‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 174 sur 229 · PHYSIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIQUE

On a démontré que quand les densités sont en prt^ession géométrique, les hauteurs du niveau sont en progression arithmétique ; donc, on peut conualtre l'une par l'alitre. Les méthodes de calcul inventées par Deluc , Laplace et Ramond, ainsi que les règles pour corriger les erreurs causées par la téthpératui-e, ne peuvent être exposées que dans les traites spécialement consacrés à la hatité physique (*;. Mais la gêôgi-aphlë physique doit rendre grdce aux sciences exactes du peffectionnement d'un instrument doiit l*usàgé fiiultiplié peut seul nous conduire prOmptemént à des notions étendues sur la conftgUi*atioh des montagnes, des plaines et de^ vhlTées.

» Là pression qUë l*aîr éicerce sUr un corps humain dç 15 pîeas darrës de Êurface, est de plus de 33,000 lîVres; et ]t\ variation d'une seule ligne danâ la tautêUf du inercurè, fait un changement de 140 livrée dans Id pression de l'air. Sur déâ môhtaguës très hautes, la dimhiutioii de la péfeatiteiii', Jointe à d'autres circonstances , (hit éprouver au^ hommes des vertiges, desriauàéeâ^ des hémorrhagiesetun mal-étre univeràel ; il est pi-obablè qu'à une hauteur très grande, la rai*éfaclion extrême de l'air, Tabsence du gaz azote et l'alwndance du gaz hydrogène, entraîneraient Une mort immédiate.

rt Lé rapport entre le poids de Taîr et de l'eau distillée, à la tempëiUturè de 6 du thermomètre de RéàUmur, par Une pression moyenne de 28 pouces de mercure, est, selon des expériences très soignées , celui dé 1 à SU. L'air exerce une pression égale en tous sens ; sans cela, il briserait les corps fragiles. Cette qualité l^oblîge, à rinstant même où , par une cause quelconque, l'équilibre entre ses parties est rompu, de tendre à le rétablir : c'est le principe de tous ses mouvements. 11 faut encore ODserver que le poids de l'air atmosphérique, à l'état ordinaire, provient peut-être en graiiae partie des corps étranjïers qui y flottent, Lambertj d'après la différence qui se trouve entre la propagation réelle du son et

à Wrt 4110 ron ridiigiDé g6iieHiietii«nt que rafr hamide est plus loard que Tair seo. L'air chargé de vapeurs, oceupanlun plus grand volume, est iiéces-^ salrcmeni, dans un espace donné, plus léger que ceitti qui n'fcn est pas ehAT%é. J. H.

(>) iiopiacê, Mécanique céleste, IV, VS3. Mamond, Hétooires de rinstltut . elasaé des leteneei ^ TI , 4SS tqq. BaQy, Physique, $$ 414-430.

LIVBE QUARANTE-UNIÈME.

celle que donne la théorie, a estimé que si Ton considérait un pied cubique d'air comme composé de 684 parties, il y en aurait 222 de matière étrangère, c est-à-dii-e à peu près un tiers (1).

» VélasticitédeVair est la qualité qu*i1 a, étant compressible, de résister à la force qui le comprime et de se rétablir sous son ancien volume, ou même sous un volume plus grand, dès que la force comprimante cesse d'agir. On ne connaît pas positivement les termes de la compressibilité et de la dilatabilité de Tair ; on sait seulement qu*el1es sont extrêmement grandes. Boy le prétendit avoir, sans le secours de la chaleur, dilaté Tair 13,766 fois p;. Personne nignore la manière dont on le comprime dans le fusil à vent; en s'échappantil lance une balle avec une grande rapidité. *

Plus Tair Jouit de son élasticité, plus il occupe d'espace ou se dilate. New'ton a calculé qu'à 87 lieues de hauteur, l'air serait d*uu milliard de milliards de fois plus raréfié qu'à la surface terrestre ^^ ^^^is cette raréfaction doit avoir un terme. Le ressort de l'air sera d'autant plus afTaibli , que la force avec laquelle chaque molécule tend à s'éloigner de celles qui sont au-dessous d'elle sera devenue moindre que la force de la pesanteur qui les ramène vers la terre. La dilatabilité de Fair aura donc son terme au point où ces deux forces opposées seront égales.

