 500 lieues de toute
(•] M. j4/ago a publié en iSft , dans TAnnualre du bureau des longitudes , une liste des volcans brûlants, qui s'élève à IG3 ; mais d'après des recherches minutieuses t|ue nous venons de faire sur rc sujet, nous trouvons quMl existe sur la terre SAO volcans actifs ou solfatares l/Curope , dans laquelle nous ne compre- Dons pas r Islande, en renferme 2?, l'Asie 126, l'Afrique 2à , l'Amérique 204 , el l'Océanie 1S2. Ces vo cans font dlspo^és, ain^l que l'a fait remarquer M. de Buch . tantôt en tigiie.t, comme sur le continent américain et dans les Antilles, ou dans les lies de la Sonde, les Moluques el les Philippines, le Japon, les Kouriles et la presqu'île de Kamtchatka ; ou bien en yroupfx ayant un point cenirat, comme les lies Liiiarl. l'Islande, les Açores, les Cinarirs, les Sandwich , les Iles des Amis et celles de la Société.
Lri dimensions des cratères ne sont pas toujours en rapport avec la hauteur des volcans; on en Jugera par le tableau suivant :
n«nle«r Diiimètr*
Volrana. ••»» ««••
mèti^f. cratère.
Popocuterell ( Neiiqae). . . . &4<)0 ... ZHO
Pichiocha (Colombie) 4700 . . . J200
PlcdcTeyde(Ténériirc). . . . 37i0 ... IK)
Salaze (lie Bourbon) 3700 ... ?lô
Etna 3237 ... 135
Pic des Acores 2412 ... A3
Mouna-Huararal ..Owalbl , nés
Sandwich) JOOO ... 600
Vésuve.. *»** • • • W)!)
Saint-George (Açore») 1100 ... 60
Stromboll 860 .. . 15
Vulcano . . 800 .. , 770
mer, et dans les autres contrées ceux qui sont le plus rapprochés de la nier ne paraissent • pas avoir de communication avec celle-d. Un autre fait général , c*est que les cratères des volcans s ouvrent dans toutes sortes de terrains granitiques, schisteux, argileux, primitifs ou secondaires ; mais rien ne nous éclaire sur une autre question bien plus intéressante, savoir dans quel ten-ain est le foyer de ces terribles feux. La solution de cette question tient à celle de Torigine du feu volcanique , laquelle a été discutée depuis bien des années, sans qu*on ait pu s*accorder.
» Jiouelle, Dtêmaret» et d*autres savants , attribuent Torigine du feu volcanique exclusivement à rinflammation des bitumes , des charbons de terre, des I)ois fossiles^ de la tourbe.
» Une explication, qui fut d*abord généra* lement adoptée, a été proposée par Lemery. Ce savant académicien attribua les phénomènes volcaniques à finilammation spontanée des pyrites. Par une expérience fameuse , Il a rendu cette hypothèse très probable. Il fit un mélange de cinquante livres de limaille de fer et de soufre; il l'humecta, et Tenfouit sous terre à une certaine profondeur ; le mélange s échauffa , et unit par s*énflammer avec explosion et commotion (^).
» Depuis ce savant, la plupart des natura* listes ont combiné les deux opinions , en regardant les pyrites comme le siège et la cause du feu volcanique ; tandis que les vastes schistes bitumineux et charbonneux qui se trouvent souvent stratifiés dans les mêmes terrains, servent d'aliment au feu souterrain, qui s'éteint lorsqu'il ne trouve plus de quoi se lUHirrir.
M 11 reste toujours des difîlcultés. Les fragments de granité que les volcans rejettent, et qui semblent indiquer la place de leur foyer sous la formation granitique même; cette longue durée de Tactivité de certains volcans ; rimpossibilité que les terrains voisins puissent fournir à des éjectious si copieuses, sans s*excaver et s*écrouler; la force inconcevable avec Inquelle ces matières pesantes sont lancées vers les cieux à des hauteurs énormes; àc6tc de cette force étonnante et de cette explosion subite , la nature particulière de la fusion vol*
(') Mém. de TAcad., 1700. Cette expérience a été répétée en Hollande. Journal de physique, 1794, cioquième cahier.
canique , qui rarement va jusqu'à produire la Titr^caftlOQ , qui semMe plus souvent milre que lirftler : voilà des circonstancet qui font croire à beaneoQp de naturaiistes exercéi dans te geare d'observations, que les foyers des I olcans se trouvent à une très grande profondeur, et que leur activité ert due à des etuces plus générales, telles que l'éleetridté ou les gas élastiques eafermés dans le sein du g^obe (>). Dehte pense que le foyer des volcans est dans un certain résidu de fluide primitif, dans le- «juel, selon lui, la terre se forma, et que e feu volcanique est d*une nature chimique bien différente de celle de tous les feux oonaus («).
(') Dolomieut Journal de phys., an VI, p. 4o8. raujat Saint-Fond, sur les volcans du Yivarals. Id. Minéralogie des Yolcans. Id, , Essai de géologie, II,
(") Delue , Lettres à Blumenbaeti , etc. Si Davf , M. d'Aubuisson de Voi&ins, H. Gaj-Lussac, ainsi que M. Drongniarl, qui applique à Vorlgine des volcans et Teau marine vaporisée, et différents gaz, et l'action de ëiffércnti métaux oxlgénablef , ont recoars à divers phénomènes chimiques pow expliquer ceux qui se développent dans les volcans, on doit se demander s'il est bien démontré que l'air puisse cl rcuicr librement dans les cavités souterraines , eondf tioa nécessaire à la combusUon des méuux oxigéoables. Il Caut , en outre , que-l'etu de la mer, reconnae par ce savant comme un agent nécessaire, puisse s'inHIlrer Jusqu'à une assez grande profondeur, et expliquer pourquoi des volcans qui brèlaient autrefois «ont sans acUvité auj^urd'liuf , quoiqu'ils soient silués prés de la mer; il faudrait encore chercher un autce agent que l'eau pour les volcans de l'Asie centrale.'D'ailleurs , les mêmes causes chimiques pourraient-elles produire des effets aussi différents que ceux du Vésuv« , qui vomit des torrents de lave et qui exhale de l'adde hydrochluriqvc, et des volcans américains qui, au lieu de lave, rejettent des torrents de boue sans exhalaisons de gaz bydrocbloriqueP L'explication dont il s'agit offre donc de grandes difficultés , si l'on veut lui denner une applicaUon générale.
Rlrcher, Houel, Paw, Mairan, Bailly , Dolomieu, Ordinaire, MM. Cordier, Élie de Beaumont, etd'Omallus d'Halloy, en s'accordant à considérer les voleans comme des soupiraux par lesquels le feu central se fait Jour, nous semblent, surtout pour les der* niers , s'appuyer sur des faits qui attestent l'existence d'un va&te foyer d'incandescence au-dessuus de la croûte terrestre. Quelques unes des idées et des expériences sur lesquelles s'aispnieat les dilmistes sont admissibles avec la théorie du feu central; les phénomènes sur lesquels la chimie ne peut nous éclairer sont même faciles i expliquer par cette théorie. BnflD celle-ci. liant les grands piiéaewéaei volcaniques aux faits géologiques les plus importants, tels que les soulèvements des chaînes de montagnes