‹ Géographie universelle (volume 2)Chapitre 2 sur 229 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Sur rétude de la Géographie en géDéral, et sur le bat, le plan et les divisions de cet ouvrage

en particulier.

tL Nous nous proposons de renfermer dans une suite de discours historiques Tensemble de la géograpirie ancienne et moderne, de manière à laisser dans l'esprit d*un lecteur attentif l'image vivante de la terre entière , avec toutes ses contrées diverses et avec les lieux mémorables qu'elles renferment et les peuples qui les ont habitées ou qui les habitent encore. Cette tâche paraît Immense, si nous considérons combien de détails variés il faut réunir dans un tableau de peu d*étendue; ce dessein parait même téméraire , si nous réfléchissons sur la nature des matières que nous devons traiter ; matières qui ayant été abandonnées, chez les modernes, à des plumes plus doctes qu'élégantes , passent généralement pour n'admettre ni l'éclat des compositions littéraires ni la profondeur des méditations philosophiques (')•

» Toutefois , la défiance que devait nous inspirer la considération de tant de difficultés, a cédé à une conviction intime qui nous fai-

(') Dana le cours de cet ouvrage, les passages textuels, ou plus ou moins modiOés, de Malte-Brun, sont Indiqués par des guillemets, il est donc facile de reconnaître d'un coup d'oeil le travail du continuateur.

sait entrevoir , dans la science géographique, moins ce qu'elle était que ce qu'elle pouvait et devait être. Nous nous sommes dit : La géographie n'est-elle pas la sœur et l'émule de l'histoire? Si l'une règne sur tous les siècles, l'autre n'embrasse t-elle pas tous les lieux? Si l'une a le pouvoir de ressusciter les générations passées , l'autre ne saurait-elle fixer , dans une image immobile, les tableaux mouvants de l'histoire, en retraçant à la pensée cet éternel théâtre de nos courtes misères, cette vaste scène , jonchée des débris de tant d empires , et cette immuable nature , toujours occupée à réparer par ses bienfaits les ravages de nosdiscordes? Et cette description du globe n'est-elle pas intimement liée à Tétude de l'homme, à celle des mœurs et des institutions ;n'offre-t-el le pas à toutes les sciences politiques des renseignements précieux ; aux diverses branches de l'histoire naturelle un complément nécessaire ; à la Mtéra.tu,re ellemême un vaste trésor de sensations et d'images î

» C'est ainsi que nous avons été entraîné par l'espoir d'élever à la géographie un monument qui ne fût pas indigne de figurer à côté de ceux dont s'enorgueillit l'histoire. Saii$

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