« Puisqu'on ne sait pas jusqu'où peut aller la raréfaction progressive de l'air, on ne peut pas non plus déterminer la hauteur précise de l'atmosphère. Diverses méthodes pour y parvenir sont toutes justes à un certain degré, mais InsufQsantes pour amener une conclusion rigoureuse.

>• Si, avec Delue (^), on regarde l'air comme de l'éther condensé par la gravitation, il s'ensuivrait que, si la terre était le seul grand corps de I^Jnivers, son atmosphère serait sans bornes. Mais, puisqu'il y a d'autres globes, l'air, à une certaine distance, doit commencer à graviter vers eux, cesser de se dilater, et de nouveau se condenser. Ceci ne nous apprend rien de positif. Les astronomes se sont servis des réfractions, lesquelles sont sensibles à 18^ au-dessous de

(') Mémoîrei de lerlin, 1768. — (») H^altis , HydrosUt. prop., i3. — (J) A'ewum,Opi\ce,quKSL 28. — (^) Modifications de raimosphère, iom. II , p. 248.

l'horizon, mais elles varient avec la température. Néanmoins, en prenant un term moyen, on en a conclu la hauteur de l'atmosphère 38,000 toises, ou entre 1 5 à 20 lieues i'). Le baromètre serait un moyen sûr et facile pour résoudre la question, si l'air n'était pas compressible; mais l'étendue différente des couches du même poids et la présence des corps hétérogènes rendent le calcul long et incertain. Delue n, trouvé que la hauteur de l'atmosphère, prise jusqu'au point où le mercure dans le baromètre ne se soutiendrait qu'à une ligne, serait de 25,100 toises, ou enviroo 11 lieues; et celle où le mercure ne serait qu'à- de ligne, serait de 35,505 toises, ou environ 15 lieues et demie.

>• L'atmosphère terrestre se dilate ou seresserre, en raison de la chaleur ou du froid qui y règne. Sous l'équateur, la raréfaction causée par les rayons du soleil concourt avec la force centrifuge à faire renfler l'atmosphère; de sorte qu'elle doit former autour de la terre un sphéroïde extrêmement aplati. Laplaee croit que la différence entre les deux axes ne peut être à son maximum que celle de 2 à 3. Il est même naturel de supposer une sorte de flux et reflux dans l'atmosphère, correspondant aux marées de l'Océan. Mais d'Alembert et Boschovich ont démontré que les forces attractives du soleil et de la lune ne remuent que foiblement un fluide subtil comme l'atmosphère P).

» L'immense quantité de particules dont les corps terrestres se déchargent par évaporatioo, s'élève dans l'air sous la forme de vapeurs. Cette transpiration du globe est extrêmement forte sous l'équateur, mais le froid des pôles même ne l'anéantit pas tout-à-fait. II existe, selon quelques savants, une grande différence entre VétaporatUm tranquille^ par laquelle les seules parties de l'eau, transformées en m fluide élastique, s'élèvent dans l'air, et 1'^f ovation tumultueuse, dans laquelle les vapeurs élastiques, en se dégageant avec une extrême rapidité, entraînent avec elles un çrand nombre de molécules aqueuses dans eur état naturel ^^j. L'évaporalion tranqiillC)

(') TMlande , Astronomie, Iom. II. pag. Sâi^»-"

(») i»/«nij , Mémoire sur le flui el rcflui de l'âl-

mocphére, dans les Jiémoire* de tA caaemie de Hnxel^

les, iom. IV. — (3) Iduàe, sur l'É? aporallon , p.

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